Elève de Tycho-Brahé
4, Le soleil et la lune,
Tandis que le soleil, dans un centre écarté, Des cinq globes restants réglait l’activité.
Système sans raison , assemblage bizarre , Formé par un esprit qne son ardeur égare!
Rien dans l'ordre des eieux ne sera plus changé : Galilée a paru , Copernie est vengé. (Ricarp.)
Centre de Punivers et monarque du jour,
Le soleil cependant , immense, solitaire,
Dans son orbe lointain voit rouler notre terre;
Il échauffe , il nourrit de ses jets éclatants
Ces globes loin de lui dans le vide flottants,
Et, les animant tous de ses clartés fécondes,
De ses rênes de feu guïde et retient les mondes. Lui seul , de l’univers supportant le fardeau,
Il en est le foyer, et l’axeet le flambeau,
En tournant sur lui-même , il échauffe sa masse ; Et dispense ses feux jusqu’au bord de l’espace.(CHÉNEDOLLÉ.)
L’éclat de ses rayons ne m’a point dérobé Mercure qui paraît dans ses feux absorbé, Ni Vénus qui, vers moi renvoyant sa lumière, Tantôt m’offre un croissant , et tantôt une sphère ; Près de l’astre du jour nulaëstre ne les suit.
La terre n’est point seule en formant son circuit :
La lune, en tous les temps sa compagne fidèle,
De phases s’embellit en tournant autour d’elle,
Lui présente un seul flanc, et, prolongeant ses jours , En tournant sur son axe , elle achève son cours. Mars des feux du soleil est plus loin que la terre,
Et dans les vastes cieux il marche solitaire ;
De ses profondes nuits rien n’adoucit l’horreur. Jusqu'à ces derniers temps trompant l’observateur, Vesta, Junon , Cérès , Pallas, inaperçues, Parcouraient sans éclat des routes inconnues. Jupiter, dont les nuits ont si peu de longueur,
Si rapide en tournant , si fier de sa grandeur ,
Est sans cesse éclairé par quatre satellites
Qu'il retient près de lui dans d’étroites limites. Saturne offre à nos yeux un spectacle plus beau :
[ nous montre son globe au centre d’un anneau, Tandis qu’autour de lui sept lunes circulantes Rassemblent du soleil les flammes expirantes.
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NOTIONS PRÉLIMINAIRES. t 4103
Enfin l’astre d’Herschell, beaucoup plus écarté, De six !:11es encor nous paraît escorté. (GuDIn !.)
Mais quel œil vous suivra , mondes désordonnés , Astres aux longs cheveux, de flammes couronnés, Fiers vassaux du soleil , vous dont le cours rebelle Brave de votre roi la puissance éternelle !
Tantôt du Dieu du jour vous affrontez les feux , Tantôt, loin des splendeurs de son front lumineux , Vous allez, affranchis de sa vaste puissance ,
Durant trois fois cent ans oublier sa présence ;
Mais , certain de ses lois, jusqu’aux confins des cieux, Le soleil , étendant ses bras victorieux ,
Vous atteint. vous arrête aux limites des mondes, Etborne, à votreinsu, vos courses vagabondes. (CHÉNEDOLLÉ.)
Voilà donc du soleil le magnifique empire !
Par lui sur ces grands corps tout s’anime et respire.
« Souverain des saisons, le monde est son palais,
« Ces globes sont sa cour , et le ciel est son ‘dais. »
Des planètes par lui refleurit la jeunesse ;
Lui seul il ne connaît ni glace ni vieillesse ;
Et, quand sur nos climats se balance la mort,
Plein de gloire , il triomphe et du temps et du sort. (MoNTÉMONT.)
2 Lecon. — Suite de la forme et du mouve= ment de la terre.
9, La terre ayant plus de 4 000 myriamètres de circonférence moyenne , 8on diamètre * est d'environ 4 274 myriamètres.
Deux points de ia surface terrestre diamétralement opposés s'appellent antipodes, nom qu'on donne aussi aux peuples qui occupent de telles positions.
10. La rotation des planètes (42, 4er Cours) a fait conjecturer qu’elles devaient être aplaties vers les pôles :