NIL, COURS MOYEN. NUBIE
la fin de 1820 à la suite «le l’armée victorieuse du pacha. D'après sa lettre h Jomard, il ne trouva dans la ville que des antiquités de peu d’importance; mais , dans une Ile voisine appelée Argo, on voyait les ruines d'un ancien temple et deux colosses de granit rouge; le style de ces monumcns attestait une grande perfection d'architecture. Au-dessous de cette Ile, àSésée, on voit encore les ruines d’un temple qui a 1,080 pieds de tour, comme ce voyageur prétend s’en être assuré en mesurant les fondations. De douzecolonnes qui portaient autrefois le temple, trois étaient encore debout, et leurs fûts ressemblaient h des troncs de palmiers. Près d’un village voisin appelé ,Y ouri, se trouvent les ruines de sept temples ettrente-six pyramides; près de Therbce sont situées les ruines d’un temple superbe semblable à celui de karnak , dans la Thebalde. 11 a 300 pieds de largeur; 90 colonnes de 30 pieds de hauteur, et il est couvert d'hiéroglyphes que le temps a presque entièrement effacés. Les basreliefs représentent des sacrifices et des triomphes ; les prisonniers qui ont tous les mains liées derrière le dos sont des nègres et des Indiens ou des Perses , selon la relation de Cailleaud. Burckhardt aperçut de la rive 'droite du Nil cet édifice monumental qui s’élève sur le bord opposé; mais, à son grand regret (1), il lui fut impossible d'y arriver, parce qu’il n’avait pas de barque pour passer le fleuve. 11 lui semblait plus grand que tous les temples égyptiens qu’il avait vus jusque-là , et il le regarda alors comme le monument le plus méridional de l’architecture égyptienne. Les environs de Dongola deviendront donc un jour , comme la Thébatde l’est déjà depuis des siècles, un vaste théâtre d’observations et d'études pour les archéologues , les historiens, les architectes , les philologues et les artistes qui voudront connaître les temps qui ont précédé la Grèce.
3° Éclaircissement.
Troisième gradin du cours moyen. Dar-el- Stahass , Sa y Sutkot , Batn-el-lladjar ou ia contrée rocheuse , et les temples de rochers d'Ebsambal.
Au-dessous de Dongola , nous entrons immédiatement dans la contrée des cataractes «le la Nubie, où nous n’avons d’autre guide à suivre
que Burckhardt : sa marche trop précipitée à travers ce pays laissera une ample moisson à recueillir aux voyageurs qui viendront après lui.