Edfou, Appolurofous-Magra
A l’entrée méridionale du second élargissement delà vallée du Nil, 10 miriamètres au-dessous d’Assouan, est situé Edfou, le plus grand village du Sald; il s'élève sur la rive gauche du Nil, sous le 24° 3g’ 45" latitude nord et le 30° 35’ 44” longitude est du méridien de Paris ; ce lieu, presque inconnu autrefois et placé h l’angle de la Thébaide, à trois quarts de lieue du Nil (1 kilomètre et demi), contient la plus grande merveille de l’architecture souterraine ; ce monument appelle notre admiration par son plan.
(I) creuser Symbol.
son immensité, la richesse de ses ornements, l’exécution et la majesté de l'ensemble ; depuis les milliers d’années que compte ce mystérieux édifice, il est resté h l’abri des atteintes de l’homme et du temps.
La contrée A' Edfou est habitée par un grand nombre d’Abalidés (voyez plus haut) ; le village contient des ma borné tans et des chrétiens eophles qui fburnissentpresque toute l’Egypte de poterie (Bal tas)-, ils se vantent de tenir, par tradition , ect art de leurs ancêtres ; en effet, leurs fours et les formes de leurs vases ressemblent complètement à ceux de l’antique Égypte, tels que nous les voyons si souvent représentés sur les anciens monumens (1).
Edfou est le premier endroit important, audessous des cataractes de Syène, où l’on trouve un marché approvisionné des choses nécessaires à la vie. Toutes les villes antiques et fameuses , Iléliopolis, Memphis, Thèbes, Assouan ont vu disparaître leur population et leur importance ; Edfou de même n’est plus qu'un amas de cabanes.
A l’exception de son ancien nom (Atbô en cophte, d’où les Arabes ont fait Edfou), il ne reste plus de cette ville que des monceaux de décombres et quelques rares débris h peine reconnaissables aujourd’hui. Strabou l’appelle AsrcXXane,' xlXtt, et c'est de là que les Romains lui ont donne le nom A'jipnttinnpolis-Nngna; Hérodote ne la nomme pas même une seule fois. Il ne fait pas mention non plus de Philæ, Ombos, Tentyra et d'autres cités qui nous paraissent aujourd'hui d'une si grande importance, parce qu’elles étaient peut-être déjà tombées dans l’oubli de son temps, et que la fureur et la domination des Perses les avaient déjà converties en ruines et en décombres. Il s'avança lui-même jusqu’à Éléphantine, et, cependant, il ne nomme dans toute la Thébaide que Thèbes la capitale : toute son attention était fixée sur l’empire de Memphis. Les deux premiers livres de sou chefd’ecuvre contiennent très-peu de détails sur ce qui existait encore alors en Egypte, et il n’en parle pas, à dessein peut-être, parce que Hekatrrus de Milet avait déjà fait connaître l’histoire de la Thébaide. Diodore ne parle pas non plus d'Edfou ; l’Égypte ne fut donc connue que trèstard des étrangers et bien des faits de son histoire antique n’ont pas été enregistrés sur les
(1 ) Antlq. , Scscrlptioo de I’t*rp(e, ninciiei , .al. Il , P. 82, ttl, pt. 16, es.