‹ Geographie Generale CompareeChapitre 24 sur 293 · BORD MÉRIDIONAL, TERRASSE DES KARROLS · texte numérisé non relu

BORD MÉRIDIONAL, TERRASSE DES KARROLS

rapporte qu'elles se composent de masses de granit; mais, d’après Lichtenstein, c’est plutôt du grès à gros grains mêlé de parties de quartz.

Elles sont, dit Paterson, riches en airain rt forment le commencement des montagnes de Cuivre. Ce voyageur trouva aussi du cuivre et du minerai de fer en grande quantité au uorddu fleuve d'Oranjc.

Selon Barrow (1), la plus grande partie de la pente occidentale de cette deuxième terrasse est de grès. D’immenses bancs horizontaux, avec des Assures perpendiculaires , et d’énormes blocs cubiques donnent aux masses, lorsqu’elles sont cohérentes , la forme de tables ( Table mountains), et lorsqu'elles sont isolées, la forme de cônes et de tours.

Barrow suppose que cette pente littorale , en se prolongeant le long de la côte, sur une largeur de plusieurs milles, s'étend au nord , jusqu'au golfe de Guinée , où ses débris auraient couvert tout le littoral de l'Afrique septentrionale et formé ainsi les déserts de sables que nous y rencontrons. Nous verrons par la suite que celte même chaîne de montagnes se poursuit aussi , sans interruption , jusqu'au cap le plus méridional , près de la False-Bay ( haussebaie).

B. Pikenierskloof. \ Roodezandkloof { ravin de sable rouge.)

Le Pikenierskloof (2), défilé rendu praticable, s'élève de 2,000 h 2,500 pieds au-dessus de la terrasse littorale (de 3,000 à 3,500 au-dessus du niveau de la mer). Il conduit le voyageur pardessus les montagnes de Chamies, dans la Bergvalley (3), qui n'est séparée des Karrous, que par quelques basses chaînes de montagnes.

La plupart de ces sortes de gorges serpentent en mille détours , de rochers en rochers disposes en couches horizontales , jusqu'au sommet ; l’oeil s'étonne, h les voir, qu’on puisse gravir, avec des fardeaux, ces parois de rochers à pic , suspendus h une hauteur effrayante au-dessus d'ablmes , où la vue ne peut plonger sans vertige. De tous côtés s'élèvent d'énormes masses de grès, s'inclinant pour la plupart en couches parallèles vers le sud, quelquefois aussi inter-

(I) Nrnw, If.pU* 372.

(2, LIcMciulein, 1. I, p. 116 , et U Ubie de 1< p 102. (3) Barrow, Tr. ),p>(. 377.

SU

rompant la régularité de l'ensemble, par d'immenses fragmens de rochers (1).

Le Koodczandkioof , ou le défilé à travers les montagnes de Grès rouge ( au 33° de latitude S.) , conduit également de la terrasse littorale h la seconde terrasse , et notamment à la haute vallée de Roodezami, dans la direction de l’ouest à l’est. Quoique rempli de décombres de grès, c’est le défilé le plus commode de toute la côte occidentale. Il ne s'élève qu’à 500 pieds au-dessus de la terrasse littorale ; mais arrivé à la vallée de Roodezand, on ne descend plus; celle vallée n'est pour ainsi dire qu'un large gradin terminé à l'est par une seconde chaîne de montagnes bien plus haute qu’à l'ouest. Le défilé de Witsemberg (2), élevé de t,900 pieds au-dessus de la surface de la vallée et par conséquent de 2,400 pieds au-dessus de la terrasse littorale, conduit, à travers cette chaîne , dans le Bokkeveld chaud situé à l’est , à peu près à 1,500 pieds au-dessus de Tulbagh , et de là dans la plaine de Roodezand. Au-dessus du défilé se trouve placée la plus haute cime de cette chaîne de montagnes , le mont Wintcrhoek {Coin d’hiver ), appelé ainsi parce que son sommet est couvert de neige pendant toute la saison pluvieuse. Le Winterhoek n'est qu'à 150 pieds au-dessus du défilé.

Page 1