NIL. COURS MOTEN. NUBIE
que celai qui désigne I* couleur noire chez les Bomeioi.
ün des noms da Nil les plus aaciens que cite Diodore, I, 89, etl !hcca^tif, et noa dx(i>ys(, d'Océau, comme dit ie scholisste (l). Cbampollion dérive ce nom d uo mot cophte , oukamé , qui signifie noir, foncé ; Marcel (1) le fait venir d'ocAémuu, grande eau. Selon lui, c'est de ce mot que vient le nom arabe kdmut, qui désigne l'Océan, et peutdire même l'Okeanos de* Grecs.
Cet Océan salé, que les prêtres égyptiens appelaient Typhon, était regardé, dans leurs doctrines, comme le gouffre du mal ; l’Okéamé, ou le fleuve aui douces eaux, était, au contraire, sacré à leurs yeux, et vénéré avec reconnaissance, comme versant sur leur pays la bénédiction et l'abondance.
Ce nom répond au nom actuel du grand Nil du Soudan, qui, à cause de l'immensité de son cours, a reçu des Arabes le nom d'une divinité, Kabire, Nil-el-Kabir (3).
Les Cophte* du moyen âge appelaient encore le Nil Pi-Autés, ou Autés : ce nom n'est probablement pas indigène, selon la remarque de Cbampollion ; les Cophte* ie tenaient, sans doute, de* chrétiens des premiers siècles. 11 viendrait ainsi du mot grec di rit, aigle. Déjà Diodore lui donne ce nom, à cause de la rapidité arec laquelle se précipitent ses eaux en certains endroits ; c'est ainsi que le Tigre a reçu aussi son nom de la violence de son cours.
Le nom abyssinien Abawi, généralement usité sur le plateau, vient, selon Ludolfe, du mot abab, grand fleuve, fleuvegéant. comme Abba-Gregorios l'appelle poétiquement. Diodore de Sicile fait dériver le nom d'os tapui des grandes pluies qui causent son débordement (s lancina aqua proflutnt).