PERSAN
Bendekia . . .
Shamis. . . .
Kafartousa . .
. àJ y* 60
Nabrouian . . .
Kasr ibn habira
Famalsala . .
. la *70
Davlab . . .
vjc 72
Lahdjan. . .
Jl© '74
Kanodj . . .
4iS
<sJ J^w 64
J kw 69
As 74
., Li 111
Celle dernière correction est indispensable pour placer Kanodj, poinl principal et central du Hind,aiin qu'il se retrouve dans la position relative vis à vis de Kanbatet, Tanah, Sofara, Sandan, Koulam, Serandib, Mari Kalah , Gandjou et mont Kamroun.
Toutes ces positions du Hind et ultérieures de l'île Ranah (qui est Zabedj), jusqu'à Djamkout à 190 de longitude, sont prises par le géographe Persan d'Abou Rihan. Les mêmes longitudes et latitudes affirment la reproduction inaltérable. 11 a dû cependant ajouter des places inconnues au birounien. Le Persan plaçait, au nord de Sin :
Kandjou long.
Sokdjou —
latit.
Je pense que toutes ces corrections ou rectifications proposées, n'ont pas besoin d'un commentaire ou d'une longue réflexion. En effet, dans la composition de la carte du Persan , conformément aux longitudes et latitudes géographiques conservées par Aboulféda, il n'y a qu'un point où l'on se trouve dans un labyrinthe de chiffres vicieux, dont toutes les issues sont extrêmement difficiles et douteuses. Ce point est le lac Van («53). Les chiffres viciés, dispersèrent les places qui couronnent ce lac, et noyèrent dans ses eaux Arzan. Voici une des combinaisons qui me semble rétablir quelque peu l'idée du Persan. Ardjis et Vaslan sont les points d'appui inaltérés. Dans les latitudes, deux sont de surprises; en masse , il ne s'agit que de longitudes.
(253) 11 y a encore un antre point difficile, c'est l'Egypte : point três-diflicile, auquel je renonce. Quant à ses latitudes il semblerait qu'il n'y a pas de trop grands obstacles pour les régler. Les lati-
tudes de Monia , Ensiae, Eschmoun
faut lire 28 ; remplacer la latitude 28° 0' de Behncse,
par 29° 0'; rectifier les latitudes 2**V- W de Manfalut, 22» -10' de Siont et «8° 0' de Aboutidj par 27* 40', 27° 40' et 87° 0'; celles de W 38' de Keft et tV 30' de Kous prendre dans le 28* degré et tout entrera dans la suite successive. Mais resteront les positions d'Erment.Esne et Assouan avancées excessivement au sud, contre les connaissances possédées généralement; restera incertaine la latitude 30* 20' de Menf, qui ferait croire que ce Menf n'est pas Mempbis mais plutôt Menouf. Enfin le? longitudes de toute cette suite de 45 lieux, n'offrent aucune chance aux rectifications et font serpenter leNil d'une manière tres-brzarre. Faudrait-il admettre que le géographe persan avait pour l'Egypte le» matériaux à tel point imparfaits et erronées?
Àrzan. long.
Malazdjerd.
Kbalat.
Ardjis.
Bakari.
Van.
jr
Vaslan. J ~ 67 30
corrigez
Jw 64° (V latk. ^ U 39° 10'
corrigez ^ J 38 10
— J irJ 39 50
— v^Xi) 39 20
— J~} 36 50 corrigez « ^ 37 50
Terminant la revue des points affectés, nous annotons un singulier emplacement de Roussia ou Kiiov long. 76°, latit. 45°, au milieu de la mer Caspienne. Mais selon d'autres, ajoute Àboulféda, la capitale de la Roussia est Koulaba, sa longitude 77° et sa latitude 58° (du texte arabe, p. 223).
Nous avons achevé notre explication sur la construction de la carte du Persan anonyme de l'école persane, et pour le moment nous nous contenions d'observer que ce monument géographique nous apporte le fini de la connaissance des arabes du continent asiatique et du perfectionnement de leurs cartes géographiques.
Nassir eddin le Tousien, 4274.
70. Khovadja (le vieux) , Nassir eddin àbod Djafar , Mohammed ben Houssaïn, le tousien, né 1201, considéré comme Persan; ses ouvrages, en effet, sont pour la plupart en persan : astronome dont la réputation s'était répandue au loin, traité injustement parle gouvernement de Kohcstan, se retira chez les Molaheds. Houlagou ayant dompté le peuple, le trouva enfermé dans un château des ismaeliens ou assassins de Djebal et le délivra de leurs mains. Nassir eddin se laissa attirer à la cour de Manghoukan et s'y lia particulièrement avec son sauveur Houlagou , frère du monarque , à qui il persuada de fonder un observatoire; ce qui eut lieu en 1259, à Maragha, capitale d'Àdherbidjan , Tannée suivante de la destruction du khalifat des abbassides, par ce même Houlagou Ilkhan.
Avec les fonds qu'il obtint, Nassir eddin fit construire des instruments, rassembla des sphères et des globes de toute espèce; les instruments décrits par Ptolémée, et d'autres instruments imaginés par luimême ou par son ami ; il recueillit tous les livres répandus dans le Khorasan , en Syrie , à Bagdad et à Mossoul , surtout ceux qui pouvaient servir à la composition des tables; les mémoires de tous les observatoires dont il restait quelques monuments, comme ceux de Ptolémée,
NASSIR EDDIN, 70. 117
en Egypte; cTAImaraoun, à Bagdad; de Benani, en Syrie; de Hakem fathemide, à Kaïr. Dans toutes ces dépenses il ne ménageait pas son protecteur.
Ensuite, il appela à Maragha les plus célèbres astronomes. Almoniad al aredhi de Damas, Àlfakhr al maraghi qui était à Moussai , Àlfakhal khalatbi de Taflis et Nagmeddiu ben Debiran alkazvini, se rendirent à son appel. Tous les préparatifs furent à tel point rapides qu'on commença à faire usage de l'observatoire et de ses instruments, en 1260. Lorsque les astronomes représentaient à Houlagou llkhan, qu'il fallait employer 30 ans pour faire leurs observations, il les exhorta d'y travailler pour qu'ils puisseut les achever en 12 ans. Nassir eddin, sans attendre le laps de ces années, publia le produit de ses travaux qui portent le tilre de : tables ilkhanieuncs, et, aidé par Movaïa eddin l'aradien (ou faradien) et par Mohi eddin le magrebien, il continua à observer et à former ses disciples jusqu'à sa mort, arrivée eu 1274 («si).
Il laissa beaucoup d'ouvrages sur différentes matières, beaucoup de figures et de dessins. La plupart de ses ouvrages ont eu du retentissement, furent longtemps commentés, provoquèrent des discussions animés des plus célèbres savants (asa).
En astronome, il traita la géographie, dressa les cartes géographiques. Pour dresser une carte générale , il avait composé une table des longitudes et des latitudes de 254 lieux. La carte reçut le nom dHlkkane ou ilkhanique en l'honneur d'Houlugou. Cent cinquante ans plus tard, en 1413,1e compilateur Abdourrahman le bakouien, prit de Nassir eddin quantité de longitudes et latitudes pour sa compilation , copiant les dimensions et les classements des climats. Bientôt, eu 1439, cent septante ans après la composition de la carie ilkhanienne, la carte elle-même et les longitudes et les latitudes , trouvèrent l'approbation d'Ouloug bei, astronome et roi tatar dans l'Inde. Eu conséquence nous avons devant nous une triple rédaction de longitudes et latitudes de la carte ilkhanienne (sse).
(454) Almlf. p. 519, do la vers. lat. p. 599 du texte araho. - Delarabre hist. de l'astr. p. 199, 200. — Dherbelot. — Jourdain, mémoire sur l'observât, de Maragali, Paris, 1810.
(455) Nassir eddin avait dessiné les figures à la géométrie touchant les figures régulières et spbériques de Abou Moussa Mohammed ben Hossaïn ; a la géométrie de Théodore ; à la géométrie d'Arcbiraède ; à la sphère d'Autolycus, traduites par d'autres. Lui-même, il traduisit ou expliqua et enrichit de figures, l'astronomie et la géométrie d'Euclide; l'ouvrage mathématique attribue à Archiinède; traité du corps du soleil et de la lune et de leur éloignement d'Aristomènes ; au livre du lever des étoiles d'IIypsicles , etc. etc. — 11 a composé un abrégé de l'astrologie judicière de Ptolémée et l'a dédié à Mohammed Schams eddin chef du divan» apparemment de celui de Houlagou ; uu livre de la sphère, un autre de l'astrolabe; kanoun farsi ou zidj ilekhani, tables astrouomiques ; tagrid al kelam ou tagrid algeaïd, où il traite de choses célestes et spirituelles , de choses terrestres ci matérielles , de l'invention des arts et des sciences , de la prophétie, de la souveraineté du chef et pontif des musulmans, de la résurrection et du dernier jugement. Cet ouvrage remua 1 esprits de nombreux écrivains (Dherbelot, quantité d'articles). — Sa traduction arabe de la géométrie d Luclide fut imprimée à Rome, typog. medicœ 1594, in -fol. ,.. , . .
(«36) Ce produit géographique, tant de la {rédaction directe de Nassir eddin que de la seconde d'Oulougbei, avait été publié en 1650, par Graeves à Oxford , ensuite à Londres en 1711, dans le tome 5 des petits géographes ; enfin en 18Ô7, aux frais des frères Zosimades a Vienne (Autriche), par le» soins de Demetre Alexandrid, médecin de Tyrnava en Thcssalie. Nous nous reierous a cette dernière publication, parce qu'elle est dans ma possession. - Ce monument géographique resta obscur et négligea cause de sa sécheresse, privée de toute description; cependant on désirait avoir ^lei» cartes géographiques des Arabes, c'eu était une qu'on avait à la disposition des études, publiée depuis deïx siècles. La troisième rédaction, c'est-à-dire les chiffres extraits par Bakoui furent publiés par de Guignes 1789, dans le onzième vol. de notices et extraits. - Nous avons collationne £e* trois sources dans les tables de longit. de notre atlas, XI, p. 10.
118 CÉOGIt. ARABE, 1030-1530.
71. La reconstruction de la carte ilkbanicnnc offre quelques obstacles à surmonter dans les erreurs déchiffres, que les éditeurs n'ont pas remarqué (as 7) (voyez n01 46, 47, 48 de notre atlas). Plusieurs peuvent cire rectifiées par la confrontation de longitudes et latitudes de Nassir eddin, avec la répétition d'Ouloug bei, à savoir : de Kaïr, Darniat et Kolzoum en Egypte (p. 4, 50); de Mekke en Arabie; de plusieurs lieux en Syrie^p. 6, 58); de Mougan eu Aran (p. 45, 47); de Djabadkban et Semiram en Djebal (p. 21, 55); de Maroualroud et Marou al Sabdjan en Kborasan (p. 25, 57); de Balour et de Hasarasf en Korasmie et de plusieurs lieux en Mavarainahar (p. 27, 59); d'Àvtaukclouran en Tourkie (p. 29, 61); de Halek en Mekrau et de Kesmir en Tourkhend (p. 55, 65).
Celte confrontation présente quelquefois les variantes, dont le choix devient compliqué. Dans la Palestine de la Syrie ce cas embarrasse beaucoup. Pour Askalon , il est bien de prendre la longitude du texte d'Ouloug bei et de laisser la latitude de celui de Nassir eddin. Quant à Kaïsaria, il faut se tenir à la longitude du texte de Nassir eddin (p. 7) et pour la latitude prendre celle du texte d'Ouloug bei (p. 39), encore ce dernier choix ne satisfera pas tout à fait remplacement convenable. Enfin, le choix dans les variantes ne saurait lever tous les obstacles. On est privé de ces moyens d'aplanir les difficultés, partout où les variantes n'offrent rien de satisfaisant, où la conformité des textes reproduit la même erreur.
Dans la partie occidentale, pauvre en nombre d'indications, les erreurs sont relativement plus nombreuses et plus saillantes. Les emplacements de Kortouba, de Sedjelmese, de Rome, de Sicile, d'Athènes, de Macédoine , sont déplacés dans leurs longitudes géographiques. Afin de les rectifier et les replacer , il n'y a qu'un seul moyen , c'est de les reculer par vingtaines et dizaines de degrés. Ainsi Sedjelmese, au lieu
de J 57° (p. 2, 34), serait à sa place à^j> 17°; Kortouba de^T J 38° 26', (p. 2, 34) , sérail replacée à^f ^j 18° 26'. Dans ces deux cas,^- l'erreur s'explique par la ressemblance C des lettres chiffrâtes*
Il y a moins d'apparence à cet égard dans la rectification de quatre autres places , parce que Rome la grande, au lieu de S * 50° 27' ou de S ù 55° 27', comme le donne le texte d'Oulougbei, doit être S * 40° 25'; la grande fie de Sicile, au lieu de *— 65° doit être ô^ 45° ; Athènes la savante, au lieu de > à~- 65° 40' ou de > /-> 60° 40', comme
le texte d'Oulougbei, serait remise à sa place par > àj 55° 40f; enfin,
la Macédoine ne peut pas toucher le ,«, 60e, elle commence au • S0e
degré de longitude. — Arzandjan, sa longitude J^ 74* ou ^s 76*,
comme on voit dans la variation de la répétition d'Oulougbei , sera rectifiée par la lecture de ^>s 72°.
(257) Le rapport de l'année 18-43 de l'accroissement de la collection géographique de la bibl. de Paris, annonça l'acquisition des tables géographiques de Nassir eddin et d'OuIougbeig. Ces tables régleront sans doute le désordre dont nous faisons brièvement l'analyse dans le texte.
NASSIR EDDIN, 72. 119
72. Lorsque Terreur réside dans la latitude géographique il y a plus de peine à la rectifier parce qu'elle est à la fois double dans la latitude elle-même et dans le climat. Somisat est déplacée sous le * 40e degré
de latitude et le * y climat. Si on la replace à *) 37° ou J J 56° 40' il faut aussi corriger le climat en ^ iv. " '
En Perse, Siraf la maritime est enfoncée dans la terre par sa latitude de Jaf 29° et le climat a* iir (p. 18, 50). Cette erreur demande une attention spéciale, elle n'est pas restreinte aux seules données de Nassir eddin et d'Oulougbei , elle est antérieure et se trouve dans les indications prises d'Abou Rihan le birounien, où la latitude était 29° 3C, suivant Aboulféda (p. 253) qui place Siraf dans le w ne climat, citant sa latitude de 26° connue par le Persan. Cette latitude erronée de 29° 30f tire son origine de Ptolémée : mais elle ne convient par aucune manière à Nassir eddin, vu la position méridionale deFiruzabad. Rectifiant la latitude géographique de Siraf dans les données de
Nassir eddin en £ 26°, il faudrait aussi marquer le climat > h à la
place de ^ in.
Quant à Àrdjan de la Perse (p. 18), sa latitude J J 35 30' et le climat > iv sont insoutenables, parce qu'elle irait se baigner dans la mer Caspienne. Il faut rectiûer cette latitude £ J J 50° 30*; elle ramènera Ardjan à sa juste position sur la carte.
Il faut observer, que les longitudes géographiques de Karakoum j£ et de Rhanbalegh J> demandent une différente lecture, la première 125, la seconde C 155. Celte lecture sera confirmée par la construction de la carte d'Ibn Saïd (voyez chap. 77).
Plusieurs chiffres demanderaient peut-être des rectifications. Par exemple, Sarkhas, au lieu de £ 36° serait mieux^ 37° de latitude : mais de semblables déviations résident peut-être dans l'idée du géographe même. Sohar Omana , sans sortir du climat qui lui est indiqué , demanderait une longitude de 94° ou 92° et une latitude de 10° 20'. — Les deux villes de la Roussia qui nagent dans la mer Caspienne et sont placées dans le v* climat, reproduisent la situation de Roussia sur la carte persane : il n'y a de différence que dans la latitude. Le Persan
donnait ^ 45° et Khovadja (le vieux) Nassir eddin assigne à u>\±£
Kouiaba ^ 43°; Aboulféda dit, que selon les autres, la capitale de la
Jloussia ^est *j\2jf Koutabaet sa latit. J 58° (du texte arabe p. 223).
Cette latitude porte Kouiaba Roussia ^au delà de tous les climats. Khovadja comptait la longitude des îles Fortunées, et comme les autres géographes, il comptait sept climats en commençant par le 12* degré : mais leurs divisions indiquées dans la table par des latitudes ne s'accorderaient pas strictement avec les divisions des autres et seraient maintes fois impossibles à déterminer, si Ton n'avait égard aux méprises et à certaine négligence des géographes moins scrupuleux sur les lignes de divisions (?ss).
(Î58) Je dois fairo mei excuses au sujet de la carte ilkhaniennc de mon atlas. Je la composais en premier lien, lorsque la reconstruction des cartes arabes me paraissait facile, lorsque je n avais pas
Nous avons dit qu'Abdourrahman le bakoui fil extraire de NasBÎr eddin les latiludes et les longitudes de 133 lieux. Cette extraction offre quelques, variantes, eiles sont si insignifiantes que nous n'avons pas pu nous servir d'elles dans les rectifications des erreurs : nous reviendrons encore dans son lieu à ces variations inutiles (259). Âbdonrrahman est plus instructif pour nous, lorsqu'il répète en général ce que Nassir eddin avait écrit des climats. On y trouve leur dimension en milles, leur longueur et largeur, on y apprend que Nassir eddin admettait la grandeur du globe des modernes, déterminée par les frères Schaker (260).
Table d'al Haraïr.
73. Les chiffres des longitudes et latitudes émanent en partie des observations astronomiques, mais en général ils dérivent de la composition des cartes spéciales, par la triangulation des distances, le compas à la main sur l'échelle. Les chiffres de ce genre de composition passaient dans les tables des positions et fesaient monter le nombre de positions à 450, comme on le voit par la carte du Persan. Quantité de cartes spéciales étaient à même d'augmenter ce nombre.
Les tables de positions sont souvent citées dans les compositions et les géographies descriptives, parce qu'elles indiquaient la détermination des points par des chiffres : les cartes géographiques rarement et presque jamais, parce qu'elles n'offraient ordinairement qu'un tableau, qu'une figure tracée à vue sans chiffres. Mais quelques-une de ces cartes portaient' des annotations de longitude et latitude : la table itinéraire d'Edrisi en donne un exemple. 11 parait que la Syrie possédait les caries garnies d'annotations et qu'Aboulféda en a fait usage.
Une trentaine de fois Aboulféda se réfère à une carte, à une table
j>\ Zidj. Elle devait donc avoir les chiffres de longitudes et latitudes
^annotées à la manière comme Edrisi les annotait maintes fois dans sa carte itinéraire.
Dans certains manuscrits d'Aboulféda cette table est citée connue étant dans olpr*! ^y ^j j al haraïr. Cette mention fut négligée
par Aboulféda dans les*- rédactions réitérées (26 1 ). Il est cependant à présumer que toutes les longitudes et latitudes qu'il a pris de Zidj, sont de la table géographique qu'il a vu dans al haraïr.
Cette table était une carte générale , parce qu'Aboulféda relate les longitudes et latitudes de la table de quelques villes disséminées dans Roum, Djczira, Kerman et dans le pays des Tourks. Mais ses citations de la table, quelque peu compactes, se renferment dans la Syrie. Haraïr certainement n'est pas un nom d'auteur, mais le titre d'un ouvrage, d'un traité (263), et il est évident que, puisque la carte de al haraïr coudes cartes modernes. Toutes les rectifications postérieures ne peuvent (aire disparaître les défaits dn tracement primitif: aussi les divisions des climats ne sont pas scrupuleusement exactes, surtout entre le m* et iv* climat.
(259) Voyez chap. lOi et la note.
(Î60) Voyez les tables des longit. dans notre atlas XI, p. 11.
(261) Code de la bibi. de Vienne publié par Demetre Aleiandridos 1807, paft . 441. — Cette mention d'al Haraïr ne se trouve pas dans le texte arabe de la publication de Renaua-Slane.
(262) Je trouve ^J ] ^^ ingennae, liber», purae sine luto arens ; ou bien *j 1 ^2w terra libem nec tributo obnoxia : or , le titre capricieux de al haraïr, pourrait trouver une interprétation.