RIL. ÉGYPTE MOV ERSE
polis, dont les ruines sont peu importantes; mais le voyageur qui remonte le fleure ne les voit pas avec indifférence, parce que ce sont les premières qui lui annoncent les merveilles dont l'Égypte méridionale est peuplée.
Dans le flanc de la chaîne libyque(l), derrière les décombres, s’élèvent les hypogées qui se composent de carrières, de catacombes ornées d'hiéroglyphes, de souterrains plus récens, asiles des ermites et des moines qui en couvrirent les murailles de croix et d’images de saints. Auprès de la chaîne passe un grand canal qui se joint au Bahr-Yousef (canal de Joseph) et communique au Nil par une branche latérale. Les hypogées ont beaucoup souffert de la fureur des Mamelouks; une longue suite de grottes remplies de sculptures semble avoir été autrefois un temple ; tous les caveaux contiennent des niches destinées à recevoir des momies. Du plateau de la chaîne libyque on aperçoit, h l’ouest, les solitudes des sables, et, h l'est, la féconde vallée du Nil; des débris de murs de briques, et des tas de décombres qu’on aperçoit sur le sommet, indiquent la place d’un ancien fort (S). Diodore rapporte qu’il y avait, près de Lyeopolis(S), une position militaire, h l’entrée de la route des c» ravanes dans le désert et dans la Haute-Égypte. La ville était ainsi placée dans la vallée, el le fort sur les hauteurs qui la dominent. On trouve dans les catacombes, outre des restes de momie», un grand nombre de loups et de chacals embaumés; c’est peut-être de IA qu’est venue l'appellation grecque, Lycopolis, la ville des loups.
Au-dessous de Syout, près de Motif atout, on trouve de grandes catacombes (4) pratiquées sur le versant de la montagne et plus bas, près de Tarout-el-tihérif, commence le canal Baihr-Yousef, eanal de Joseph.