L. ÉGYPTE MOYENNE
dans Girard, Observai, sur les puits, n" ix et xn) (1).
L'épaisseur du limon devient d'autant plus considérable que l'on se rapproche davantage des bords de la vallée ; l'eau des puits jaillissait toujours du sable quartzeux qui, comme le fond même du lit du fleuve, n’est point un dépôt primitif, mais de formation plus récente. Les couches de ce sable quartzeux vont jusqu'à une profondeur de 35 pieds (11 mètres), et jusque-là on ne trouve point de pierre solide. Le produit du Nil diminue naturellement près de la chaîne libyquc où les rochers calcaires des catacombes de Syout se trouvent à 6 mètres et demi de sondage. Les couches de cette chaîne calcaire se prolongent donc , en s’abaissant toujours , vers le Nil. Leur pente fut recouverte, dans un temps antérieur à l’ordre actuel, des matières les plus pesantes, que le rapide courant du fleuve ne pouvait entraîner plus loin.