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Ibn sélim-tl-Assouany (9G2 après J.-C

Il écrivit un ouvrage sur Nuba, Mokra, Aloa, et Bedja. Burckhardt l’entendit cilcr(3)aux habitant d’Assuan et de Derr, en Nubie; mais il ne parvint jamais à se le procurer. L’auteur nous est absolument inconuu. Suivant ce qu’il rapporte lui-

(1) Ploie». Gcogr., I. iv, c. 5, tsb. lu. -

(2) Asseroanni.

(3) Th. Young’t Observations on a fragment Of a very (1) Séllrael-Assouany , d’apris MacHil, dans Burrk-

ancient manuscrit»! on Papyrus wllb Inscript, from *ubla, bani» , App. , III, p. 540; dans QuatremCre , Mém., Il f In Arctueotogla Britannica. Lond, 1810, XIX, p. 167. P. 08.

(4) A.-B.-fl. Niebubr Inacriptlones Nubienses , Cotnmcn- (2) Edrlsl , Africa, cur. *. Ilarlnunn, e«l. ait., 1790; tatio lecta In couvcutu Aeadcmue Archrologla, de. Home, tiolling., lu-4®.

ln-4, 1820 , n. 10. (*) Burckhardt, Trav., App., III, p. 493.

m4me(l), il fnt envoyé, l’an 331 de l'hégire (903 aprè» J.-C.), par le «ultan d'Égypte, au roi nubien Kirky (Cyriacu»), * Dongola. pour l'engager à se convenir à l'islamisme, ce qui occasionna une querelle théologique. Son livre contient, suivanll'opiuion de BurcAhardt, les meilleurs cl les plus riches documens sur 1a Nubie. Macriii n'en fit usage que longtemps après. Né en 1 397, à Balbek, il n'écrivit sou ouvrage, El-Khttat, où sont contenus les extraits d'ibn Sélim , que vers le milieu du quinzième siècle. Qautremère (2) fit connaître l’ouvrage d’ibn Sélim en Europe, en le traduisant le premier des manuscrits de la Bibliothèque de Paris. Burclhardl les publia plus lard, d’après trois excellons manuscrits qu’il eut l’occasion de collationner au Caire (181C)(3). Nous désignerons, par la suite, les variantes des noms et des dates, suivant les différens rédacteurs, par un Q ou un B. Le texte de Macrizi sera cité sous le nom d'ibn Sélim , afin de distinguer autant que possible les observations du rédacteur arabe, français et allemand.

T. Ch.-S. Poncet, Relation abrégée d'vn Voyageen Éthiopie, 1698-1 700; dans les Lettres édifiantes, IV. Rec. Paris , 1713.

Poncet, médecin français, appelé à la cour du roi de llabesch avec le père F. Xavier de Brévedent, se rendit (1098), avec la caravane de Sennaar, par les oasis et la Nubie, à Sennaar et de U,

À Gondar. 11 prit ainsi sa roule le long du bord occidental du Nil , tandis qu’aujourd’hui on suit celle qui longe la rive orientale. “Poncet fut le seul Européen qui ait vu de ses propres yeux 1a capitale de U Nubie, Dongolah. Dans ces derniers temps, elle fut de nouveau visitée par Gailleaud ( au mois de janvier 1821), après l’expulsion des Mameloucks. Nous déplorons que la description de Poncet soit si courte et si incomplète; cependant il faut plutôt en faire le reproche aux éditeurs des Lettres édifiantes, qu’au voyageur, qui, ami et contemporain de Toumefort , a certainement dû écrire et observer avec la même intelligence.

3. -Fr. L. A ’orden. Voyage d' Égypte et de Nubie. Copenhague, 1753 , in-fol., Il et la nouvelle édition de L. Langlès , avec notes et additions, III, vol. 4.

Norden, né à Glucksladt, dans le Holstein, fut envoyé par le roi de Danemarck en Égypte, pour

(1) Quai réméré. H, p. 81.

(2) Quatre mtre , Mémoires géographiques et historiques sur rtgyple, etc., dans les Mémoires sur ta Subie, 11, etc. Paris, 1811, io-8°.

(3} B'irckhardl, Trar., App., lit.

tenter la navigation dn Nil. Le premier, il nous a de nouveau fait connaître la vallée inférieure du Nil de Nubie et les merveilles de sa colossale architecture. Son voyage ne s’étendit pas au delà de Derr. Forcé de rester toujours sur le Nil, il ne put rapporter de son expédition que des dessins pris sur le fleuve, mais qui cependant frayèrent une nouvelle voie à la géographie. Scs renseignemens sur la Nubie sont contenus dans le VII9 volume de son ouvrage, p. 194-238.

4. J. Bruce Travels to discover the Source ofthe Ni le. Sec.edit. Edimburg, 1805, in-8°, VIII (1770).

Cet ouvrage , que nous avons déjà souvent mentionné plus haut, contient, dans le sixième volume, le retour de Bruce, de Sennaar aux cataractes d’Assuan, par le désert de Nubie ( p. 17 3-214). Jusqu'à présent, U a toujours été considéré comme U principale source pour la géographie de la Nubie, et cependant la partie la plus importante de ce pays, la vallée dn Nil , n y est pas da tout mentionnée.

5. Thom. legh Narrative of a Joumey in Egypt and the country beyond the Cataracte. Lond. , 1016, in-4°.

A l’cxceplion de quelques excursions insignifiantes failes par les Français dans les environs des calaraclesdu Nil, pendant leurséjour en Égypte, aucun d'eux ne pénétra jusque dans la Nnbie; il aurait été dangereux de s’y hasarder, attendu que les Berbères, leurs ennemis acharnés, employaient tous les moyens pour les éloigner de leurs frontières. L’Égypte étant retombée au pouvoir des pachas de la Porte, par suite des victoires des Anglais sur les Français , les persécutions commencèrent de toutes parts contre lesbeysMameloucks, qui , jusque-là , avaient exercé une domination purement aristocratique sur l’Égypte. En partie corrompus par les pachas de la Porte , en partie assassinés ou faits prisonniers, ils se retirèrent, avec leurs Mameloucks, dans la Ilaule-Égypte, et ensuite an delà des cataractes de la Nubie. C’est alors que se renouvelèrent annuellement les excursions désastreuses qui fermèrent la Nubie à tous les étrangers, et en firent, pour ainsi dire, un champ de bataille et de brigandage.

Enfin, Mobamed-Ali-Pacha triompha victorieusement des beysde la Basse-Égypte (1810), extermina ceux de l'Égypte supérieure et de la Nubie méridionale, battit les antres, près d'Ibrim , en 1812, elles força à chercher leur salut daus la Nubie supérieure ; la paix se consolida alors dans U Nubie septentrionale, et, dé» ce moment, on vit des Anglais, des Allemands, des Italiens et des Français, se porter daus ces contrées pour y faire des découvertes géographiques et archéologique».

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