Cailleaud, Voyages en Nubie , surtout à Don
golah (1821).
Suivant l’exemple des Anglais, un certain nombre de Français entreprirent, à la même époque que Bankes, Backingbam. Beachey, Slowman , Bailie, un voyage dans la Haute-Égypte et la Nubie. Cail leaud, élève de Uauy en minéralogie, était joaillier de sa profession. Après avoir fait sa fortune au service de Méhémet-Ali, pacha d’Égypte, il commença ses voyages sous la protection du gouvernement turc, et fit plusieurs découvertes importantes, tant dans la partie orientale que dans la partie occidentale de l’Égypte. Nous loi sommes, entre autres, redevables d’avoir retrouvé les mines d émeraude des anciens. Les Turcs ayant détruit, en 1820, l'état des mameloucks dans la Haute-Nubie. Cailleaud pénétra , au mois de janvier 1821 , avec l’armée victorieuse , jusqu’à Dongolah , l’ancienne capitale de la Nubie, qu’aucun Européeu n’avait visité depuis Poncel( 1700). Ses relations , envoyées (2) à M. Jomard , alors rédacteur de la Descrip-
(1) Burckbardt, TraveU, p. 10.
(2) cailleaud, Lettre de üongolab, 14 Janvier 1821 , publie par Jomard, dans Verncur, Journal de Voyages, n* 33, 1821 , p. 127.
AFRIQUE, SYSTLME8 D’EAU : III* DIVISION ,§ 2i$.
tion de VÈfjypt 9, nous prouvent que la Haute-Nubie est également riche en monurnens colossaux d’antique architecture , tels que nous ne les trouvons jusqu'à présent que dans l'ancienne Thëbaïde.