COMPARAISON
partie, se renfermait trèsrfacilemeut dans la moitié orientale du monde, avant d'atteindre les flammes et la porte du paradis. Enfin on peut à certains égards accuser à juste titre les cosmographes de négligence impardonnable pour le continent oriental. Les cosmographes opéraient sous l'impulsion des pilotes qui ne s'enfonçaient pas dans les terres et ne visitaient point le lourd continent de l'Asie et do, l'Afrique.
136. Toutes ces réflexions nous conduisent a distinguer le fond de, la géographie des arabes et des latins. Chacun avait ses préjugés établis, ses habitudes, ses défauts, ses négligences, ses bases et moyens; le progrès et le perfectionnement incontestables qu'on remarque par la construction des cartes, chez les Arabes, la longitude acceptée, la défîguralion de la Syrie, le Nil fantastique, la position houleuse de ta. cité d'Arin et toutes sortes de contes fabuleux débités avec profusion, n'empêchaient pas de suivre la théorie scientifique, de progresser et de perfectionner la construction des cartes; chez les latins, le cerceau océanique entourant le monde, le nombril de l'habitable, le paradis, l'enfer, n'empêchaient point de progresser dans la connaissance 'géographique, d'étendre les investigations et de former de plus larges et plus, exactes conceptions pour la construction des cartes.
Les uns et les autres négligeaient ce qui n'était point de leur posses-, sion; cependant cette négligence pesait d'avantage à charge des arabes, Ils ont précédé les latins dans la pratique géographique. Ardents dans leur curiosité, ils exploraient d'abord les pays dans le but de s'en emparer.. Leur curiosité se ralentit ensuite et tomba dans l'insouciance touchant l'extérieur de leur possession , où ils ne tenaient plus à l'exactitude , se contentaient de notions vagues, l'accablaient de fables, déclamant leur ignorance à cet égard. Les latins, emportés plus tard dans l'arène, exploraient le monde pour étendre leur connaissance et leurs relations; cherchaient à connaître l'étranger comme ils connaissaient leur propre foyer, s'efforçaient de tracer dans leurs portulans peints, dans leurs cartes générales, les côtes et la figure des pays éloignés avec autant d'exactitude qu'ils dessinaient les domaines connus de leur possession. Et lorsque les arabes calèrent leur mât, les latins déployaient à pleines voiles leurs explorations.
Les arabes, suivant les. routes théoriques de la science, avec leur astrolabe, observaient le ciel , exploraient le couttueul, inventaient les longitudes et les latitudes géographiques, négligeaient les mers. Les latins, agités et poussés par les vents, dirigés par la vue du soleil et de la lune, par la boussole, exploraient les eaux des mers et les parages, abandonnaient aux retardataii es du continent, l'intérieur des pays et basaient leur connaissance sur les rayons de la rose, La géographie des arabes, savante mais embrouillée, était éminemment continentale ; celle des latins d'expérience, mais régulière, exclusivement nautique. Celle-là suivant les règles de la haute science, sur des bases vicieuses, fournit des produits variés et discordants ♦ s'emplit d'inextricables erreurs; cette autre marchant vers le grand chemin, par des sentiers étroits mais bien battus, élabora l'unique produit pour toutes les écoles qui se disputaient l'exactitude de son dessin;
48 CÉOGU. LATINE, 1330-1410.
Jugeant d'après ces monuments qui sent connus jusqu'aujourd'hui : les caries arabes dressées sur les bases mathématiques étaient trèsrares et d'aucun usage : elles ont existé eu effet, mais elles sont introuvables. Les cartes latines, dressées sur les bases nautiques, chaque jour plus nombreuses, étaient d'une immense utilité pour la navigation : et elles existent malgré toute leur destruction, malgré cette masse énorme de la composition postérieure, qui les a remplacées*
Les dessinateurs latins excellèrent de bonne heure dans le dessin des cartes fictives et plus encore dans celles de situation, et ils surpassèrent les arabes, par la finesse de l'ouvrage et par la justesse des contours tracées à coup de main , sous la direction de la vue et de la bonne conception des -formes et des proportions.
Les arabes, par leurs. immenses possessions, avaient plus de champ et ils avaient une avance de plusieurs siècles dans leur exercice géographique. Les latins, rétrécis dans leurs étroites limites, restreints à une pratique peu reculée, avaient beaucoup moins d'espace et de ressources.
Les cartes géographiques des arabes décèlent une combinaison artificiellement coordonnée, soutenue par la gloire des observations astronomiques; elles offrent des parties de bonne et juste conception et des monstruosités de leur propre construction ; l'ensemble déployé une désharmonie inconstante et peu gracieuse. Celles des latins développent un coup -d'oeil hardi, clair, les parties et l'ensemble sont précis, bien conçus et tracés exactement; là où leur intérêt et leur connaissance cessaient, des raccourcis et des difformités empruntées. Il suffît rie confronter la carte nautique des latins de la méditerranée avec les cartes arabes. Cependant les arabes étaient aussi bien que les latins, possesseurs de cette mer; or, on peut ajuste titre exiger des arabes une connaissance de la méditerranée plus parfaite, et il serait impossible de prétendre des latins la même connaissance de l'intérieur de l'Asie. Enfin remarquons que les caries nautiques des latins sont aptes à accepter la graduation des cartes modernes ; graduées elles offrent un produit satisfaisant pour la méthode mathématique : les cartes continentales des arabes sont loin d'offrir un semblable résultat , étant jonchées de difformités nombreuses, qui font tort à l'ensemble. Toutes ces réflexions sont faites sur la culture de la géographie et spécialement sur la composition des cartes, des mappes, à l'époque où la géographie scientifique des arabes, arrivée à son apogée, s'arrêtait après avoir parcouru de vastes espaces, et où la connaissance géographique des latins, qui depuis longtemps couvait dans l'ombre, apparut, sortant de son mystérieux berceau. Je pense que le savoir géographique des arabes n'est pas en mesure de se mettre en parallèle avec le progrès ultérieur des latins.
Continuation de l'examen de la carte catalane 1375-1378.
137. Après cette excursion, qui va clore ce que nous nous sommes proposés de dire de la géographie arabe, nous revenons à la carte catalane qui, placée dans notre atlas (n° 80) dans Une proportion dim» nuée, demande quelque éclaircissement.
Le cosmograptoe catalan , suivant l'habitude des temps antérieurs et de son époque , était un érudit. It connaissait assez la bible pour alléguer le prophète Isaïc; il citait Pline et Isidore. Cependant sa carte n'a rien de l'antiquité. Tout y est nouveau, moderne, récente, de Tépoque. Les seules dénominations de Meroe et de Trapobane, se sont introduites dans la famille nouvelle : car, les indications de Sebba, de la tour de Babel, des ruines de Ninive, de l'arche de Noé, du passage par la mer rouge des enfants d'Israël, etc., ne sont que des notes historiques ou explicatives.
C'est que partout, à Venise, à Gènes, à Majorque, eu Italie et en Espagne, les caries nautiques s'étaient délivrées de la nomenclature antique, surannée et inutile, qui jetait une confusion et. inspirait de conceptions contraires aux investigations nouvelles. La carte génoise de Pizigaui ne diffère point à cet égard ; pour donner un exemple de cette conformité, nous mettons les fragments qui nous sont connus de sa description à côté de l'examen de la carte catalane.
Sur l'océan qui baigne l'Afrique, on voit sur ces deux cartes les Canaries également rangées en ordre convenable.
La carte des Pizigani nomme :
Larenza (Lancerotto) portant sur sa surface en guise d'écu, une croix.
La petite Loncio marin (Lobos).
Fortavenlura Zemari (Canaria).
Ysola del infierno (Tenerifa).
Ysola de Clarie (Gomer).
Ysola Palmie (Palme).
L'île de fer innomée.
Au nord, en montant vers le septentrion :
Ysola Caprazia.
Ysola Canaria.
Ysole dicte Forlunalc, San Brandany.
Ysole Ponzele.
Près desquelles la figure de S.
Brandan.
La carte catalane nomme plusieurs îles, ensuite :
Lanzarolo, forme d'écu portant d'argent croisé de gueules.
Insula del megi mari (Lobos).
Fortcventura.
Insula de Canaria.
Insula de Lanserano (Tenerifa).
Insula de Gomera.
île de Palme, passée, omise.
Insula de lo Fero.
Au nord, en montant vers le septentrion :
Insula Salvalges.
Insuie déserte.
Insula de legname.
Porto sancto.
Tout à côté une longue légende entretient sur les îles Fortunées (89).
(80) Voici la légende : Les Iles Fortunées sont situées sur la grande mer du côté de la main
gauche , touchant la limite de l'occideut, elles ne sont pas loin en mer. lsidor le dit ainsi
dans son xv* livre : ces îles sont appelées Fortunée», car elles sont abondantes en tous biens ,
en blés, en fruits et arbres. Les païens supposent que là se trouve le paradis , en raison de la
douce chaleur du soleil et de la fertilité de la terre (Isid. xiv, p. 193). lsidor dit aussi que les
arbres y croissent au moins à cent quarante pieds et portent beaucoup de fruits et d'oiseaux.
On v trouve du miel et du lait, surtout dans l'Ile de Capria, ainsi appelée de la multitude de
«•lièvres qui l'habitent. L'île Canari? s'appelle ainsi de la multitude de gros et forfl chiens qui
l'habitent. Pline, ce maître dans la géographie, dit que parmi les îles Fortunée*, il y en a une où
croissent tons les biens de la terre, de même que tous les fruits sans les semer et sans les
planter. Sur le haut des montagnes son> des arbres très odorants, couverts en tout temps de
fouilles et de fruits. Les habitants en inangent une partie de l'année; puis font la moisson au
lieu de coupe' l'herbe. Aussi les païens de l'Inde croient-ils que leurs âmes, après la mort, vont
habiter ces îles et qu'ils continuent à y vivre éternellement du parfum de ces fruits. Ils croient
que c'est là leur paradis : mais à dire vrai : c'est une fable.
50 GÉOGR. LATINR, 1330-UIO.
A l'ouest du cap. de S. Vincent , À l'ouest du cap de S. Vinceit ,
insula de Brazie, Oceanus magnia. insula de Brazil, li Colunbi , insula
Du peu plus au nord sur la ligne de la ventura, Sanxorzo; plus au
de Finisterre, la légende dit: mare nord, vis-à-vis d'Oporlo li Gonigi,
finistere oecidentalis ; à la marge : insula di corui marini (90). occident et dans un cercle une Le catalan ne connaît rien qui
figure tournée vers l'Europe tenant aviserait le danger ou empêcherait
dans la main gauche une large la navigation. La boussole est là
bande marquée de quelques lettres; pour diriger les navigateurs (91). et de la droite indiquant l'occident et avisant de ne pas se hasarder à aller plus loin : à quoi se rattache une légende explicative (et).
138. Les côtes africaines, baignées par l'océan, sont pleines de noms. Dans leur suite nombreuse :
La carte des Pizigani , nomme : La carte catalane nomme :
Capo de Contil. Cauo Cantin.
Safin. Saffi.
Mongodor. Wogodor.,
Alcct sus. Alluet su.
Caput finis Gozole. Cauo de No, où commence la
région Gozolo.
Les côtes de Gozolo offrent :
Moniste. Menist.
Ansalem. Ansulin.
Alvel nul. Alluet null.
Danom. Cauo de sabium.
Abac. Plages aronossos.
Fêle Ganuya (93). Vetenille.
Les trois derniers lieux sont Cauo de Buyeldcr.
marqués par la ligure d'un bâti- Buyetder.
ment, de même que les villes tour- Danom.
relées, situées sur la ligne de Mogo- Cap de Finistera occidental de
dor et de Contil, dans l'intérieur Aflricha. de la terre , savoir : civilas Fessa, Micalenza et Huilas de Maldechium.
(90) Voici comment, en 14S6, la cinquième carte d'André Bianeo range ces îles : AntiUm. a tinta rossa informa d'isola grande assai , e rettangolare , davari porti intersecata in linea appunto dcllo stretto di Gibelterra. V' c pure indizio d'altra isola grande al nord delta de la mon satanaxio tagliata dal margine con altre isole ail' ovest délia Spagna appellate : eorbo marina*, coriimê (di conigi) , de tan Zorti, de bentufla (Ventura), di colombi, de brazil: e cosi par altre due pvk al sud Chapesa (Caprera) , Lobo. Veggonsi poile isole di Porto sancto, de Modéra et altra ràm dexerta. Poscia le Canarie (Zurla sulle antiche mappe, cap. il).
(91) La rose des -vents de la carte catalane, porte la nomenclature italienne, équivalant à la catalane comme suit :
tramuntana, tramontana, septentriona. m N
orego, grech. (NE), aqullo. NNE
levante, levant, lavant, lie vant. E
laxaloeh, cxa)och,exeloch,axeloch, xaloch SE
metxo-di, mtgjorn, mitg-jorn , migt-dia S
libetzo, lebeg, lcbcs,libeg, levés, llobeig SO
fomente, ponent O
magiatro, mestre, mettrai NO
(Oi) Dans laquelle on lit t est mare sotile que non poxit tenebont naves. (93) Perfide ou méchante Guinée ?
. Près do Fêle Ganuya suivent les traces (du l'embouchure) de flum Palolus , lequel prend son origine d'uu vaste lac elliptique situé sur la ligne de l'embouchure un peu au sud des Canaries. Son épigraphe dit ; Ule lacus exil de mons lune eiransit per déserta arenosa. Le fleuve, au milieu de sou cours, fourche son Ut pour. former une île dite : insula Palola hic coligitur auro. En effet, l'or était appelé païola, et le fleuve Palolus est le fleuve d'or, d'ouro (05).
Au sud du lac s'étend le mont de
la Lune et les quatre sources qui
se jettent séparément dans le lac.
L'épigraphe dit : fons Nilidis. A
l'est du lac sur son bord : ciuilas
Nili, située près du départ du lac
de flum Nilus vers Test.
Le mont de la Lune est sur la
marge de la carte ei la termine de
ce côté. A son ouest : deserlum arnosom, et près de la mer, sur la
même ligne, on lit : caput finis Africe et tere ocidentalis. Au-dessus et sous le fleuve Palolus la légende porte : incipit autem Afrka a finibus Egypti pergiens iuxla meridiem per Thiopiam usque ad Achlanlem montem , a seplenlrione vero mari medileraneo cl audit (96).
La Barbarie de la carte catalane est séparée de l'Afrique mérir dionale , par une chaîne de montagnes. Sous sa courbure la légende
(04) La carte de 1436 d'André Bianco place ce lac sous le méridien do Sicile avec la légende : hic est principalibus (principinm) flumims MIU in partibu* occidentale (Zurla, cap. 14).
(9ff) Aussi la mappemonde de fra Mauro 1487, place l'épigraplie de oro de pajola en outre les deux bras de flum Mas et canal oro qui vont al magna palude et d'un lac jusqu'à l'océan atlantique (Zurla, de mappemonde de fra Mauro, chap. 35), et se rapportent plutôt à Sénégal et
Gambia Les fleuves Main et Citarlis de son dessinateur André Bianco , de 1436, se déchargent
dans l'océan au nord de Bojador ; où la carte Catalane et Bcnincasa 1467 placent Messa et VtemiUc Le manuscrit de la même époque d'Usodimare (in annali di geografia c di statistica de
Le long de la marge méridionale; s'étendent deux fleuves, sortis à l'ouest et à Test du lac à l'épigraphe : Ormuss siue la eus NiU (04).
Le fleuve occidental innommé , sans diviser son lit verse ses eaux dans l'océan. A son embouchure est peint un vaisseau à pleines voiles et sa légende explicative dit :
partie luxer den Jat, Ferer per anar al rîu de lor, al gorn de sen Lorens , qui es a de agosl e fo en lany 1346. Ce fleuve occidental innommé est donc le fleuve d'or, d'ouro; fleuve imaginaire avant que son appellation fut iixée.
Le fleuve oriental aussi innommé sortant du lac Nil, forme la branche occidentale du Nil. Forme en courant vers l'est Y insula Merom.et se réunit avec la branche orientale à Sohan.
Au-dessus du fleuve occidental ou de l'or, à son embouchure on lit : Cap de finislera occidental de Affricha, issi camença Affricha e fenex en Alexandria e en Babilonia qui fa comensament , aci e compren tola la marina de Barbaria ues Allexandria eues mig ioan... Antiopi... e en quesles plages se Iroba molt iv.or per la molli lut oriffans cl roay, qui aci ariban en los plages.
fleuve de TÔro (voyez notre portulan général, 33). f9C) Zurla, salle antiene mappe, idro-geografiche cap. 8, 9.
52 G&OGIU LATINE, 1530-1410.
dit : toute cette montagne dans sa longueur est appelée Caréna par les Serrayns (Sarrasins) et montes claros (monts éclatans plutôt Davos) par les chrétiens et sachez que sur celte chaîne de montagnes il y a beaucoup de bonnes villes et de châteaux qui se font la guerre les uns avec les autres. Celte montagne produit encore abondamment du pain, du vin, de l'huile et toute sorte de bons fruits. Dans sa partie occidentale il y a an défilé : la légende nous en avertit , elle dit : c'est par ici que passent les marchands qui viennent dans la terre des nègres de Gûinoïa et ce passage s'appelle vall de Darka. La partie orientale de la montagne se fourche en deux branches : à ce sujet la légende dit : c'est là le milieu de V embranchement du mont. Sur celte montagne passent aucuns pèlerins sarrasins de V occident qui veulent aller à la Mekke pour voir le tombeau de Mafiomet, ce qui est pour eux la loi.
139. L'Afrique méridionale se divise en différents pays. D'abord est Gozola : tout ce pays est occupé par des gens qui sont enveloppés, de sorte qu'on ne leur voit que les yeux et ils campent sous des tentes et chevauchent sur des chameaux. Il y a des animaux qui portent le nom de lemp (97) , du cuir desquels on fait les bonnes larges.
Suit le pays Asahra et le désert de hasahra. Ensuite le pays Ginya* Le seigneur nègre est appelé Musse Melly, seigneur des nègres de Gineua. Ce roi est le plus riche et le plus illustre seigneur de tout le pays à cause de la grande abondance d'or qu'on recueille sur ses terres. Aussi la ville Melli est placée sur les bords du fleuve de for (ou Palolus). Le roi Musa Melli devint mieux connu par l'embassade récente de 1356 dlbu Batoula de la part de l'empereur de Maroc.
. Ensuite vient le pays Organa : ici règne le roi Organa sarrasin , qui fait une guerre continuelle aux sarrasins de la côte et à d'autres Âlarahps (Arabes). Ensuite Nybia, le nom ou titre du roi s'est effacé dans la légende : il eu reste : des sarrayns cité de la Nubie. Ce roi est toujours en guerre avec les chrétiens de Nubie qui sont sous la dominalion de l'empereur d'Elhiopie du pays de prêtre Johan (98).
Enfin désert de Egipte et le sultan d'Egypte accompagné de la légende : ce solda (soudan) de Babylonie est grand et puissant entre les souverains de ce pays.
Le long de la mer rouge on voit Chos (Cosseïr) et plusieurs autres villes avec la légende qui dit : c'est dans celte vUle de Chos que l'on
(97) Lant sive dant vel lamth : similitadine bovem referts lin jus tergore clypei fortissimi conficiuntur (Léo afric. IX, p. 392).
(98) Daos la carte messine 4541 , provenant de la fabrique catalane : dans l'intérieur de l'Afrique, au sud de l'Atlas , se succèdent d'ouest en est les figures de huit grandes villes disposées sur deux rangs , savoir, le long de l'Atlas, civita Chiber , civita Buda, Tasich et Calbaidi; et le long du bord inférieur de la carte, civita-Te : : at, civita Meca, Nuchi et Sudechi. Entre ces deux rangées de villes sont peintes trois grandes tentes, sous chacune des quelles est profilé le buste d'un monarque coiffé du turban; la première de ces figures, à gauche, est seule barbue; immédiatement au dessous est écrite cette légende : a quitta proovencia singorigia a quetto rei de Genia, laquaUe tient la mina de lu or, tnolto poterot, c'est-à-dire, cette contrée a pour seigneur ce roi de Guinée, lequel possède la mine d'or, est très-puissant; la seconde tente placée à peu près sous le méridien du Bougie, est accompagnée de la légende que voici : aquesta proovencia tingorigia questo rei de Nubia h quale de confinai fa guera cum la rei de Organia; enfin , la troisième tente , placée sous le méridien de la grande Syrie , est accompagnée d'une dernière légende , ainsi conçue : aquesta proovencia singorigia questo rei appellato rei de Organiâ (D'Avezac, carte de la collection Barbie du Bocage).
apporte le* épicerie* qui viennent de* Inde*. On le* transporte ensuite à Babylonia et à Alexandria.
140. Les Pizigani inscrivirent quelque chose d'analogue sur la mer qui baigne Adcm. Nave* mercantibus Indie que descendunt in Addem , ditnittit ibi décima parlcm specierum pro pasagio, poslea inlrat in mari rubro et descendunt ad amnem nominc.... et ibi eœhoncrant , deinde de* fertur species ad Alexandriam.
Une ligne noirâtre donne le contour du rivage de l'Arabie et du golfe persique et se termine à la ciuitas Hormisinia (Hormision de la carte catalane) qui est le dernier point de ce côté de la carte des Pizigani, renfermant toute la mer Caspienne.
Au coin le plus oriental de la Au coin le plus oriental de la mer Caspienne, la carte des Pizi- mer Caspienne, la carte catalane
gani, place Deyslim ou Deystam; d'où une ligne courbe trace ses rivages jusqu'à Geon ou Gion point le plus septentrional ; à l'orient se trouve une autre ciuitas Vorgasia située sur le fleuve Vorgasia.
Vers la marge septentrionale on voit un lac duquel deux fleuves
place DeystanL Les rivages développent la mer vers le nord obliquement jusqu'à l'embouchure de Volga , de l'orient vient se perdre le fleuve Organci, sur lequel esl située ciuital de Organci.
Sur la marge septentrionale, le lac accompagné de légende : cet
roulent leurs eaux. L'un, le Tanaîs étang s'appelle les or ions et (Tautombe dans la mer près de Tana 1res poissons d'une nature étrange
sur laquelle flotte le pavillon portant le lion vénitien.
s'y nourrisent ;deux fleuves débouchent vers Test. L'un, le Tanaïs, tombe dans la mer près de Tana , sur laquelle le pavillon porte tamga et croissant tatares.
L'autre fleuve se réunit avec la branche de flum Edil, venant des
L'autre fleuve : hic surgitur /lumen Tirus magnus (Atel ou Volga), court majestueusement sans ion- (os munis de Sebut baignant les cher à aucune ville , jusqu'à la murs de plusieurs villes. Formant grande civilas regio de Sara, située ensuite une zizera ïjja, et passe non loin de ses nombreuses em- sous la ciw(a( de S*arra, située non bouchures. A côté de cette cité la j0jn <je ses nombreuses embouchures. La légende relative porte :
aci esta lemperador de a questa regio septentrional del qualteimperi en la prouincia de Burgaria et feneix en la ciutat de Organcio lo senyor es appellal jambe Ih senyor del Sarra. Parmi les villes situées vers le nord-est on voit ciutat de Marmorea.
légende dit : hic residet imperatorem de ista regione scptenlrionalli9 cujus irnperium finit in p (provincia) Urgalia, versus occidentem et finit in Vorgazio versus orienlem.
A l'extrême coin nord-est se trouve une autre ville civitas que d(d\citur) Marmorea (99).
Nous avons fait ce rapprochement de quelques fragments qui nous sont connus de la description de la carte des Pizigani avec la carte
(99) Zurla, su Ho antiche mappe idrogeografiche, cap. 40.
catalane, afin d'observer l'analogie et quelquefois l'identité des légendes et des connaissances, pour faire remarquer que souvent les mêmes sources servirent à composer les cartes de différentes écoles, que par conséquent il n'y a rien d'extraordinaire, quand on voit l'analogie et la conformité des cartes italiennes avec les cartes espagnoles.
141. "Je ne pense pas cependant qu'aucune carte italienne ait donne l'Asie telle qu'elle se présente sur la carte catalane. Je n'entends point parler de la partie plus rapprochée de l'Europe, mais de la partie plus éloignée dans laquelle les Italiens vantaient les investigations de Marco Polo. Nous allons faire une revue rapide de celte partie du monde en commençant par son point de contact avec l'Europe.
D'abord est Turchia. Asie mineure ou Turckia où se trouve beaucoup de villes et châteaux, dit la légende. Entre l'Eufrate et le Tigre Mesopotania appelée Turckia ou Asie mineure. Au-dessus Armenia major. Les deux fleuves sortent de mont Taurus ou Tabrus; passent séparément jusqu'à Baldach (Bagdad) où un canal fait communiquer leurs eaux; ensuite ils vont séparément à leurs embouchures. Un bras s'échappe de l'Eufrate pour se perdre dans la mer méditerranée près d'Antiochie.
Entre la Palestine et l'Arabie, sont les légendes ordinaires aux cartes de l'époque : ici est le corps de la vierge Catherine — mont de Sinay sur lequel Dieu donna la loi à Moyse — c'est par ce détroit que passèrent les fils d'Israël, lorsqu'ils sortirent d'Egypte. — Celte mer est appelée mer Roga (mer rouge) : c'est par là que passèrent les douze tribus d'Israël ; sachez que Veau n'y est pas rouge, mais c'est le fond qui est de cette couleur. La plus grande partie des épices qui viennent des Indes à Alexandrie passent par celte mer (100).
142. Dans l'Arabie : ciulat de Mecha. La Mecha. Dans cette ville se trouve le tombeau de Mahomet, prophète des sarrayns, qui y viennent de tous les pays en pèlerinage et ils disent qu'après avoir vu une aussi précieuse chose, il n'y a plus rien qui soit digne d'être vu. Et là ils se brûlent la vue en honneur de Mufamel. — Arabia Sebba est la province que possédait la reine de Sebba. Elle est habitée aujourd'hui par des sarrayns alharabs. On y trouve beaucoup d'aromates, tels que la myrrhe et l'encens. Elle abonde en or, en argent et en pierres précieuses. On y trouve, assure-l-on, un oiseau qui s'appelle [enix.
Les trois légendes marines, sont les suivantes : sachez que ces navires sont appelés inchi (jonques) et ont 60 coudées de carène et 54 coudées au moins d' œuvre morte; ils ont de quatre à dix mâts, et leurs voiles sont faites en roseaux et de feuilles de palmier.. Dans la mer Indich, où sont des pêcheries , il y a des des fort riches : mais les pécheurs avant de descendre dans la mer , font leurs enchantements , lesquels font fuir les poissons, et si par hasard les pécheurs plongeaient avant d'avoir fait leurs enchantements , les poissons les mangeraient : c'est une chose trèsprouvée. — Devaut l'embouchure du fleuve Baldach (Tigris) dans la mer
(100) Naves mercantores lndie déferont species ad locca occidentilia specialit (cr) ad duo loca.
(Arabiae vel maris rubri) ubi est Addcm i u j>rincipio (Pizigapi).
de Indies et de Persia, on pêche des perles, qu'on apporte ensuite dans la ville de Baldach. Et les pécheurs avant de descendre au fond de la mer, disent leurs paroles enchantées, qui font fuir les poissons. (101) — La légende près de Baldaeli, continue : ici se trouvait Babylone la grande où régnait Nabuchadenor , elle s'appelle maintenant Baldacha. Sachez, que dans cette ville on apporte beaucoup d'épiceries et de belles choses qui viennent des Indes et se transportent ensuite par la terre de Suria et particulièrement dans la ville de Domasch.
143. Les côtes de la mer de Perse et Fin teneur de la terre décèlent la connaissance du cosmographe très-insuflisaute , égarée par mauvais renseignements.
Les fleuves Eufrates et Tigris sortent du mont Taurus ou Abrus
(Elbrous), coulent séparément, ayant entre eux Erminia major la grande Arménie), la ville Moror ou Amar (Mardin), cl Mcssopotamia la quai es appellada Turchia 0 Assia minor en la quai, son moites bones prouentias et ciutas. L'Eufrate se courbe et s'embranche vers Àntiochie, ensuite passe les villes : Malasia (Malalia), Brisant (ancienne Bersima?), Benzab (ancienne Zenobia?) ,. Lira (Hit? ou Hira?) et Serug (Sora? ou Soura?).
Le Tigre ayant à Test archa Noe placée sur monts Araral , et /// eccresie, les trois églises ( Elchmiatzin ) , traverse Malascarli (Malasdjert) , Pasalain (Razelaïn) , Zizera (Djezireh) , Mosul : a questa ciutal es appellada Niniue la gran , la quai es dcslrauida per las cupachat; ensuite Arba (Arbelle) et Baldach (Bagdad) où les deux fleuves se communiquent par un canal et avancent séparément autour de lora de Babel : l'Eufrate se jette dans la mer par une double embouchure à Test d'Abdeni (Abadan) et Bassora (Bassora), qui sont toutes les deux placées sur la mer; quant au Tigre, il se tourjie pour verser ses eaux dans la mer à Test de Tainust (Siniz). C'est la triple embouchure du fleuve Baldach.
Un autre fleuve coule parallèlement à Test de celui de Baldach, sortant par deux branches de deux lacs, chacune accompagnée de deux villes. Caprcri ou Caperci et Argis (Ardjis), sont situées près de
mar d'Argis (lac Van); Ormi, (Ourmia), et Marga (Marnga), près de mar de Marga (lac Ourmia). La branche sortant de ce dernier baigne les murs de Cremi (Kermanschah) et se réunit avec Fantre , sous les murs de Kade et formant un seul fleuve (qui représente le fleuve Kerkhah), il verse ses eaux dans la mer près de Chcsi (Haviza? ou Chersonnesus des rivages du golfe persique?). Vient ensuite sur les rivages de la mer Serans (rivière Schirin) , Ussa (Essina sur la courbure méridionale) accompagné de insula de Chis (Kaïs) ; puis Creman (Kermao) ; enfin Hormision et insula de Ormi (Ormouz) : cette ville s'appelle Ormes : c'est ici que commencent les Indes; sachez, que dans cette ville viennent des bâtiments qui ont huit à dix mâts avec des voiles de cannes»
(101) Mare urbis et Viasara (Bassora) — mare Indicus, hic piscanlnr perlas, quas déferont
Vtasara postea (Pizigaoi). — Edrisi (III , 0, p. 373-577) donne une longue description de la manière de pécher les perles et ne connaît point d'enchantement. Marco Polo (cliap. 474, III, 31) ne Ta pas oublié, donnant aux enchanteurs ad hoc l'appellation arabe d'abraïamaïn , abrivamaïn , abanamayn.
Dans l'intérieur des terres : ciulat Ssiras, accompagnée de la légende : celle ville esl appelée Ssiras ; elle s* appelait autrefois Gracia (Grèce) ; c'est là que fut premièrement inventée l'astronomie par le trèssavant Tolomeu (Ptolémée le grec).
On y voit le roi de Ton ris et ses villes ciulat Rey, Soldania (Soltania) et Tauris. On peut dire que le roi de Tauris n'est pas d'une trop récente nouvelle. Depuis la mort de Gazan Mouhamraed, 1555, tout était déchiré dans cette possession des djengbiskanides; à Schiraz, régnait le dernier roi indépendent Zein alaheddin; les autres ailleurs; Ta merlan menaçait cette contrée.
La Perse se termine, finis Persia, par les monts de Amol (Hindonkouh), desquels coule flum d'organci. On pourrait présumer qu'il représente Sihoun, car le fleuve Amol (Djihoun) est représenté par l'embouchure de flum Amol : mais Organei est situé sur Amol, Dijhoun est donc doublé par les épigraphes. Une semblable confusion se déclare dans les positions. En apparence, elles font trois suites de routes: mais l'examen de leurs noms fait découvrir leurs situations confuses. Trabicha (Djarib gusken entre la Caspienne et Aral?) (102) Calay Castro (Kisil kala?), Cara, Zaraspa (Hazrasp), Choya (Khiva;), Faray (Farabr Amou), tout rapprochées qu'elles se trou vent sont en désordre; Fisla (Sisla Siislan?), Eui, Amol (Amou proche de Farabr,) obscursissent l'explication; Bocar (Bokhara), Samarchati (Samarkand), Coyandi (Khodjenda) sont placées au sud de Djihoun, comme l'avait dictée le sage Toiomée de Siraf. Congicanli (lenghikant), Cptam (Khotau), Timitri (Termed) et Badalech (Balkh) sont toutes placées au delà des fleuves à l'est. D'ici la route continue par Ckabol (Kaboul) et Mollas vers l'Inde , passant à l'ouest de Camar (Kaschmir).
Par tout, (il faut en excepter Camar) flotte la bannière du roi de Tauris : mais le pays de jette partie exposée aux ravages de Tamerlan , porte le nom de Tarssia (Zagatay). Cette province esl appelée Tarssia* Cesl de là que sortirent les trois savants rois qui vinrent à Bethléem en Judée avec leurs présents; ils adorèrent Jésus-Christ et sont ensevelis dans la ville de Cologna, à deux journées de Bruges (405).
Tout-à-côté on a, à l'est, un royaume mal assis dans la carte eatalane : ici règne le roi Chabech , qu'on appelle seigneur de Medein. Il reste dans le pays Emalech. C'est Armalech, Almalig (Al-malik, rot d'Ili), Uibalig, Ili, lié, Ilibalik, Abeile, aujourd'hui, Ili Gouldja, chez les Chinois Hoei-Yuan, sur la rivière Ili, capitale du royaume de Kaïdou à l'époque de la dissolution de l'empire djinghiskanien, visité par les Européens, situé au nord de Lop (la carte catalane le place au sud); sa domination s'étendait au nord de Kamil (104).
[103] Ou Otrar; à l'ouest d'Otror on a plusieurs Kala.
(103) Ceci est en désaccord avec le récit de Marco Polo. Il dit, qu'en Perse est la cité qui est appelé Sava (Saba, Sabba, Sabada), de laquelle partirent les trois (rois). En ceste cité, suât soveliz les trois, mais en trois sepouture moût grant et bêles , et de son la sepoutare a une maison, quares et desonre n'ont nuit bien cures et est le une juste l'autre. Les cors sunt encore tait entières et ont chuoilx et barbe (chap. Si, de la version latine S, 49). Marco Polo les a vu ainsi chevelus et barbus, sachant sans doute qu'à Cologne se trouvait leur duplicata. - (40-1) Voyez la carte de Klaproth de l'année 4290 pour l'histoire de la Chine. — Pegoletti et Paschalis 4335, 4338, se sont arrêtés un certain temps à Almalig. Marco Polo a signalé soa existence par le nom de Gingitala. Sur les confins orientaux de ce royaume, non loin de Karakoroun, est un lac appelé Sanguintalgnin , Sankintalaï , Chinchintalas , et le stepe Tzaluntalaî, campus albus (des cartes de d'Anville, Hase et autres) qui ont pu donner origine à la dénomination
Dans les limites de Chabech-Emalcch-Mcdeia se trouve Yssikol, silué sur un lac (Issi, Tout, Temourtou, du pays de Tourgouts au nord de la petite Boukarie). Le lieu qui s'appelle Yssicol (Issi-koul). Dans ce lieu est un monastère de frères arméniens, dans lequel est, dit-on, le corps de saint Mathieu , apôtre et évangéliste. Sous la domination de Chabech paraissent se ranger les villes de Chabot et Camar. Ce dernier pourrait dériver de Kamil : mais plutôt tous les deux sont une répétition et doublure de Kaboul et de Karsehmir (105). La répétition est d'autant plus présuma Me, je dis même évidente, qu'elle est accompagnée de ciulal de Baldassia (Baladeschan, Baltistan, Baîli, petit Tibet), Bandasca, Balaxian, Balacîan, Balascia, Balasian, Bandasian, des manuscrits de Marco Polo (chap. 46, 49, 50; I, 33, 30, 37). Il dit encore et monte l'en (dans sa dépendance Vocan , Vakhan) tant que l'en dit que cel est le plus aut leu deo monde: et quant l'en est en cel liaut !eu , adonc treuve un plan entre deux montagnes en quel a u flum mont biaus (fleuve Djihoun). Ce mont est appelé par le catalan mont de Baldasia et u flum mont biaus, qui y prend sa naissance, forme finis Indie et coule vers le sud jusqu'à Ianpa (Ciamba) fleuve Maecaun, Mecon, fluvius lotius Asiae maximus, dit Ortcl.
La mer Caspienne porte : cette mer est appelée mer de Sara ou de Bacu, Les Tatars y naviguent et y dominent : mais la forme allongée de la mer, la péninsule Bakou , le golfe sablonneux des monuments et les nombreux détails portulans, démontrent que le commerce italien y ût d'heureuses investigations.
C'est au nord de la mer Bakon que dominait l'empereur de Saraï ,
dont la capitale ciudat de Ssarra, insulaire Zizara, SoiarM ^'j—
Saral al djezira, était située non loin de l'embouchure de Volga, Edil, et on lit au-dessus de zizcra-Saraï : c'est ici que réside l'empereur de celte région septentrionale, dont le commandement commence dans la province de Burgaria (Boulgaria) el finit à la ville d'Organcio (Ourgenz). Ce souverain est appelé Jambech (mort 1357), seigneur de Sara. D'ici partaient les karavanes. Cette karavane est partie de tempire d'Assara pour aller en Catayo (Chine) el voici sa marche et roule : sachez que ceux qui veulent traverser le désert , s'arrêtent et se reposent pendant une semaine entière dans une ville appelée Lop, dans laquelle eux el leurs bêtes se rafraîchissent et s'approvisionnent de tout ce qui est nécessaire pour sept mois, car dans le désert un homme peut marcher une nuit et un jour avant de pouvoir trouver de Veau bonne à boire : mais ce jour et celte nuit passés, on en trouve tant qu'elle su/fil à cinquante, cent personnes ou davantage : et s* il arrive que pendant la nuit, quelque voyageur, chevauchant s'endorme, soit par la maladie ou pour autre motif el qu'ainsi il quitte ses camarades, il advient souvent qu'il entend dans l'air de nom • breuses voix de diables , semblables aux voix de ses compagnons ; encore Fappelent-ils par son propre nom ; enfin les diables le conduisent tellement
4e Marco Polo. Ce lac d'abord iwiommc , disparut ensuite dot cartes de Ktaproth. Sa grande carie de l'Asie centrale de 1836, offre, à l'ouest des possessions d'ili, les positions nommées Kbabtsikaï gatoulga, Khalbau-gatoulga, de même qu'est appelé Ghin gitala.
(405) Cette répétition s'est perpétuée : on la voit dans les compositions publiées par Ortel » Mereat or, etc.