OISEAUX
Cette vaste province renferme des oiseaux le toutes les classes et de toutes les coueurs. Nous citerons particulièrement : IM/jie Royal, que l'on rencontre sur les bords le l'Ucayali;le Pajaro de siete colores (l'Oi- »eau aux sept couleurs ), qui se trouve sur lifférents points; des Oies de plusieurs est)èces et de plusieurs grandeurs; les Dînions sauvages (Pavas del monte), les Pau- 'iUSy les PiurieSy les Trompeteros (Trom- [)etles) et les Perdrix, sont des oiseaux estimés des chasseurs.
RIO MARAÎ^O?r,
ou FLEUVE DES ÂHÂZONES.
LeBioMaraûon (1), plus connu aujourd'hui
(1) On dit que l^origine du nom Maranon vient du fait raconté dans Fanecdote suivante : Un soldat de Pizarre, ayant vu ce fleuve pour la première fois, stupéfait à la vue de son immense étendue, s*écria en latin : « Hoemare an non? (Est-ce une mer ou non ?) » Ce fleuve
ftiOttBAVHU DU p6R0U.
sous le nom de fleuve des Amazones, prend sa source dans le lac de Lauricocha, situé au Nord du Cerro de Pasco (montagne de Pasco). 11 arrose successivement les provinces de Huamalies^ de Conchucos^ de Huamachuco, de Pataz^ deCajamarca, et le département de Chachapoyas. Il manifeste déjà sa puissance et sa majesté dans les plaines de Maynas ; il entre ensuite dans l'empire du Brésil, après avoir reçu dans son sein les rivières tributaires qui descendent de la République de l'Equateur et du Sud du Pérou.
Nous donnons ci-après la liste détaillée des affluents du Maranon, depuis le commencement de l'ancienne province de Maynas, jusqu'à son entrée dans l'empire du Brésil.
1» Rio Santiago. Il descend de la République de l'Equateur, et vient grossir la masse des eaux du Maranon, un peu au-dessus du Pongo de Manseriche (gorge de Manseriche) : il est navigable en canot.
2** Rio Apaga, Il descend des Cordillères et des environs de la ville de Chachapoyas : il est navigable, à son embouchure, pour les bateaux à vapeur.
3'* Le Rio Diorona, Il descend de la République de l'Equateur, et vient grossir à son tour le volume des eaux du Maranon. Il est navigable dans de petites' embarcations.
4° Le Rio Pastaza, Il descend de la République de l'Kquateur, et vient augmenter la puissance du Maranon. Il est navigable sur une longueur de trente lieues en remontant son cours.
5° Le Rio Potro, Il descend des hauteurs de Moyobamba. Il est navigable en canot.
6<> Le Rio Cahuapan'is. Il descend des hauteurs de Moyobamba, et vient grossir les flots du Maranon. Il est navigable en canot.
7<» Le Rio Huallaga. Cette rivière, assez considérable, descend des hauteurs du Cerro de Pasco. Elle est navigable en bateaux à va-
conserve le nom de Maranon jusqu'à son confluent avec VUcajrali, Après avoir reçu le tribut de cette grande rivière, il prend le nom à^ Amazone, On Ta également appelé Oreilana , du nom de celui qui Ta découvert ; eufin il a porté le nom de Tunguragua, de Solimoes, sous lequel les Portugais le désignent encore , etc.
Un historien célèbre de la découverte et de la conquête du Pérou, D. Âgustin Zarate, prétende sou tour que celle rivière s'appelle Maranon, parce que te premier qui la découvrit, par mer, fut un capitaine qui portait Cê nom,
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
peur jusqu'au Vongo dé Chasuta, Elle se jette dans le Maranon à cinq lieues au-dessous du bourg de la Laguna. Un bâtiment à vapeur nommé el Tirado a remonté cette rivière depuis son confluent avec le Maranon jusqu'au port de Yurimaguas, sans rencontrer aucun obstacle.
8" Le Rio Nocuray, 11 descend de la partie septentrionale du Pérou : il est navigable pour les grands canots; à Tépoque de la crue des eaux, les bàliments à vapeur peuvent le remonter jusqu'à une distance de trente à quarante milles à l'intérieur.
9** Le Rio Oritmjacu, Il descend de la région septentrionale du Pérou, et vient grossir le cours du Maranon. A l'époque de la crue des eaux il est navigable, pour les bâtiments à vapeur, jusqu'à une distance de trente milles de son confluent. Vers sa source cette rivière est peuplée, sur ses rives, de plusieurs tribus sauvages.
10° Le Rio Cambira, Il descend du Nord; il est navigable, dans de petites embarcations, jusque près de sa source. Ses rives sont peuplées de tribus sauvages appelées rAamWra*.
11» Le Rio Tigre. 11 descend du Nord, et vient, à son tour, grossir le cours du Maranon. Il est navigable, pour les bâtiments à vapeur, jusqu'à une distance de soixante milles, à partir de son confluent, et ensuite, pour les petites embarcations. Ses rives sont peuplées de tribus sauvages. Des spéculateurs assurent qu'il roule de l'or, mais celte rivière et ses environs sont très-malsains, et engendrent des fièvres pernicieuses.
12° Le Rio Ucayali. Cette rivière est presque aussi considérable que le Maranon luimême ; elle descend des cordillères du département de Cuzco, sous le nom ù'Apnrimac,^ Elle grossit ses eaux : 1° du rio Tambo, 2° du PangoUy et 3° du Pachifeac, et enfin va se jeter, sous le nom A'iîcayali^ une lieue au Sud de Naula, dans le sein du Maranon, qui ne prend le nom d'Amazone qu'après avoir reçu l'immense tribut des eaux de l'Ucayali.
13" Le Rio de Iqvilos. Celte rivière descend du Nord ; elle est navigable pour les petites embarcations, et ses rives sont peuplées de tribus sauvages nommées Iquitos.
14° Le Rio IS'unay, Il descend de la République de l'Equateur, et se jette dans le Ma-
ranon. Il est navigable dans de petits canots; ses rives sont peuplées de tribus sauvages appelées Iquitos,
15° Le Rio Napo, 11 descend des cordillères de la République de l'Equateur. 11 est navigable, pour les bateaux à vapeur, jusqu'à la distance de cent quatre-vingt milles en remontant à partir de son confluent. Ses rives, à droite et à gauche, sont peuplées de différentes tribus errantes, parmi lesquelles on distingue les Cotos^ les Paiahuas et les Aneth ter os. Cette rivière se jette dans le Maraiion en un point nommé Chorococha^ à quaraotedeux lieues en deçà de la frontière de Loreto. Elle roule de l'or près de sa source; il en circule annuellement plusieurs livres entre les commerçants de l'Amazone et la République de l'Equateur.
16° Le Rio Or osa. Il descend du Sud. Il est navigable en petits canots.
17° Le Rio Apariyacv. Il descend du territoire de l'Equateur : il est navigable en petits canots.
18° Le Rio Ambiyacu. Il descend de l'intérieur des montagnes du Nord du Pérou. Les bâtiments à vapeur le remontent jusqu'à noe distance d'un mille et demi, et jettent l'ancre dans le port de Pébas, situé à une demi-lieue du Maranon.
19" Le Rio Cicita. U descend des hauteurs voisines du Rio Putumayo ; il est navigable en petits canots.
20° Le Rio Cochiquinas. Il descend du Sud, et se jette dans le Maranon, à une cuadra (environ 100 mètres) en deçà du bourg de Cochiquinas.
21° Le Rio Maucayacta, Il descend du Sud; il est navigable en petits canots jusque dans le voisinage du Rio Javari ou Yabari.
22^ Le Rio Atacuari. Il descend du NcNrd ; il est navigable en canot, jusque dans le voisinage du Rio Putumayo, Ses rives sont peuplées d'Indiens de la nation Ycunas.
23° Le Rio de Caballo- Cocha. 11 descend d'un lac situé au Sud du Maraiion; il est navigable môme en bateau à vapeur.
24° Le Rio Yanayacu II descend du Sud; il est navigable en petits canots.
25° Le Rio Loretoyacu. Il descend du Nord, et se jette dans le Maranon. U est navigable en petits canots.
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26^ Le Rio Amacayacu. Il descend du Ford ; il est navigable en petits canots.
27° Le Rio Cayllaru.W descend du Sud, t il est navigable en petits canots jusque ans le voisinage du Rio Javari.
28" Le Rio Javari ou Yabari, Il descend de i région du Sud, et se jette dans l'Amazone, [ont il vient encore augmenter les flots, une ieue au delà de la frontière de Tabatinga. Il st navigable pour les bateaux à vapeur, et 3rme, aujourd'hui, la ligne de division entre i République du Pérou et l'Empire du Bréil, dans la partie méridionale.
BIO UCATALI ET SES AFFLUENl'S.
Cette rivière prend sa source dans les cor- Jllèresdu départementdeCuzco, et descend, ous le nom &Apurimac, jusqu'au pied de ces Qontagnes. Dès qu'elle commence à les bainer, elle prend le nom d'Ucayali, et va se Bter, après avoir reçu les tributaires suiants^ dans le Maranon, qui prend, à son onfluent, le nom d'Amazone :
!• Le Rio Catalina. Il descend du Sud ; a source est au centre de la Montana (Pays les Forêts).
2" Le Rio Sarayacu. Celte rivière est peite; elle descend du centre de la Montana.
3® Le Rio Cacibatay, 11 descend de la rélion au Sud de PUcayali, de l'intérieur de la \fontana, et l'on dit qu'il prend sa source lans un lac magnifique ; il est navigable en ;rands canots.
A"" Le Rio Ahuaitia. Il descend des hauteurs lu département de Junin, et se jette dans 'Ucayali. Il est navigable en grandes embarations.
5* Le Rio Pachiteac, Il descend des cordilères du département de Junin ; il se jette lans rUcayali. il est navigable en bateaux à apeur.
6* Le Rio Pangoa, Il descend des cordillèes du département de Junin ; il est naviga- )le, par les grandes embarcations, jusque )rès de Comas.
7* Le Rio Tambo. Il descend de la cordilère du département de Junin et de celle du iépartement d'Ayacucho. Le premier bras )orte le nom de Mayoc^ et le second le nom ie Pampas. Réunis, ils prennent le nom de
Tamboy et cette nouvelle rivière va se jeter dans rUcayali. Le Tambo est navigable pour les grandes embarcations. En remontant chacun de ses bras on peut avancer, en canot, jusque près des frontières du département d'Ayacucho et de celui de Huancavelica.
RIO HUALLAGA ET SES AFPLlTEiVrS.
Le Rio Huallaga descend des cordillères de Cerro de Pasco, et se jette dans le Mararion. Cette rivière est navigable, pour les bateaux à vapeur, jusqu'aux Pongos de Chasuta, et de là, en canots, jusqu'à Tingo Maria.
Ses tributaires sont les rivières suivantes :
1° Le Rio Aipena. Il descend du centre de la Montana, du côté septentrional de l'Huallaga. Il est navigable en petits canots.
2° Le Rio Paranapura. Il descend de la région située au Nord ; il se jette dans l'Huallaga, et il est navigable, pour les grandes embarcations, jusqu'à £1 Varadero, et, à partir de ce point, en remontant le cours du rio Cachiyacu, pour de petits canots jusqu'à Balzapuerto.
3" Le Rio Cainaracke. Il descend des hauteurs de la région située au Nord de l 'Huallaga. Il se jette dans cette rivière neuf lieues au-dessus du port de Yurimaguas. Il est navigable en petits canots en remontant son cours jusqu'au point nommé Yurayacu.
A^ Le Rio Chipurana. Il descend du Sud, et se jette dans le Huallaga, quatre lieues audessous du Pongo de Chasuta, Il est navigable, pour les petites embarcations, en remontant son cours jusqu'au point nommé Yanayacuy situé à huit lieues de distance de Sarayacu.
5* Le Rio Mayo. Il descend des cordillères de Chachapoyas, et continue son cours en arrosant les vallées de Moyobamba, puis se jette dans le Huallaga. Cette rivière est navigable, en petits canoU, jusqu'au point nommé San Miguel; et, de ce point à la ville de Moyobamba, l'auteur de ce Rapport est persuadé qu'il n'y aurait également aucun obstacle à la navigation.
6"* Le Rio Biabo. Il descend de la région située au Sud, et se jette dans le Huallaga. Il est navigable pour les petites embarcations.
7*^ Le Rio Sapo, Il descend de la région sî-^
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tuée au Nord, et se jette dans le Huallaga. II est navigable pour les petites embarcations.
8<* Le Rio Huayllabamba. II descend du Nord, des hauteurs de la province de Huamalies, et va se jeter dans le Huallaga. II est navigable en petits canots, et sui* une petite partie de son cours.
9*" Le Rio Abiseo. II descend de la région située au Nord, et des hauteurs de la province de Huamalies. II est navigable en petits canots^ et sur une petite partie de son cours.
PERTILITé DU SOL DE LA PROVINCE DE LORETO ET SES PRODUCTIONS.
l** Tabac, Cette plante pousse abondamment sur toutes les rives de THuallaga et du Maranon; mais on ne la cultive que sur quelques points seulement^ bien qu'elle soit aussi estimée que celle de la Havane.
2° Cacao. Le cacaoyer est à Tétat sauvage en plusieurs pays. Dans cet état il produit peu, mais en le cultivant avec soin il peut donner des fruits au bout de trois ans.
3" Café. Cette plante produit beaucoup au bout de deux années de plantation : elle donne deux récoltes par an.
4<» Hiz, Celte céréale mûrit au bout de trois mois ; si le cultivateur a soin de la couper à temps, aussitôt que le grain est mûr, la môme tige donne deux récoltes.
5<» Canne à sucre. Cette plante est bonne à recueillir au bout de six mois ; elle donne deux récoltes par an, et, si le cultivateur la cultive avec soin, elle peut produire pendant dix années consécutives.
6^ Maïs. Cette céréale est mûre au bout de trois mois, sans que le cultivateur ait besoin de labourer sa terre.
1"* Haricots, Celte plante est parvenue à sa maturité au bout de trois mois.
8" Yuccas (Manioc). Ce tubercule est mûr au bout de neuf mois.
9° Bâtâtes (Camotes). Ce tubercule mûrit au bout de dix mois ; quand une fois il est planté dans un terrain, sa multiplication est indéfinie et sa fécondité inépuisable.
10'' Mani, Cette plante est parvenue à maturité au bout de trois mois^ et donne des fruits en abondance.
ii*" Pommes de terre (Papas) . Ce tubercule pourrait produire des fruits en abondance, mais il y a peu de cultivateurs qui aient le soin de le planter.
i2<^ Légumes. Ils mûrissent au bout de trois mois; mais dans ce pays on néglige généralement d'en semer.
iS"" Bananes (Platanos). Le bananier rapporte des fruits au bout de dix mois, et ensuite sa fécondité est inépuisable.
Pour cultiver quelqu'une des plantes dont nous venons de parler, le laboureur n'a d'autre travail que celui de brûler la forêt, de la défricher, en arrachant du sol les quelques troncs qui ont pu rester debout après l'incendie, enfin, de faire des trous dans la terre avec la pointe d'un bâton, et de déposer la semence. Après deux ou trois sarclages, pour nettoyer le sol des mauvaises herbes, le laboureur est assuré de jouir d'une abondante récolte.