‹ Géographie du Péron, corrigée et augmentéeChapitre 109 sur 321 · POSITION. — CUMAT. — VENTS. — NAITRE · texte numérisé non relu

POSITION. — CUMAT. — VENTS. — NAITRE

DU TEBRAIN.

La ville de Lima est située dans une plaine qui s'étend de Test à l'ouest, sur les bords du RimoCj qui arrose la vallée du même nom. Sa distance de la mer est d'environ neuf milles; et son enceinte, qui est entourée de murs jusqu'au pont, est d'environ douze milles, y compris le quartier appelé Cereado et la partie de la ville au-dessous du pont.

La hauteur de la grande place (Plaza Major), au-dessus du niveau de la mer, est de 156 mètres.

Le thermomètre, à l'ombre, varie de 15<^à 28** centigrades : la hauteur moyenne du baromètre est de 0^,771. La déclinaison de l'aiguille magnétique est aujourd'hui de 10* 16' à l'est.

Le baromètre éprouve^ à Lima, une espèce de flux et de reflux périodique dans les vingtquatre heures du jour. A cinq heures du matin ^ il commence à monter de quatre lignes (échelle ancienne en pouces, équivalente à 0,009 millimètres). II reste presque 8tatiom[udre de neuf heures à midi ; il des-

cend ensuite jusqu'à quatre heures du soir, et, à partir de sept heures du soir, il remonte jusqu'à onze heures de la nuit.

A toute époque, le climat de Lima a été célèbre et présenté comme très-doux et trèssain. Mais aujourd'hui il n'en est plus ainsi : car sans doute la communication fréquente et rapide avec Panama, l'immense émigration des Chinois et d'autres peuples d'outremer, ont produit un changement notable dans l'atmosphère.

En effet, depuis 1851, la terrible fièvre jaune et le vomito negro sévissent sur la population, et presque tous les étrangers en sont frappés. Nous devons faire remarquer ici que ce fléau n'épargne pas même les pays situés au milieu des montagnes, car les deux provinces de Conchucos et plusieurs autres du département de Cuzco, ravagées par cette maladie^ sont restées presque désertes : ces faits sembleraient incroyables, s'ils n'avaient été constatés; en effet, la fièvre jaune ne fait ordinairement de ravages que dans les pays chauds et marécageux.

Les maladies qui dominent dans la capitale pendant les diverses saisons, sont :

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU

Au pHniemps et en été : La Bronchite. — Les PneumonieB^ — Les Exanthèmes cutanés. — Les Pleurésies. *- Les Dyssenteries. — La Petite Vérole. «- La Rougeole. — La Fièvre scarlatine. — L'Érésipèle. — L'Angine tonsillaire. — La Cistitis. — Le Catarrhe vésical. — L'Hémoptysie.— L'Apoplexie cérébrale. — Les Tubercules pulmonaires. — Les Fièvres intermittentes, inflammatoires et tjrpboldes. — L'Hép»tite.

En automne et en Mver : La Tour convnlsive. — La Bronchite. — Les Affections catarrhales. — L'Angine du larynx. — Le Croup. — Les Pneumonies. — Les Pleurésies. — Les Blennorrhagies. — Les Rhumatismes. — Les Maladies nerveuses. — La Sjrphilis. — Les Tubercules pulmonaires.

Dans toutes les saisons : Des Verrues.

Le terrain où est situé la ville de lima est une alluvion puissante^ composée alternativement de couches d'argile et de gros galets. Plusieurs de ces galets atteignent jusqu'à une vara (3 pieds de diamètre). Il n'y a pas lieu de douter qu'ils ne soient des dépôts de l'Océan qui les a charriés à une époque trèsantérieure à nous : toutefois le naturaliste Raimondi prétend que ce sont des alluvions du Rimac.

Le soulèvement lent du continent américain, si remarquable aujourd'hui sur la côte méridionale du Chili, a élevé considérablement le niveau de Lima au-dessus de la surface de l'Océan, tandis que les rives escaiv pées qu'il a formées ex abrupto entre le Callao et Chorrillos, trois lieues plus au sud-ouest, ont à peine de 25 à 30 mètres d'élévation.

Les montagnes qui environnent Lima, au nord et à l'est, sont formées par une roche de porphyre qui semble parfois passer au granit. La stratification de cette roche n'est pas apparente : il y a lieu de penser que ces montagnes sont d'origine ignée.

Vers le sud-est, on rencontre des assises de calcaire mêlé de grès, traversées par une infinité de petites veines de chaux carbonatée en feuilles; on en tire une chaux excellente. Au pied de ces montagnes^ à 180 mètres au-dessus du niveau de la mer, on rencontre plusieurs mines aujourd'hui abandonnées; ce fait est d'autant plus digne de remarque qu'il est bien rare^ car toutes les mines du Pérou se trouvent à une hauteur considérable.

Le Morro de Chorrillos^ qui est un promon-

toire terminé par une montagne dont la croupe est arrondie, d'une élétation de 400 mètres environ, est composé de roches stratifiées, identiques à celles de San-Lorenzo, c'est-à-dire de couches alternatives de peu d'épaisseur et disposées très-régulièrement, qui disparaissent sous l'eau vers le S. S. 0. sous une inclinaison de 20® à âS"*. Ces couches sont formées d'une argile dure qui passe presque à l'état de quartzite, renfermant des pierres dendritiques ilans les séparations naturelles de la roche; d'une argile rouge très-ferrugineuse et enfin, jusqu'à la base^ de grès siliceux, couleur vert de gris.

Au niveau môme de la mer^ et autour de l'île San-Lorenzo, on rencontre un grand nombre de cavernes; quelques-unes même sont très-profondes : les vagues de TOcéan s'y engouffrent en produisant un bruit épouvantable. Les influences atmosphériques et les coups répétés des flots ont it produire à la longue ces nombreuses cavernes dans les couches faciles à dissoudre à cause de leur peu de consistance.

En partant de Lima, et en se dirigeant vers la Cordillère par la vallée du Rimac, on rencontre à droite et à gauche le terrain granitique. La roche dominante est le granit, traversé par d'innombrables veines de feldspath et de quartz. Le terrain d'alluvion formé de sable, d'argile, de cailloux roulés que Ton trouve plus bas, et qui ont sans doute été transportés par les torrents descendus des Cordillères, prouve que le volume actuel des eaux du Rimac est insuffisant pour avoir pu produire ces phénomènes géologiques.

Le vent du sud domine à Lima, comme sur toute la côte du Pérou. Mais il arrive parfois, surtout au commencement des saisons que le vent du N.-O. souffle pendant des intervalles plus ou moins longs. On observe d'ailleurs ce phénomène à différentes heures du jour. Au lever du soleil, c'est le vent d'ouest qui souffle, et au coucher celui dn sud-est. Le moment de sa plus grande force, c'est de onze heures du matin à deux heures du soir.

A Téquinoxe du printemps^ c'est-à-dire le 22 septembre; aux solstices, c'est à-dire le 2i juin et le 22 décembre, et à l'époque des différentes phases de la lune^ c'est de six

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eures à dix heures du soir que le vent du iid-est souffle avec le plus de force. Dans le lois de mars, il est bien moins sensible qu'à )utes les autres époques de Tannée.

Avant de donner une description de la ille de Lima, nous croyons utile et môme écessaire de donner une idée de la constiiition géologique du département, dans la lartie qui correspond à la route de Lima à [uancavelica.

»jBscaupnoN céolocique du terrain goh*

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