‹ Geographie Generale CompareeChapitre 266 sur 293 · IÎ · texte numérisé non relu

IÎ

L'adultère eat rare ; la punition lrès-rigoureu$e , ai lea coupable* sont pria aur le fait et aaiaia aur le lien : c'est le aeul témoignage aur lequel la conviction s'établit. Lea deux délinquan* août jetés, pieda et poing* lié* , à terre , et le mari outragé, aidé de aea paréos du sexe masculin , leur fait aauter le crâne à coupa de massue.

H a rem en t Ira filles se marient araul l'âge de quatorze â quinze ans, et souvent plus tard. La puberté est plus tardive dans le Bornou qu'en Barbarie, où assez fréquemment on voit des mères âgées de onze ou douze ana.

Les animaux domestiques sont le ebien , le mouton , la chèvre et le boeuf , qui composent des troupeaux immenses.

Lea abeilles sont si nombreuses que , dans quelques endroits, elles gênent le passage des voyageurs. Le miel n'est recueilli qu'en partie. La sauterelle , cet insrete destruc* leur , se montre fréquemment. Il en parait dans l'air des nuées, que les Bornouens tâchent, par des cris et de grands bruits, d'empécber do fondre sur les champs. Dans les territoires où elles s'abattent, tous les végétaux sont ra’ pidement dévorés. Les Bornouens les mangent avec avidité, rôties ou bouillies, et réduites en boulettes comme une pâte.

Le gibier eat abondant. Il consiste en antilopes, gazelles, lièvres , kourigan , animal de la taille d’un cerf, aveo des cornes annelées ; grosses perdrix , petites outardes et autruche*, dont la chair est très-eatimée. Les pélicans, les spatules, les grues des Baléares, de même que divers grands oiseaux du même genre, sont nombreux dans le* marais : les pintades abondent dans les fnréta.

Dans la saison humide , les lions s'approchent des murs des villes; les panthères et une espèce de chat tigre sont tres-communs dans le voisinage de Mandera ; le léopard , l'hyène, le chacal, la civette, le renard, des légions de singee noirs, gris et bruns, l’élépbant , sont les animaux sauvages qu'on voit le plus fréquemment. Les derniers sont si nombreux que, près des rives du Tshsd , on en aperçoit quelquefois des troupeaux de cinquante à quatre cents individus. Le bnffle , dont la viande passe pour une friandise, a un goût de gibier exquis. On mange également la chair de* hippopotames et des crocodiles, qui tous deux se trouvent abondamment dans les rivières. Les chasseurs de buffles tuent la giraffe dans les forêts et les terrains marécageux, près du Tshad. La quantité de reptiles, cl surtout de serpens, est innombrable.

Lea bétes de somme sont le bouvard et l'âne. Les étrangers et les chefs au service du sultan et du scheik possèdent seuls des chameaux.

Les lois du Bornou sont arbitraires et les jugemena très-sommaires. Le meurtre eat puai parla niott ; le coupable convaincu est livré aux parens du défunt , qui vengent celui- ci en assommant à coups de massue son assassin. Ls peine dn vol répété eet d'avoir la main coupée, ou d'être enterré jusqu’au cou , la tête ointe de beurre ou de miel, et de rester ainsi exposé, pendant douze on dix-bnit heures , aux rayons d'un soleil brûlant et aux essaims des moustiques, que personne ne vient troubler. Un homme qui , en ayant le* moyens , refuse de payer un créancier , voit le cadi s'emparer de ee qu'il possède -, ce magistrat acquitte U dette, et prend une forte rétribution pour ses

soins. Mais lorsqu'un débiteur prouve qu'il est insolvable, il ne peut être poursuivi; le juge dit : • Que Dieu vous envoie les moyens de payer ! ■ Les assistons répondent : “ Ainsi soit-ii ! • et le débiteur peut faire le commerce partout. Mais ai , par la suite , à une époque quelconque , tee créanciera le rencontrent portant deux tobés ou on bonnet rouge, ils le mènent devant le c*di, qui l’en fait dépouiller , pour que ces vêlemena servent â acquitter sa dette.

Les villes sont en général grandes et bien bâties; elle* ont des murs hauts de trente-cinq à quarante pieda, et épais d'une vingtaine de pieds; elles ont quatre entrées , munies chacune de quatre portes, faites de planches solides, épaisses de huit â dix pouces, et jointes fortement par de gros crampons de fer. Les habitations consistent en plusieurs cours entourées de quatre murs, avec des chambres extérieure* pour les esclaves ; puis , il y a un passage et une cour intérieure qui conduisent aux maisons des femmes. Chacune a sa petite cour close de murs, et une jolie case couverte en chaume. De là , un escalier , d'une demi-doaxaiae de degrés, mène à la maison du propriétaire : elle est composée de deux corps de logis ressemblant’* des tourelles, qui communiquent ensemble psr une terrasse ayant vue sur la rue par une fenêtre crénelée. Les murs sont en argile rougeâtre, auaai unis que du atue; lea toits «ont voûtés intérieurement avec beaucoup de goût, perdes branches, et couverts extérieurement avec une herbe connue eu Barbarie sous le nom de lidlhous, Les coroes de gaaelles et d'autres antilopes tiennent lieu de clous et de chevilles; oltea août fixées dans plusieurs endroits des parois, et l'on y suspend les carquois , les arcs, les lances et les boucliers des chefs. Un personnage d'importance a quelquefois quatre cuirasses et huit tourelles formant lea fjçsdes de son manoir ; mais des maisons aussi complètes ne sont pas communes. Les plus en usage sont de quatre castes : le cousie , qui est une case tout en paille; le longo, case ronde dont le mur est en terre et le toit en chaume ; le ngeim-colomby , et le futto- toydtbi , cases de nattes grossières, faites de l’herbe qui croit près du lac.

L'eau eat la seule boissoo des Bornouens. Avant d’en faire usage, ils la font rafraîchir dans des jarres. Us dorment sur des nattes couvertes de peaux d'animaux. La superstition des femmes mariées est d'avoir aur leur lit 1a peau de tel ou tel animal, quand leur mari vient les visiter; elles ne manquent jamais de prédire, d’après cet arrangement, la destinée future de l'enfant. Une peau de panthère ou de léopard doit produire un garçon ou rien. Une peau de lion passe pour prévenir la conception.

Le* passe-temps des Bornouens consistent à se réunir , le soir , soit dans la oour d'une des maisons d'un grand personnage, on à l’ombre des hangars faits de nattes, et élevés sur le* places publiques; c’est la qne les prièrea sont récitée* par i'iaan ou prêtre, aux heures déterminées. On y fait la conversation , et l’on y joue quelquefois aveo des haricots, à un jeu qui reasembleaux échecs.

La journée fiait , pour lea Bornouena , au coucher du aolcil. On ne tait oe que c’est qne l’huile dans ee paya , et le aavon est aussi un objet dont on manque. Un suo huileux , transsudant du tronc dn kadahniah ou mika dahniah, arbre épineux , fournit aux Soudanicna les moyens

*OTES.

de fabriquer no •■▼ou grossier , en mêlant celle substance «rec de la prairie de bouvard cl du troua; il reaaemble au aaron noir, et a une odeur agréable. Ce même arbre produit auaai une noix dont ou extrait une baile plut pure, qui ae brûle daoa le Soudan, et dont les femmes s'oignent la tête et le corps; mais cel arbre ne so trouve pat au Bornou.

Les moulons ont do poil au lien de laine, qui, par conséquent, manque dans le pays. Il vient de la Barbarie une petite quantité de cuivre et de laiton. Une grande marmite de cuivre ae vend pour un esclave; le laiton aert à faire les anneaux que les femmes portent aux jambes. Un petit bassin de cuivre clamé est na présent digne d’un sultan; il coûte au moins quatre ou cinq piastres ou un tobé. Le Hornou n’a pas de mines d’or, et ce métal n’y est pas apporté. Da tous les marchanda qui vont au Soudan, les Tuuaricka sont presque les seuls qui achètent ce métal. Le fer est fourni par les montagnes du Mvndara; mais il est grossier et n’est apporté qu’en petite quantité. Les gobbcka, espèce de bandes detoilede coton, longues de trois pieds et larges de trois ponces, servent de monnaie courante; trois, quatre ou cinq , suivant leur degré de finesse, équivalent a un rottala ; dix rottala valent une piastre.

Jusqu’en 1809, le Bornou a été nne monarchie absolue •t élective; quelquefois, le frère du sultan succédait, à l’exclusion du fila. Ahmed-Ali, dont les ancêtres avaient depuis longtemps exercé l'autorité souveraine , régnait, en 1808 , et avait, depuis plusieurs années , la guerre avec les Felletabs. Les Felletaba , dont , pendant plus d’un demi siècle , la puissance avait graduellement augmenté, s’étaient solidement établis dan» le Soudan, et Bcllo, leur chef, dictait des lois à une popolalion nombreuse et forte.

Peu de temps après la conquête du Bornou par les Pelle* tabs, El-Kanémy forma le projet de délivrer son pays de leur domination. Il alla chez les Kanembous, elles excita à ae soulever et à l’aider , en leur racontant qu’une vision l’avait déterminé é tenter son entreprise. U fit sa première campagne avec 400 hommes au plus; néanmoins il défit une armée de 1,000 Felletaba , et poursuivit la victoire avec promptitude et résolution. En moins de dix muis, il svait été vainqueur dans quarante batailles. On lui offrit de le faire sultan ; mais il refuss , et plaça sur le trône Mohammed , frère d’Abmed , lui rendit hommage le premier, et insista pour que toute l'année suif il ion exemple. Il fit b&tir pour ce monarque le nouveau Birnic , ville où il réside aujourd’hui; s'établit à Angornou,quien est éloigné de trois milles , et garda temporairement le ponvoir dictatorial. Peu de temps après, il leva le drapeau vert, l’étendard du prophète , et , de tous les titres , ne voulut accepter que celui de serviteurde Dieu. Aprèsavoir débarrassé le paya, des Fellctahs , il marcha pour punir toutes lea nationa qui les avaient aidés. Les esclaves qui furent le butin de ces guerres servirent à récompenser ses fidèles Kanembons et d’autres guerriers qui lui avaient donné des preuves de dévouement.

Les succès de la guerre firent renaître ebex quelques Bornouensle goût des conquêtes. Auparavant, ils étaient humiliés et découragés; depuis, ils prirent des habitudes guerrières, et devinrent intrépides.

Depuis 1815, le scheik a fait une guerre acharnée et sanglante an sultan de Brgharmi, qui règne s tir un peuple

puissant et belliqueux , habitant un vaate pays au sud du Bornnu, et sur la rive orientale duShary. Le scheik a été généralement vainqueur. On dit qo’il a tué ou réduit en esclavage plus de 30,000 Begbarmiens , détroit et brûlé plusieurs villes, et enlevé les troupeaux de ce pays.

I c dernier sultan de Bornou, qui accompagnait toujours le scheik dans ses campagnes, perdit la vie dans ces dernières guerres. On attribue sa mort i son extrême corpulence et à sa pesanteur. Le cheval qu’il monta refusa de marcher, quoiqu'il ne fût qu’à six cents pas des portrs d’Àngornon , et ce prince tomba entre les mains des ennemis , qui le massacrèrent.

Ibrahim, son frère, qui lui succéda , n’était âgé que de vingt-deux ans à l’époque où Clapperton était au Bornou. On a déjà vu que le sultan de Bornou n’est plus souverain que de nom. Sa cour est toujours nombreuse , et conserve la même étiquette ; c’est le seul privilège qui reste au prince. Lorsqu’il donne audience, c’est assis dans une espèce de csgo faite en bambou ; il regarde à travers les barreaux lea personnes qui se présentent, et qui ne peuvent approcher de sa personne qu’à uue distance de cent pas.

De nos jours, il n'existe, dans l’Afrique centrale, qu’une puissance dont l'importance puisse soutenir la comparaison avec celle du scheik; c’est celle de Bello , chef des Felletsbs. Le scheik de Bornou a fait tourner toutes ses victoires à l'avantage des hommes pour lesquels il les remportait, en s’occupant de leur faire mieux connaître leurs devoirs moraux et religieux. Ses sujets sont les musulmans les plus rigides du pays des nègres. Partout oû s’étend le pouvoir d'El-Kanémy , les Européens, et notamment les Anglais, sont sûrs de trouver hospitalité et accueil amical; lea routes, autrefois infestées de voleurs, sont maintenant aussi s iris qu’en Angleterre. Quoique harassé par des guerres continuelles , le scheik n’ignore pas les bienfaits qu’un gran-1 commerce procurerait à ses peuples, ni l’im* portance d’améliorer leur condition, en excitant chez eux le désir d’acquérir , par l’industrie et le négoce , des avantages plus durables et plus certains que ceux qui s’obtiennent par un système de guerre, de pillage et de destruction. Les marchands arabes ou maures , les seuls qui se soient ju.tqa'à présent aventurés dans le pays, sont encouragés et traités de la manière la plus libérale. Quelques-uns, après un séjour de moins de vingt ans à Kouka , sont retournés chez eux avec des fortunes de quinte et vingt mille piastres. Un commerçant plus intelligent sursit peut-être doublé cette somme , les marchandises svec lesquelles ils font leur» échanges étant généralement de fabrique européenne, et achetées à Tripoli, à un prix qui est de deux cent cinquante pour cent au-desius du prix primitif.

Le produit de la vente des marchands maures est converti principalement en esclave^; nais le Bornou n’est guère que le marché ou le rendet-voua des Kafilaa venant du Soudan. Les marchanda tripoütains et fexxaniens attendent le» marchand» d’esclaves du Soudan , pour tenter leur cupidité par les marchandises arrivées des pays du nord. Mais déjà le désir d’échanger les productions de leur pays contre le» marchandises des nations du nord, plus civilitées qu’eux, existe cher les Bornouensà un haut degré; on remarque cbet eux du goût pour le luxe cl l’envie

T'OTES.

d'imiter le* étrangers qui visitent leur pays. Une partie de l’habillement d’un peraonnage se distingue toujours par quelque eboae qui vient dea paya étrangers , quand même ce ne serait qu'une bagatelle. Il est vrai que ces penchans ne sont pas encore entièrement développés ; mai* ils subsistent, et fournissent une preuve non équivoque d'une tendance à la civilisation et d’une forte inclination à entretenir un commerce avec les étrangers.

L’empressement avec lequel les gens de toutes les classes écoutaient les propositions des voyageurs anglais, d’établir une communication fréquente par le moyen dea marchands européens, et la protection promise par le sebeick à ceux qui arriveraient, partout où s'étend son pouvoir, fait concevoir l’espérance qu’il sera adopté bientôt quelque mesure pour diriger les travaux de plusieurs millions d'bommes vers un but plus conforme à l'esprit d’humanité du siècle où nous vivons, que la pratique d'un système de guerre, de pillsge,qui a principalement pour fin deae procurer des esclaves, comme étant 1a marchandise la plus précieuse et delà défaite la plus facile, chaque fois qu’il arrive dans le Bornou dea marchands venant du nord.

Suivant toutes les probabilités , les nègres africains ne préfèrent pas ce mode d'échange 4 tout autre. Les paroles que le sebeik adressa à Clipper ton, en présence de tout son peuple, eiprimenl bien les eentimens qui déjà ont pénétré son âme! ■ Tous dites la vérité ; nous sommes tons fila >• d’un même père! Tous dites aussi que les fils d’Adsm s ne devraient pas se vendre les uns les autres, et vous » savei toutes choses ! Dieu noua s donné à tous de grands » tslens ; mais que devons-nous faire? Les Arabes qui

■ viennent ici ne veulent que des esclaves ; pourquoi ne • nous envoyez-vous pas vos marchands ? Maintenant, » vous nous connaisses; qu'ils amènent leurt femmes avec s eux , et vivent parmi nous; qu'ils nous enseignent ce

■ dont vous m’avez ai souvent parlé pour bâtir des mai- » tons, construire dea canots et faire des fusées. •

Les marchandises en retour que les Européens obtiendraient d’abord ne suffiraient probablement pas pour employer des capitaux considérables; mais, chaque année, ce négoce s'améliorerait, et de grands profits compenseraient, en quelque aorte, ce qui aurait manqué. Les druts d'éléphant, les cornes de buffle, que l’on peut se procurer à très-bas prix, et en échange de marchandises anglaises, •ont achetées très-cher, même à Tripoli et dans tous les ports européens de la Méditerranée. La culture de l’indigo, qui croit sauvage dans les contrées centrales de l’Afrique, et est de très-bonne qualité , pourrait y être étendue, de même que celle du séné. La civette y est à deux cent pour cent moins chère qu’à Tripoli.

Toici leprix.au Bornou, de quelques -une* des marchandises qui seraient les plus estimées en Europe : peaux d’autruebe, trois à six piastres la pièce; dents d'élépbant, deux piastres le quintal; cuirs crus, deux piastres les cent peaux, etc.

Depuis que les voyageurs moderne* anglais et français réussirent à pénétrer dans le cœur de l'Afrique septentrionale, bon nombre d’hypothèses ont disparu de la géographie, pour faire place a dea faits incontestés. Les décou-

vertes des frèrea Landcr dans l’ouest de cette partie dis monde, et leur navigation anr le Niger, ne laissent aucun doute aur la véritable issue de ce fleuve si mystérieux autrefois. Déjà le commerce des Anglais commence à pénétrer par cette voie dans l’intérieur de l’Afrique, et promet d’y répandre les lumières et la civilisation , en même temps qu’il ouvrira à la science de nouveaux et vastes champs à parcourir.

Dans son voyage au Bornou , par le nord de l’Afrique , le capitaine Clipper ton s'était avancé, à l’ouest , jusqu’à Sackatou , capitale du sultan des Fellclabs , à peu de distance du Niger; mais il ne vit pas cette fois le fleuTe.

De retour en Angleterre, la soif des découvertes le pourenivsut sans relàcbe , il entreprit , apres quelques années (1825-27), pour le compte du gouvernement anglais, son second voyage en Afrique , dans le but d'esplorer l’intérieur du Soudan.

Abordant à Badajry , sur lea côtes du Bénin , il s'achemina avec sa troupe au nord-est ; et , après un voyage de quatre moi* environ, il rencontra, pour la première fois , le fleuve à Boussa , où avait péri , vingt ans auparavant , l'illustre Mungo-Park.

11 traversa , avant d’y arriver, le royaume de Yourribn et une partie du royaume de Borgou , dont fait partie la province de Boutsa.

% La ville de Boutas est sitnée , dit Clappcrlon, dans une ile du Quouarra , par 10° 14’ latitude nord et 6° 11* longitude est de Greeuw. Elle est bâtie prés du bras le plus occidental, que les naturels nomment le Menai les deux autres bras ne portent pas d'autre nom que Quouarra. La largeur du Menai est à peu prés de 60 pieds, sa profondeur de deux brasses; son cours e*l lent et tranquille; celui des deux autres bras est fort , et a beaucoup de remous et de tourbillons; en plusieurs endroits, les rochers se montrent su-dessus de l'esu. — Au-dessous de Boussa , le Niger a une chute de 3à4 pieds; ses eaux se précipitent avec fracas contre le pied d'un énorme rocher , qui s'élève à pic audessus du fleuve. ■

C'est ici que Clspperton quitta le Niger pour se rendre auprès de Bcllo, sultan des Fellrtabs, qui lui avait témoigné beaucoup d’intérêt dans son premier voyage en Afrique, et qui s’étsit surtout montré irèa-dispoté à entamer des liaisons de commerce avec l'Angleterre. 11 parcourut , ainsi, en sc dirigeant à l'est , une grande partie du Houssa (Voyez Note 1 Y'), et mourut malheureusement a Sakaton, capitale des Fellrtabs. Son domestique Lânder , le seul compagnon qui lui était resté, t’en retourna par le mémo chemin jusqu’à Kano. De là, il essaya de pénétrer par le sud , espérant de rencontrer le Niger , et de découvrir son embouchure; mais les indigènes le forcèrent bientôt de rebrousser chemin. Il revint en Angleterre par la même route qu’il avait suivie avec CUpperlon, en allant a Boussa et à Kano. — Trois ans apres , Richard Lânder fut de nouveau envoyé par le gouvernement anglais dans l'intérieur de l'Afrique pour y découvrir l'issue du Niger.

Accompagné de son frère John Lânder, il arriva une aeconde fois à Boussa, au mois de juin 1530, parla même roule qu'il avait suivie antérieurement \ 1).

(1) Voy. le Journal de Lânder, vol. t.

5 OTES.

Quoique moins scientifique que les relations du capitaine Clapperton , ce voyage des frères Lânder est cependant du plus grand intérêt pour !a géographie , à laquelle il a fait faire an très-grand pas , en traçant , avec autant d'exactitude que le permettaient les circonstances , l’issue ai longtemps discutée du Niger.

Arrivés & Bouts*, les frères Lânder remontèrent le fleuve jusqu’à Yaourie , qui est une ville considérable, située snr le Niger en droite ligne , au nord de Boussa. Ils mirent quatre jours pour y arriver. Sur tout cet espace, le fleuve est parsemé de rochers, d’écueils et d’iles , qui rendent la navigation pénible et dangereuse. Les canots ne se hasardent sur le fleuve que dans la saison humide; aussitôt la saison de la sécheresse venue , toute communication par eau cesse entièrement entre Boussa et les autres pays situés snr la rivière. Au-dessus de Yaourie, les rochers, dit-on , disparaissent entièrement, et le Niger ne forme qu’un seul canal uni et très-favorable à la navigation,

D’Yaourie, les voyageurs s’en retournèrent de nouveau à Boussa, d’où ils continuèrent leur voyage sur le fleuve jusqu’à son embouchure dans le golfe de Bénin.

Les rives du fleuve, entre Yaourie et Boussa, sont basses. Des deux côtés , sont situés des villages qui sont habités en partie par les Combriena, peuplade abjecte et méprisée, que les musulmans se croient en droit de piller partout où Us les rencontrent. Beaucoup de riverains regardent le Niger comme fétiche , et lui rendent une espèce de culte. Le roi de Boussa, avant de laisser partir Lânder, consulta le Beken rouah ( l’eau sombre ou l’eau noire , comme le Niger est partout emphatiquement appelé ) , pour savoir ai l’issue du voyage des blancs serait heureuse; le fleuve ayant répondu favorablement, il fit tout ce qui était en son pouvoir pour faciliter leur voyage.

Les rives du Niger, au-dessous de Boussa, et les îles que l’on remarque , août fertiles, la plupart habitées et bien cultivées. Les rochers , qu’on aperçoit en beaucoup d’endroita à fleur d’eau, occasionnent un bruissement qui avertit les bateliers du danger. A une distance de 40 à 50 mille» de Boussa , le Niger forme plusieurs îles remarquables, entre autres une, vaste , riche et d’une beauté peu commune. Les indigènes l’appellent Patashie. Elle abonde en eheTani, Anes, bœufs, chèvres, moutons, etc., et produit une quantité prodigieuse de blé et d’ignames. Le sol y est si fertile, les habitans si industrieux, que l'on ne trouve pas un acre de terrain qui ne soit cultiré. Patashie est tributaire du roi de Wowon. A quelques milles au-dessous de Patashie , on rencontre trois lies à la file l’une de 1 autre, et que l’on nomme collectivement Han/t. Elles sont d’une fertilité extraordinaire , et . sur l’une d’elles , est située une grande ville marchande. Pins loin, est la ville de Lever, très-populeuse , et habitée par dr$ Nysaéena. Les bords du fleuve s'élèvent ici d’environ quarante pieds audessus du niveau de l’eau , et sont à peu près perpendiculaires. La rivière, profonde et libre de tous récifs; se dirige presque droit su sud. Sa largeur varie de un à trois milles. Bajidbo , sur la rive droite du Niger , est nne ville florissante, importante par son commerce, et l’une des cités les plus grandes et les plus populeuses que les voyageurs rencontrèrent sur leur route. Des échanges continuels se font ici entre les habitans des deux rivet, et, à cet effet, un grand

nombre de canots, d'une dimension considérable , vont et viennent incessamment d'un bord à l’autre.

Au delà de Bajiébo, l’aspect du fleuve est généralement tris -pittoresque ; ses bords, couvert* de ville* et de villages, sont fertiles et verdoyant. A 30 milles environ de Bajiébo, on passe en vue d’un double rang de montagnes rocheuses, dont l’un borde le fleuve. Les deux chaînes courent, dn nord-est, presque directement su sud. Leur aspect est saurage et triste. Des arbres affamés, rabougris, des buissons ebétifa, aux feuilles grises et flétries, sortent des creux, des interstices des rochers, et pendent sur d’immenses précipices , dont ils cachent en partie le* crêtes dentelée*. A l’extrémité de la première chaîne , le Niger forme encore une petite lie , appelée Modjie , qui appartient aux Nyfféeat. Le fleuve, se divisant, près de cette ile, en trois canaux , dont le plus oriental, parait le plu* *ùr, prend ton cours au aud-eat , et côtoie, pendant plusieurs milles, une nouvelle chaîne de montagnes. Tout à coup , l’on se trouve en face d'un roc élevé et remarquable par sa forme, que les naturels appellent le mont Kè$a ou Kcsy. Il fait à loi seul une petite ile, et u’a guère moins de 280 pieds de haut. Excessivement escarpé, et sortant brusquement de la rivière , son effet est prodigieux. Sa base est frangée d’arbres antiques, et ses flancs arides et escarpés se couvrent çà et là de quelques buissons rabougris Ct). Le mont Késs est grandement vénéré par les naturels , et prête aux actions superstitieuses de ce peupla simple et crédule , aussi passionné du merveilleux que le vulgaire de tous les paya. Ha croient qu'un génie bienveillant fait de cette montagne sa demeure habituelle, dispensant autour de lui de bénignes et célcates influences. Ici , les affligés sont déchargés de leurs misères, les nécessiteux •ont pourvus; les larmes se changent eu sourire, le chagrin la souffrance sont iguorés , l’austérité même s'y égaie , et les inquiétudes de l’avenir y font place aux jouissances du présent et à une insouciante gaieté, «i Mais surtout, disent les naturels, c’est ici que le voyageur harassé trouve asile contre l’orsge, repos pour ses membres fatigués, les délices de 1s sécurité et de l'abondance, et le sommeil et les rêves du bien-être! Pour obtenir tout cela, il n'a qu’à faire connaître ses besoins et ses désirs à l’Esprit de la montagne ; la réponse à ses supplications est instantanée. 11 reçoit, de mains invisibles, la nourriture la plus exquise ; et, quand sa vigueur est revenue , il peut en liberté continuer son voyage ou s’arrêter pour jouir quelque temps des bénédictions de l’Esprit du lien ! »>

Au-dessous du Késa , on rencontre , en naviguant sur le fleuve, Pile de Bili1 remarquable par son opulence; et, 8 ou 18 milles plus loin, sur la rive gauche , la ville de Rabba^ cité vaste et populeuse, habitée principalement par des Fellelshs. En face est l’ile de Zangoshie, où Ira frères Lânder furent retenus quelque temps par la cupidité des chefs. Le fleuve en cet endroit a à peu près 2 milles de largeur; un peu plus loin , il change tout à coup de direction et tourne à l’eat ; sa largeur alors est de 4 milles an moins. Les bords du Niger, sur une étendue d’environ 100

(1) Voy. le dessin dans le Voyage des frères Landcr, Il , p. IVü.

NOTES

raille* anglais à partir de cetle oonrbe, «ont généralement très -bas et marécageux.. Le canot qui portait le* frère* Lânder, franchit cet eipaee arec une rapidité extraordinaire. Dorant un intervalle considérable, le Niger offrait un aspect magnifique, et semblait n’avoir guère moins de 8 mille* de largeur. Le* bippopotamesquisonl très-nombreux dans cette partie du fleuve mettent souvent les embarcations en danger; la chair de ceaanimanx *ert en beaucoup d’endroit» «le nourriture aux riverains, qui l'estiment une grande friandise. Apres avoir coulé à l'est, le fleuve reprend sa direction sud-est, et reçoit sur sa rire orientale un affluent assez considérable, appelé la CoudnuMa. La rive est, du côté du Njffé, haute et montagneuse , et l'on remarque sur les deux bords nombre de villsges et beaucoup de culture.*. — Un peu au-dessous du confluent de laCoudouma, on rencontre, sur la rire droite du Niger, la grande ville i’£gga% habitée en grande partie par dea Nyfféens , mai* payant un tribut aux Fellans ou Felletabs. Elle a environ 4 milles de long sur 2 de large. La ville est commerçante, et a un marché très-important ; le* frères Lânder y rencontrèrent entre antre* de* drap* portugais, beaucoup de toile* du Njffé, du troua, un grand nombre d’esclave*, des ornement en cuivre, etc. Toute* ces marchandises sont apportées sur de grands canots, dn port de Kabba. — - Au-detaous d’Egga, les bords du fleuve n'offrent que des champs cultivés et l’aspect d’une fertilité extraordinaire ; la nature semble avoir épanché ici ses faveurs avec plus de prodigalité qne partout ailleurs. La rivière décrit plusieurs sinuosités, se dirigeant tantôt au sud, tantôt au sud-est. Elle est parsemée d’iles toutes cultivées et habitées. Le courant très-rapide est à peu près de 4 à 5 milles A l’heure. Le territoire du Njffé finit é Egga, et avec lai l’influence des Fellans. — Kacunda, capitale d’un état indépendant du même nom, est située suris même rive qu’Eggs, à nnc journée de distance environ de cette dernière ville. Les habitant sont, comme à Egga et dans beaucoup d’autres villes du Niger, en partie musulmans , en partie païens, et ont tons un grand respect pour les blancs, qu'ils croient des êtres supérieurs à eux. Immédiatement au-dessous de Kacunda, le fleuve coule droit an sud, entre d’asaex hautes collines. Après avoir navigué une demijournée A peu près, les voyageur* se trouvèrent en face d’une rivière considérable venant de l’est se jeter dans le Niger. A ton embouchure , elle paraissait avoir de 3 à 4 milles de large, et sur l’une de ses rives l’on voyait s’étendre une grande ville dont une partie fait face A la rivière, et l’autre A la Qnorra. Les voyageurs conclurent qne la rivière devait être la Tshadda, et que la grande ville assise A son embouchure était CtrPutncurrafi dont on leur avait parlé à Kacunda. Au-dessous de ce confluent, le Niger, dégagé des lies et des marais qui le bordent habituellement, promène se* eaux claires entre des rives boisées et souvent tré*-élevées. Des deux côtés dn fleuve, on voit s'élever des rangées de montagnes et de collines qni s’étendent aussi loin qne l’ail peut les snivre. — Bocqua est une ville assez remarquable sur la rive droite du fleuve, A une demi-journée environ de l’embouchure de la Tshadda. Un peu plus loin, on rencontreune autre villeappclée Aiia. Elle est bAtie tout au bord du fleuve, du côté sud-est, dans une situation clevée, et parait d’une prodigieuse étendue.

De Bocqua, la rivière coule dans une vallée entre des montagnes d’une hauteur considérable ; son cours jusqu’à Alla est sud-ouest et sinnenx. Au-dessous d'Alla , près du village d’Abbazacca , le Niger détache un bras au sud-est qui probablement le rejoint de nouveau dans son cours ultérieur. Datnuggou et Kirri sont deux villes oà il se tient des marchés. Près de cette dernière, les frères Lânder furent attaqués par une flotte nègre et perdirent leur boussole et beaucoup d'autres effets. Le Niger qui , jusqu’à Kirri, coulait au aud-ouest , prend ici une direction sud ; cetle ville est située à peu près au 6* 40’ Ut. nord et au 5° 20’ long, est de Paris. — Après avoir navigué quelque temps entre des rive* marécageuses, nos voyageur* se trouvèrent tout à coup sur une immense nappe d’eau , une e»péco de lao placé A l’ouverture d’une forte rivière qnt coule A l’ouest et forme un bras considérable du Niger. Une autre branche, partant dn même point, descendait au sudest. Lee rives dp fleuve depuis Kirri, ainsi que les borda du lac, aonl généralement bat et couverts de palmiers. ÇA et la on aperçoit quelques villages presque entièrement cachés dans les joncs.

La ville d’Éôoé , capitale d’un royaume réputé très puissant, est située au-dessous du lac, sur la rive droite du fleuve. Lânder vil dans le port de celte ville plusieurs centaines de bateaux dont quelques-uns d’une largeur trèsconsidérable ; tous étaient fournis de buttes offrant des habitations commodes A un grand uombre de naturels qni y demeurent constamment. Une de ces barques faite d'un seul tronc d'arbre contient jusqu’à soixante-dix personnes. Les bsbilans d’Éboé commercent avec les navires européens de la côte, auxquels ils fournissent des esclaves cl surtout de l’huile de palmier, qui passe pour la plus exquise de* bords du Niger. A partir d’Kboé, commence le Delta du Niger. Avant d’atteindre la mer, le fleuve détache plusieurs bras considérables dont l’issue nous est encore inconnue. Le plus remarquable est, selon toute apparence, celui que suivirent les frères Lânder, et que les marins européens appellent N un. Sa direction est au sud-ouest. Set bords depuis Éboé sont en grande partie inondés et couverts de joncs. Le Nun s’embouche dans la mer près du 4* long, est de Paris, et A peu près par 4* 20* lat* nord. A son embouchure eat une barre dont le passage est très-diflicile ; elle s’étend à quatre ou cinq milles de la rivière, dan» une direction sud, et n’a pu être entièrement explorée jusqu’aujourd’hui. Les mois de décembre et de janvier seraient, suivant l’opinion de l.andcr, l’cpoque la plus sûre pour entrer dans la rivière, les pluies étant finies dans l’intérieur, et la surabondance d’eau en grande partie écoulée.

Après ces découvertes importantes , le Niger ne doit plus être considéré comme un fleuve inconnu et mystérieua : tout son cours, A l'exception de son herreau, qu'aucun Européen n’a encore vu, a été exploré. Si sa nature et ses bords n’onl pas toujours été décrits avec autant de perfection et d’exactitude qu'en a mis l’illustre Mungo-Park dans se* descriptions du Joliba, dn moins n’avons-nous plus ancun doute sur son issue, sa direction et les pays qu'il arrose. L’espace entre Silla et Bonssa avait été exploré par Mnngo-Park, mais il ne non* est parvenu aucun détail de ce voyage, le» papier* de l'infortuné voyageur t’ayant

notes.

encore pu être retrouvés, malgré loue le» efforU des voyageurs qui ont visité lee bords du Niger «prie lui.

Celle même portion du Niger ou Jolibt a élé tue depuis, et en graude partie explorée par M. Caillié, voyageur français.

JM. Caillié, venant de la Sénégarabie et du Bambarra, passa le Dbioliba près de Cougalia, village situé à quelques milles anglais de distance de Jeûné. 11 en estime la largeur à 500 pieds ; sa vitesse est d’un noeud et demi par heure. Le bras qui sort du Niger, près de Ségo, le regagne de nouveau à Isace, village situé au-dessous de Jenné. C’est dans cette graude ile qu’est située celle de Jenné, enfermée par un bras secondaire du fleuve, sur lequel est bâtie la ville du même nom, qu’on estime à 10 milles anglais de distance du Dbioliba.

Caillié parcourut, sur le Niger, tout l'espace entrcJenné et Timbouclou. Les rives du fleuve sont généralement très-basses et découvertes. On passe devant un grand nombre de villages qui ont è peu près la même apparence. Le bras de Ségo, qui vient de l’ouest, est très-large et parait navigable pour de grandes embarcations; son cours est très-lent, et ses eaux paraissent dormantes. Les pirogues sur lesquelles on fait le trajet de Jenné à Timbouctou sont très-gramles, mais peu solides. Elles servent à entretenir un commerce tellement actif biit tout le fleuve, que souvent les flottilles sont composées de soixante à quatre-vingts embarcations , toutes richement chargées de divers produits. Une embarcation du port, de 60 à S0 tonneaux , a environ 90 à 100 pieds de long, 12 à 14 de large au milieu, et 6 à 7 pieds de cale. Leur équipage se compose de

16 à 18 mariniers, deux hommes pour gouverner, et un patron qni tient lieu de capitaine. La principale direction du fleuve, entre Jenné et Timbouctou, est au nord.

Avant d’arriver à Timbouctou , Caillié traversa le lac Débo (qui est sans doute le Dilbie de Mungo-Park). Ses eaux sont claires, et le courant qui le traverse presque insensible. On voit la tene de loua les côtés du lao, excepté é l’ouest, où il se déploie comme une mer intérieure. En suivant la côte nord , dirigée à pen près à l’ouest-nordouest, dans une longueur de 15 milles, on laisse, è gauche, une langue de terce plate qui avance dans le sud de plusieurs milles, et divise ainsi le lac en deux, l’un supérieur, l’autre inférieur. Celui que suivent les embarcations est le plus grand. 11 renferme plusieurs îles, et est entouré d’une infinité de grand* marais. Arrivés su milieu du lac, les mariniers tirent des coups de fusil pour saluer ce lac majestueux, et tout l’équipage pousse des cris de joie.

Au-dessous du lac, on entre dans le domaine des pillarde Sorgous ou Touarickt, qui parcourent Ica bords du Niger jusqu'au delà de Timbouctou , prélevant des impôts sur toutes les embarcations. Les bords du fleuve sont ici en grande partie arides et marécageux, et les riverains se procurent leurs denrées du marché de Jenné. Çàet là, on aperçoit des tracead’élépbans. Le nénuphar (nympheacctruJea) croit beaucoup dans ces terrains humides , et est d’une grande ressource aux habitant des bords du flenve. Le volume d'eau du Niger, sur tout cet espace, est très-considérable. « Le Sénégal, dit Caillié, n’œl qu’une rivière tréaordinsire en comparaison de ce fleuve immense. •

(Voy. Caillis, y oyuge au Timbouciou. )

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