LISTE DES ARCHEVÊQUES DE LIMA DEPUIS LA CONQUÊTE DU PEEOU
2>. Pr, Geranhno Loaiza, premier archevêque de Lima eo 1548 ; il est mort le 25 octobre 1575.
Santo TorUfio Àffinuo Hogrov^o (saint Toribius), élu en 1579, mort le 33 mars ^606.
D. Bttrtolomé Lobo GtterrerOj prit possession du siège archiépiscopal en ie09, et mourut le S janvier
D. Ganzaio Ocampo, prit possession du siège en avril 1625, et mourut à Recuai le 19 décembre 1626.
D. Fernando Arias de Ugarte, prit possession le 14 février 1630, et mourut le 27 janvier 1638. •
D. Pedro Villa Gomez^ prit poesession le 22 mai 1641, et mourut le 2 mars 1676.
D, Fr, Almoguera, prit possession le 6 mai 1674, et mourut le 2 mars 1676.
J>. Melchior de Linan y CUneros, fut président et capitaine généraldu Pérou, et ensuite archevêque de Lima; il prit possession le 14 février 1678, et mourut le 28 juin 1708.
D. Antonio Zuloaga^ prit possession le 21 mai 1714, et mourut le 21 janvier 1722.
X>. Fr. Diego Morc'iUOy religieux trinitaire, archevêque de la Plata et de Lima, prit possession le t8 décembre 1723, et mourut le 12 mai-s 1730.
Z>. Ant, Escandon de Chileautes, prit posse^ion le 3 février 1732, et mourut le 28 avril 1739.
D. José A, Ceballos Escandon, prit possession le 10 septembre 1742, et mourut le 16 janvier 1745.
D. Pedro A. Barroeta, prit possession le 26 juin 1751, et passa à Grenade le 18 septembre 1758.
D. Diego del Corso, prit possession le 27 novembre 1759,etmourutà Jaujale 28 janvier 1761.
D. Diego A, de Parada, prit possession le 23 novembre 1762, et mourut le 23 avril 1779.
D. Juan Domingo Gonsalês de Larreg/lura^ prit possession le 15 février 17S2,et mourut le S bsb
D. Bartolomé Maria de tas fferaSf évéqoe de Cnaoo, d'où il fut élevé à l'archiépiscopat de Lima le 1S novembre 1806 ; ennemi de rindépendanee du PéRm,il se retira en Espagne le 5 septembre 1631.
D. Jorge de Benavente, prit possession le tt ym 1834, et mourut le lo mars 1S39.
D. Fray Franeiseo de Sales Arrieta^ prit le 24 janvier 1841, et mourut le 3 mat 1843.
D. Francisco Javier de Luna Pixarro, prit sion le 5 avril 1846, et mourut le 9 février 1955.
D. José Manuel Pasqud^ prit possessioD le It décembre tS5S, et mourut le 15 octobre 1857.
L'église de Lima est actuellemeot goo^eniée |ir miustrissime senor D, José Sebasiias^ de Gayenâiàs y Barreda, auparavant évêqife d'Aréquipa. U a prit possession du siège archiépiscopal le 15 octobre 1859.
PLACE DE L*ACBO.
C'est une chose assurément bien diéplonble de voir se perpétuer, avec la môme ardeur que dans le siècle passé, les combats de taiureauxy jeux barbares, divertissements cruels et monotones, qui ont cependant tant de charme pour les habitants de lima* On est saisi d'un profond sentiment d'horreor en songeant à ce spectacle sanglant au milieu du XIX* siècle, qui s'intitule, néanmoins, le siè-
cle des lumières et du progrès.
Les cheveux se dressent sur la tète en entendant les accents de joie frénétique qui éclatent parmi les spectateurs, quand, frappé d'un coup mortel, le taureau roule sur l'arène, ou quand le toréador, ayant manqué son coup, est malheureusement la victime de l'animal : on trouve que c'est un spectacle amusant de voir cet infortuné lutteur peloté entre les cornes de son adversaire, qui finit souvent par l'écraser ou l'éventrer II!
La place où ont lieu les combats de taureaux est un immense amphithéÀtre qui peut, dit-on, contenir jusqu'à 20,000 spectateurs. On l'appelle Place de VAcho. Et quand le pays est en voie de progrès, quand il se sent animé par la vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, en un -mot, quand il est entraîné en avant par tous ces en&nts gigantesques de l'industrie moderne, comment peut-on tolérer encore la lutte de l'homme^ du taureau ? L'éloquent Jovellanos, ea pa^
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
iOS
lant dé ices 'combats y s'exprime ironiquement en ces termes : .
<i Ces fêtes qui nous caractérisent^ sont les liens de notre société. Taliment de notre amour patriotique, et le milieu où s'élaborent nos coutumes et nos usages politiques. Ces fôtesy qui nous caractérisent et qui nous distinguent entre tous les peuples de la terre, réunissent tous les objets agréables et instructifs que Ton peut désirer. Qui donc, accoutumé à voir, de sang-froid, un homme voler entre les cornes d'un taureau, éventré, tes entrailles pendantes, et arrosant la place de son sang ; un cheval blessé renversant son cavalier, et luttant avec les angoisses de la mort ; xine troupe de taureaux épouvantés fuyant la vengeance d'une bête féroce qu'ils ont blessée; qui donc, accoutumé à entendre sans frémir les cris tumultueux d'une foule, innombrable mêlés aux sifflements, aux sons éclatants d'instruments belliqueux, qui augmentent encore la confusion et la terreur ; qui donc, je le demande, après un pareil spectacle, sentira son Âme émue en présence d'an appel aux armes ou d'une bataille ? . « Qui donc, en admirant la docilité d'un peuple immense quand on lui présente la yei^e qui le menace de l'esclavage, et dans une occasion surtout où on lui accorde autant de licence; qui donc, je le répète, pourra s'étonner ensuite de l'oppression du citoyen? Comment peut-on réunir un peuple pour un pareil désordre ? »
Nous concluons en disant hautement que les combats de taureaux sont barbares et font peu d'honneur à Lima.