‹ Géographie du Péron, corrigée et augmentéeChapitre 152 sur 321 · I ■ I II 1 II I · texte numérisé non relu

I ■ I II 1 II I

Pomasi

Paratia

Lagunillas. ....

Angostura

QuUlogillo

Ghupica

Aroatia

Chuallani

San Antonio de

Esquilache. , .

Garacbanca. ...

Chinqiie

Pompea

Cacharani

Puno

HuacuUani

Lampa

NOMBRE de fosses en exploitatioD.

ROMBEE d*oinnier8.

PBODurrs

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Marcs.

coifsoiauTioïc

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Libres.

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PâROU.

Etat indiqtuint le nombre des Marcs fondus à la Caisse nationale pendant un espace- de cinquante ans y et dressé par ordre du Préfet de Piino, le 10 novembre 18i6.

ANNÉES

A reporter. « . .

de Marcs produits.

ANNÉES

Marcs. ODces.

Report

Total..

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de

Marcs produits,

Marcs.

Onces.

CXIHAT. — ATMOSPHSRJB. — ALIMENTS.

Somme le sol da département de Puno est istitué physiquement par de hautes monnes^ des gorges profondes et des plateaux adus, la température variesuivant les lieux. la les régions élevées^ elle se maintient en- 3» au-dessous de zéro et 9« au-dessus, rmomètre Réaumur. Dans les gorges et vallées, elle s'élève de 11 à 20^ au dessous léro^ thermomètre Réaumur.

L'atmosphère de ce pays est très-chargée d'électricité : aussi les pluies sont presque toujours accompagnées d'éclairs et de ▼iO' lents coups de tonnerre, surtout pendant les mois de janvier, février et mars, où les orages éclatent presque journellement, et à de courts intervalles. Les pluies commencent au mois de novembre^ et finissent ordinairement en mars; mais quelquefois elles ont uqe durée moindre, et d'autres fois plus longue.

Il règne, dtns le département de Puno^

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU

des vents très-violents, qui commencent à souffler, ordinairement, au mois d'août, et qui durent jusqu'au mois de décembre. Leur direction varie suivant la configuration du

sol.

Les tremblements de terre, qui produisent de si grands ravages dans les autres parties du Pérou, sont inconnus dans ce département, si Ton excepte la province de Carabaya.

La parcimonie de l'Indien, quand il mange à ses frais, est proverbiale^ ainsi que son grand appétit si les aliments ne lui coûtent rien. On s'étonne de la manière dont ils vivent dans leurs cabanes, en ne mangeant que la Lagua. La Lagua est une bouillie de maïs moulu, avec ou sans viande salée; ou bien d'orge grillé et moulu; ou enfin de Chuno moulu, et de CulipUy qui est le son le plus fin du blé, et qui varie suivant les localités. Du Choclo cuit au four et conservé, et de la pomme de terre cuite à l'eau et sécbée au soleil, on fait aussi de Xdi Lagua, Dans le premier cas la Lagua s'appelle Chochoca^ et, dans le second, Cocopa ou Canihuaco : on assaisonne la Lagua avec la farine de Cancha ou Anca (maïs rôti), ou de la farine de Mote (maïs cuit à Tcau) ; et quand les Indiens entreprennent une longue route, ils mangent le Chuno avec un morceau de salé, et quelque- ' fois avec des pommes de terre, mais toujours les plus petites, car ils vendent les plus grosses.

Us fabriquent généralement leurs liqueurs fermentées avec du maïs à l'état de Jora ou Gutiiapo. c'est-à-dire quand le grain commence à germer à l'air libre. Quelquefois ils le mâchent préalablement, ou le broient de toute autre manière. Malgré la passion qu ils ont pour la Chicha^ quand ils peuvent se procurer de l'eau-de-vie, ils en boivent aveeexcès, et jusqu'à l'ivresse.

La Coca (Erythroxylon Coca) est la feuille d'un arbuste, classée, par les naturalistes, dans la famille des Érythroxylées. Nous avons déjà parlé de cet aliment des Indiens au commencement de cet ouvrage {voy. page 15).

La Quinua (Ghenopodium Quinoa) est une autre plante, de la famille des Cliénopodiées. Elle donne une graine semblable à celle de la moutarde, et qu'il faut bien laver avant

que de l'assaisonner, parce qu'elle est très^ amère; néanmoins, quand elle est bien as* saisonnée, elle est assez agréable, ainsi que le Chuno.

Les Indiens du sud du Péroa mangent U Coca avec la cendre de la Quinua^ ou d'âne certaine espèce d*épine pétrie en petits pains, et, dans quelques localités, mêlée avec de la bouillie de pommes de terre. Ils mordent, de temps en temps, un petit morceau de coca de la grosseur d'une lentille, ou un peu plus gros, quand l'habitude de màcber cette feuille est plus invétérée. Dans le nord du Pérou, on emploie, comme assaisonnement, la chaux vive, que l'on porte dans des calebasses bouchées avec un petit bâton rond, de la grosseur d'un crayon. On retire le bâtonnet de U calebasse, et on le porte à la bouche pour sucer la chaux qui y est restée adhérente.

Cette bouillie de cendres et de pommes do terre ou de chaux vive, appelée Llucta, est pour la Coca ce que le sel est pour les aliments. Toutefois le mangeur de Coca, qui commence à user de la Llucta^ sent aon gosier se rétrécir, comme lorsqu'on se gargarise avec de l'alun.

INDUSTRIE. — GOMMERGB. — IDIOMES.

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