PLUIES
Le rio Chili arrose le territoire d'Aréqnipa. Son cours va de l'Est à l'Ouest, el sa source se trouve dans les hauteurs de Pati, Il passe entre les montagnes du Misti et du Cbachani. el, laissant au midi la ville d'Aréquipa, il SB dirige vers la vallée de filor , reçoit à Paica, sept lieues au Sud-Ouest d'Aréquipa. les eaux de Yui'a et va se jeter près de Quilca. dans l'océan Pacifique.
Le rio Chili a pour tributaires le rio de Paucnrpata qui prend sa source à Tanicaoi. et traverse l'espace compris entre le Mbii el le Pichu-Pichu; il se réunit au CAt7i par l'intermédiaire du Poslrerrio, autre ririérp qui prend sa source au pied du Pichu-Pichu; le Churncato ou Rii'ière du Miracle, qui cependant est ai peu abondante qu'elle suffit à peine aux besoins de cette bourgade.
Le ChiU est généralement une ririère peu considérable : mais pendant les mois de décembre, janvier et février, grossi parlt» pluies de laCordillére, il roule «ne masse ^
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
flots terrî))le. Au moment de la crue des eaux, son lit s'élargit, et cette rivière, naguère petite, devient un fleuve immense.
Souvent ses inondations causent de grands dégâts dans la campagne.
Le vent qui règne presque coiistamment à Aréquipa est le vent frais du Sud; pendant la nuit au contraire c'est le vent du Nord qui souffle, et qui empêche que la peste et d'autres maladies contagieuses ne viennent sévir parmi la population.
Le climat est doux et tempéré. Le thermomètre ne s'élève pas au-dessus de iO<* à IS"" Réaumur, à Tombre. Les Européens aiment beaucoup le séjour d'Aréquipa à cause de sa température et de ses environs charmants.
Néanmoins, en traversant l'horrible désert dlslay, hérissé d'une foule de monticules de sable, on croirait aller en Libye ou en Mauritanie : erreur qui se change en véritable plaisir quand on aperçoit la magnifique vallée de Tiabaya, ou celle d'Uchumayo, toute couverte de forêts , et qui -jouent le rôle d'oasis au milieu du désert. Ainsi, Aréquipa est un jardin planté au pied d'un volcan cl au milieu de la plus affreuse solitude.
Depuis la fin de mai jusqu'au commencement d'août, le thermomètre s'élève de 10» à l5»; pendant le reste de l'année, il s'élève graduellement jusqu'à 16" à l'ombre.
Le territoire d'Aréquipa ne connaît ni tempêtes ni ouragans. On n'y rencontre également ni marais, ni bois qui remplissent d'ordinaire les pays où ils se trouvent d'insectes et de reptiles venimeux;
Les pluies, dans .ce beau pays, vraiment favorisé du ciel, ne sont ni désagréables ni importunes : elles sont au contraire délicieuses et accueillies avec bonheur par la population. Elles tombent généralement vers le milieu de l'été, du mois de décembre au mois de mars inclusivement, et seulement, en général, de 2 à 5 heures du soir. Elles servent, pour ainsi dire, de balai pour nettoyer les rues, et laissent l'atmosphère pure comme un cristal. Malbeureusenient pour la ville d'Aréquipa, il y a plusieurs années que ces pluies ne sont plus dans leur état normal* et cette irrégularité cause à la santé des hftbiteptv et aux productions des champs des domniigefi considérables.