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AFRIQUE, SYSTÈMES D’EAU î II» DIVISION, J SI.
liv. tt., et à peu près 1,000 onces «le poudre d’or, de la valeur de 4,000 liv. si.; ce qui fait en tout 11,800 liv. st. Depuis lors, le commerce anglais a considérablement augmenté sur cette côte. La valeur des articles exportés d'Afrique en Angleterre se montait déjà, il y a dix ans, à la somme de 1 20,000 — 1 80,000 1. st. (l’on exportait même jusqu’à 30,000 onces d’or). Par conséquent, les marchandises importées de la côte d’Or en Angleterre se montent seules au double de celles qu'importait toute la côte occidentale d’Afrique avant l’abolition du commerce d'esclaves.
Nous observons la même chose à l'égard du commerce de Sierra-Leona. En 1812, au mois de mai, il fut construit, dans cette colonie, une maison de douane dont les registres vont jusqu'au mois de mai 1814. La valeor des marchandises importées, sur lesquelles on prélevait seules un impôt, se montait à 1 03,080 liv. st. , non compris celles qui s'adressaient aux premiers besoins de la vie ; de sorte qu'on peut admettre une somme totale de 140,000 liv. st., ou 70,000 par an. Les marchandises exportées se montaient, pendant les mêmes années, à 81,530 ou 45,000 liv. par an. Donc, l’exportation et l’importation de celte seule station étaient aussi considérables que tout le commerce de la côte occidentale d’Afrique avant l’abolition de l’esclavage.
Ces progrès si rapides sont assurément d’une haute importance. Dans un pays où il n’y a pas de garantie personnelle, et où la propriété n'est pas assurée, les marchandises ne peuvent trouver aucun débit, le commerce ne peut exister. 11 en était ainsi avant 1808, lorsque les gouvcrnemens d’Angleterre et de l’Amérique du nord abolirent le commerce d'esclaves, et que , pour la France et la üollande, il fut anéanti par la guerre. Les Portugais, se voyant, trois ans plus tard, réduits, pour tout débouché, à leurs propres colonies, il ne restait que les Espagnols ; sauf le commerce que les marchands d'esclaves font furtivement à l'abri de ce pavillon, celui des Espagnols n’est pas très-considérable. Nous voyons ainsi que, malgré que ce honteux trafic n’ait été que partiellement aboli , le commerce s'est néanmoins considérablement élevé en peu de temps. La colonie française du Sénégal a fait des progrès si remarquables, que bientôt elle pourra fournir toutes les denrées coloniales des Indes occidentales pour la moitié du prix (1). De cette manière, elle sera en état de pourvoir de scs productions non-seulement les marchés d'Europe, mais aussi ceux du Soudan; ce qui , nous l'espérons , nous mettra de plus eu plus en rapport avec )e centre de l'Afrique.
(1 ) Jackson’* acc. of Timbouctou, p. 22 8.