VOLCANS
La province de Moquegua renferme le volcan d'Omate appelé Huàina-Putina, éloigné
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
m 20 lieues du volcan d'Aréquipa ou
aaina-Putina fit éruption en Tannée ît les cendres qu'il vomit rendirent rs territoires stériles. Pendant quinze atmosphère fut couverte de nuages et ires qui obscurcissaient le soleil, et »ta pendant quarante-cinq jours sans lir. Il mourut beaucoup de monde, et d nombre d^animaux ; de vastes moisbeaucoup d'arbres fruitiers périrent, le Tambo obstrué par les cendres, ie t les pierres calcinées, fut forcé de ' son cours.
incontre aussi dans cette province le appelé UbinaSy à cause de son voisii bourg de ce nom, et le Tutupaca ou ave. On a généralement confondu les 'emiers volcans: ces erreurs provience que Ton a jusqu'ici peu étudié et
peu connu notre pays ; et c'est au point que personne, à notre connaissance du moins, n'a mesuré la hauteur du cône de ces volcans, quand nous savons par des hommes dignes de foi qu'ils sont très-élevés. Dans les Géographies européennes, on rapporte que les tremblements de terre et les volcans appelés Guagua-Putina (nous pardonnons ce nom estropié) et Ubinas ont forcé les habitants d^Aréquipa de changer de patrie. Nous sommes saisis de stupeur en lisant de pareils récits dans des ouvrages imprimés en Europe dans ces dernières années. Ces méprises regrettables sont commises par des voyageurs qui ne font que passer dans notre pays, et qui, par conséquent, ne peuvent donner aucunenotion solide et exacte sur une région qui leur est inconnue. Ils se contentent deparlerde tout superficiellement, s'appliquant uniquement à critiquer ce qu'ils n'ont fait qu'entrevoir.
PROVINCE LITTORALE
DE LORETO'o
La province de Loreto, qui est de création récente, fut érigée en i853, dans le but de protéger la navigation de TAmazone. Par une loi du 4 juillet 1857 on lui annexa l'ancienne province de Maynas, et on lui donna pour capitale la ville de Moyobamba.
LIMITES
Cette province est bornée à TEst par le Brésil ; au Sud, par les départements de Junin, d'Ayacucho et de Cuzco ; à TOuest, par le département des Amazones, et au Nord par les républiques de TÉquateur et de la Nouvelle- Grenade. C'est, en conséquence, le territoire le plus vaste de toute la République.
Sous le rapport judiciaire, cette province est soumise à la Cour Supérieure de Cajamarca, et pour les affaires ecclésiastiques à répiscopat de Chachapoyas.
DIVISION POLlTlQtE.
La province de Loreto comprend quatorze districts. La capitale est la ville de Moyobamba.
(1) Voir, sur cette importante province, l'appendice de M. Raimondi, pa^ 356«
DISTRICTS
Moyobamba, Tiogo*Maria, Pachisa,
Jeveros,
Nauta,
Oran,
Tarapoto, Saota Catalina,
Pebaa, Loreto,
Sarayacu, U Laguna,
Balzapuerto, Andoas.
CVftES.
Les cures sont divisées en trois vicariaU et deux Conversions d'infidèles, savoir :
VICARIAT DB MOYOIAMIA.
Moyobamba,
Hioja,
Chaauta,
Lamas,
Tarapoto,
S. José de Sisa.
VICABIAT DBS COlIVBESIOlfS DB L*HUALLA6A.
Saposoa, Tocache et Uchisa,
Vallée de Pachiza, Tingo-Maria,
Pozuzo.
VICARIAT DBS RÉDUCTIONS DB MAYIf AS.
Balzapuerto, Yurimaguas, La Laguna « Loreto,
Jeveros, Nauta, Pebas, Andoas.
Dans les missions de l'Ucayali , se trouve la cure de Sarayacu, qui possède trois religieux résidant à Santa- Catalina, Belen et Tierra Blanca.
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
MOUVEMENT COMMEROAL.
La principale branche de commerce du portde Loreto, ce sont les chapeaux de paille (Sombreros de paja). En 1860 on a exporté 32^017 chapeaux, soit 2,668 douzaines, qui, vendues à Loreto à raison de 30 piastres (150 francs) la douzaine, donnent un produit de 80,040 piastres.
En 1859, l'exportation n'a été que de 26,494 piastres, mais il est bon d'avertir ici que les communications avec le Brésil étaient paralysées. Dans cette circonstance, le Gouvernement péruvien passa une convention avec la Compagnie des vapeurs brésiliens, afin qu'il fût envoyé chaque mois un vapeur à Loreto, moyennant le prix de 10,000 piastres par chaque voyage. Ceci nous explique la grande augmentation qui s'est produite dans le mouvement commercial pendant l'année 1860.
La meilleure idée que nous puissions donner de cette province si importante^ de cette province sur laquelle est fondée l'espérance de la grandeur commerciale du Pérou, c'est d'offrir au lecteur la relation suivante, écrite par le Senor Colonel D. Francisco Alvarado Ortiz, qui a été pendant longtemps gouverneur de la province^ et au zélé et au patriotisme de qui on est redevable de mille améliorations dans ce pays.