BIO UGATALI ET SES AFFLUENTS
Cette immense rivière ne prend le nom d^Ucayali qu'après la jonction des deux majestueux cours d'eau VApurimac et le Pachiteae, à 9^ environ de lat. S.
Ses affluents sont :
Le Catalina, au Sud ; le Sarayacu; le Cabaiai, qui prend naissance dans un lac au Sud; il est navigable; VAlmaitia, qui a sa source en Junin, et qui est na\igable.
Le Pachiteac a sa source en Junin ; il est navigable*
LePangoa, dont la source est dans le même département, est navigable en remontant jusqu'à Comas.
Le rio Tambo descend de la môme Cordillère et de celle d'Ayacucho. Son premier rameau s'appelle le Mayoc, et le second Pampas^ De la jonction de ces deux rivières se forme le Tambo, sur lequel peuvent naviguer même les bâtiments d'un fort tonnage.
Maintenant voici la description que le savant Haenke donne de cette immense rivière,
llJcayali :
« La seconde rivière, du côté de l'Est, qui code vers l'Amazone, c'est VUcayale (aujour-
d'hui on l'appelle généralement VUcayalt) ; sa grandeur et la masse énorme de ses flots, à son confluent, disputent au Maranon la souveraineté et la puissance. Pour cette raison différents écrivains l'ont déclaré être le véritable Maranon. Sa source la plus éloignée est celle de la lagune Chinchaicocha, dans les Pampas de JHombon, 30 lieues à l'Est de Lima, sous le il"" 30' lat. S. Le bassin dont les eaux alimentent le lit de cette imposante rivière, une des plus grandes de tout le continent américain , est extrêmement étendu. J'ai recherché et traversé ses sources, et j'ai rencontré un grand nombre de ses ports dans mon \oyage, depuis Lima jusqu'à Cuzco, et antérieurement, en 1794, depuis les rios Yauli, Jaujtty Mayoc y Mantaro, Canaire, Tambo, Pachachaca, Apurimac, Paucartambo, VUca" nota, jusqu'au district de Cailloma (province d'Aréquipa), et, du côté de l'Est, jusqu'aux confins de Carabaya. Sorti des étroites limites de la Cordillère, il s'enrichit des eaux du Perene et de celles du Pachiteac, sous le S'» de lat. S.
« n poursuit son cours à travers la vaste pampa du SacramentOy et au milieu d'un la-, byrinthe de forêts et de rivières sans nombre qui se déchargent dans son sein. Ses rives sont peuplées d'une infinité de nations dont les noms seuls formeraient un vocabulaire. Après avoir parcouru une immense étendue de pays, il se jette dans le Maranon, près des missions de San Joaquin de Omaguas, à 4® 30' lat. S. et à 73® long. 0. de Paris. »