ML, COURS H0YE3. BASSE-XUBIE
tiers enseveli sous les sables. On y voit cinq colonnes sans chapiteaux; devant chacune d'elles, se tient debout, comme h Corné, un colosse de 10 pieds de hauteur , les bras croisés sur 1a poitrine , et tenant la clef du Nil et le fouet. Les hiéroglyphes sont en grande partie effacés; mais on y remarque encore, comme à Derr, Briarée, l'ennemi implacable, géant h deux corps. Le Pronaos, le propylon, l'avenue de sphinx, ne sont ici qu'en petit; mais on les voit répétés, dans des proportions colossales, au Memnonium de la Tbébatde et dans l'avenue de sphinx du temple de Carnac. C'est de ces sphinx au corps de lion que le wady Seboua tient son nom. A en juger par l'extérieur, dit Legh (1) , les mouumens de la Nubie paraîtraient beaucoup moinsautiques que ceux de l'Égypte, car on les dirait encore tout neufs , et les pierres n'en sont pas du tout efHeuries ; l’âcreté de l'air ne les a point endommagés , ce qu'il faut attribuer à l’uniformité et h la sécheresse (S) de l'atmosphère en Nubie; fiurckhardt confirme aussi cette supposition. Mais un autre ennemi plus redoutable travaille éternellement contre eux ; c'est le désert toujours envahissant des sables de Nubie (probablement le Typhon des Égyptiens) qui a déjà enfoui tant de monumens sous ses masses mouvantes , et en a rempli presque tous les temples.