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PROVINCE DE LAMPA

LIMITES

La province de Lampa est bornée au Nord par celle de Garabaya; au Sud-Est, par celle de Puno; à TEst, par celles d'Azangaro et de Huancané; à TOuest, par celle de Caylloma du département d'Aréquipa et par celle de Canchis et de Ganas du département de Cuzco.

DIVISION POLITIQUE

La province de Lampa comprend douze districts, trois petites villes, quarante et un bourgs et treize cures.

Lampa est la capitale de la province.

DISTRICTS

Lampa,

Santa Rosa,

Cabanilla,

Macari,

Pucara,

Gupi,

Ayaviri,

Llalli,

Orurillo,

Ocuviri,

NuDoa,

Umachiri.

CURES

Pucara,

Lampa,

Ayaviri.

Caracoto,

Umachiri,

Cabanilla,

Orurillo,

Yilque,

Nunoa,

Gabana,

Macari,

AtuncoUa.

Juliaca,

Pour le reste, nous renvoyons à ce que nous avons déjà dit sur le département en général.

PROVINCE DE CHUCUITO.

LIMITES

Getle province est bornée au Nord par celle de Puno; au Sud-Ouest, par celle de Moquegua; au Nord-Est et au Sud-Est, par le lac Titicaca qui la sépare de la République de Bolivia.

DIVISION POLITIQUE

La province de Gbucuito comprend neuf districts, une petite ville, vingt-cinq bourgs et vingt cures.

La petite ville de Juli est la capitale de la province.

DISTRICTS

Juli,

Yunguyo,

Uave,

Desaguadero,

Pomata,

Huacullani,

Zepita,

Pisacoma, ,

Santa Rosa.

Santo Domingo de Gbu-

Santiago de Pomata,

cuito,

Rosario de Pomata,

Asuncion de Chucuito,

Asuncion de Tunguyo,

San Pedro de Acora,

Magdalena de Yunguyo,

San Juan de Acora,

San Pedro de Zepi ta.

Santa Barbara de llave,

Pisacoma,

San Miguel de llave,

UuacuUani,

San Juan de Juli,

San Sébastian de Zepita,

Santa Gruz de Juli,

San Pedro del Desagua-

Asuncion de Juli,

dero,

San Pedro de Juli,

Pichacani.

GÉOGRAPHIE DE LA. RÉPUBLIQUE DU PÉROU

CHOSES REMARQUABLES

Pour les productions de cette province, nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons exposé en parlant du département en général.

Sur le chemin de Zepita à Puno, et à peu de distance de cette dernière ville, on rencontre des montagnes qui, suivant Weddell,

sont d'origine volcanique. Elles sont intéressantes au point de vue géologique» car elles ont été sans doute un centre de soulèvemeDt, mais postérieur à celui de la cordillère des Andes; c'est ce second soulèvement qui aura rempli l'immense vallée qui séparait le rameau intérieur des Cordillères de celui qui s'allonge à l'Occident le long des côtes de l'océan Pacifique.

DÉPARTEMENT D'ARÉQUIPA,

Le département d'Aréquipa occupe une place distinguée dans la république du Pérou, soit par les qualités intellectuelles et le courage de ses enfants, soit par ia beauté poétique de son territoire, qui est une véritable oasis du désert compris entre la mer et les Andes , soit enfin par la douceur et la transparence de son atmosphère.

Ce département est peut-être moins riche en productions minérales et végétales que plusieurs autres de la république, tels que ceux de Junin, des Amazones, etc., mais il est, sans contredit, le premier de tous, sous le rapport des arts mécaniques et industriels, des sciences et de Tagriculture.

Les célèbres artistes don Jacinto Ybanez, don Manuel Maria Vargas et don Egidio Noriega contruisent, à Aréquipa, avec une habileté supérieure, toute espèce de travaux d'art, d'une exécution difficile^ comme des presses d'imprimerie, des cristaux, des guitares, des bottes à musique, des montres, des pendules astronomiques d'une nouvelle invention et d'une prodigieuse exactitude, et enfin tous les instruments pour fabriquer ces articles^ etc.

II serait difficile de trouver des hommes aussi intelligents et aussi adroits pour fabriquer toute espèce de machines. Ybafiez serait célèbre même en Angleterre; Vargas et Noriega partageraient la même célébrité.

NéanmoiDS, le premier et le dernier sont

demeurés pauvres, malgré leurs talents (1).

Des personnes d'Aréquipa, qui n'ont jamais appris l'ébénisterie, fabriquent des pia- ^nos excellents. Un prêtre nommé Suyo, et Don ApoIIinario Peralta, ont construit des pianos harmoniques qui rivaliseraient avec ceux que l'on fait en Europe.

Dans tous les autres arts, comme la ferronnerie, l'orfèvrerie, etc., il y a également des hommes habiles, capables d'exécuter toutes sortes de travaux qui se font à l'étranger, surtout en orfèvrerie.

En architecture on est étonné de l'intelligence et de l'habileté des hommes qui ont pu élever des temples magnifiques comme la cathédrale actuelle, et d'autres monuments publics. Parmi ces architectes péruviens, que l'on n'aurait jamais crus capables de telles entreprises, nous devons surtout citer ici feu Don Manuel Torres, et le Maestro Lucas, qui ont dirigé les travaux de la cathédrale avec tant de génie, sans être jamais sortis de leur pays.Parmi les fondeurs, nous voyons s'élever, comme un géant. Don Mariano Cuba, appelé généralement le Pollon [c'est-à-dire le gros poulet). Cet artiste extraordinaire, qui ne sait

(1) Ces trois artistes ne traTaillent, d*ailleun, que sur une écheUe fort restreinte ; les articles qu'ils fabriquent ne dépassent guère le nombre de ceux qui sont i leur usage, ou de ceux qu'ils exécutent pour montrer leur habUeté.

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU

peut-être pas môme lire, exécute, avec une facilité étonnante, des pièces d'artillerie de grand calibre, des cloches de cinq cents quintaux (50,000 livres ou 25,000 kilogrammes). II ignore li^i-môme le prix de ses chefs-d'œuvre. Il fondit, en 1842, la grosse cloche de la cathédrale à un bas prix qui étonne, et néanmoins cette cloche est plus grosse que celle de Saint-Paul, de Londres.

Le mécanicien Vargas, dont nous avons déjà parlé, fabrique d'excellentes boussoles, des graphomètres, des théodolites, et enHn tons les instruments de mathématiques et d'optique que Ton peut faire en Europe. C'est un homme honorable, qui vit de ses rentes, et qui s'occupe, par goût et par distraction, à ces sortes d'ouvrages. Et pour que l'on ne croie pas que nous exagérons, nous devons dire ici qu'il nous répara un cercle répétiteur de Borda, qui avait souffert de graves dommages dans son transport de Lima à Aréquipa, et les raccords sont si habilen^nt faits, que M. Lei^ebours, opticien de Paris,' qui l'a exécuté, ne pourrait lui-môme reconnaître la trace des réparations.

Nous devons ajouter enfin que Ybanez,Vargas, Noriega et le Pollon, sont des artistes qui, par leurs talents, brilleraient avec éclat en Europe.

Sous le rapport guerrier, ce département enthousiaste et patriote occupe, sans contredit, un rang distingué parmi les populations du Pérou. Il nous suffit, pour prouver notre assertion, de citer la dernière révolution, celle de 1854, dans laquelle ils ont fait des prodiges de patriotisme et de valeur. Sur le champ de bataille de la Palma, ce furent les Libres d'Aréquipa qui prirent au combat la part la plus active. Nous souhaiterions seulement à nos concitoyens d'être moins exaltés en politique, parce que, au premier mouvement révolutionnaire, les champs restent déserts, et les ateliers sans ouvriers. En sachant contenir ces élans guerriers, ils seraient plus grands et plus utiles à la patrie.

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