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BORD ORIENTAL, SOFALA, MOZAMBIQUE

quinis qai , comme nous l'avons vu pins haut , tirent sans doute leur nom de leur habileté à travailler le cuivre et le fer de leurs montagnes. Après eus viennent probablement les Biri des Portugais, et les habitans des montagnes de Manica. Sofa la et Chicowa; tous sont également renommés pour leur habileté à préparer l’or, le cuivre et le fer (1). Les descriptions qui nous ont été données de cette belle race caffre , s’accordent d’une manière étonnante (i) avec le tableau qu'on nous fait des habitans des montagnes de Foura , riches en métaux, dans le Monomotapa supérieur.

Tous ces races de Caffres , sans exception , se distinguent par leur hospitalité, leur douceur et leur prudence ; si parfois ils se sont montrés inhumains et cruels , c’est it leur commerce avec les Européens qu'il faut en attribuer la seule cause. Les habitans des eûtes accueillent les naufragés avec une bonté compatissante , souvent même ils les accompagnent à travers une etendue de plusieurs centaines de milles, et les conduisent (3) vers le sud, au cap de Bonne- Espérance, ou vers le nord, jusqu'à Sofala (4). Les Anglais forent reçus avec la même hospitalité par les Caffres de la cûte de l)a Lagoa , qui ne voient que rarement des Européens (3). Les habitans des hautes plaines , dans l’intérieur du pays, firent preuve des mêmes qualités, lorsqu'ils virent pour la première fois des Européens; Harrow (6) rencontra les mêmes vertus chez les houssa ; Truter, Sommerville et Lichtenstein chez les Bee^juanes; Pedro Alvarez da Anhaya, chez les Caffres de Sofala (en 1803) (7), et J. Barrcto , chez les Caffres de Manica. lorsque Vasco de Lama , après avoir longé la cûte de Natal, arriva au Rio dos Reys (le saint fleuve des trois Rois), il y trouva, d’après le récit de Castanheda, les tribus caffres munies de pointes de lances en fer et d'anneaux en cuivre; ils étaient si pré-

(t) Truter In Barreur, voy. te CocBincb., pag. 408.

(2) J. dos Sanclot , Ælbiopla orientant , In Hurchaa , Ptigrll, fol. 154U-1540. — M. Thomas , cbeiuallgeti Jetul* len und Xi&aiooars in Aslcn und Africa , fteiae uni l.ebrnsbeschreibung. Augtb. 8e. 1388, pag. 110.

(3) Capt. Al. HamllUm , Hew Account of Ea»l Indies. Edtaib. 1727, pag. 6.

(4) Purcbas , Pilgr. Il , fol. 1535.

(5) W. Whitc. Journal of a voyage pcrformpd from Hadras lo Columbo and Da Ugoa Bay. Lond. 1800, 4". pag. 31 .

(fl) Barrow I, pag. 105.

(7) J. dos Sancto» . aclb. Or. , dans Furrb. , Pilgr. Il, fol. 1536 et 1/542.

venans, si hospitaliers, et lui témoignèrent tant de confiance, qu'il appela cette cûte le pays des Bonnes Gens ou de la Paix ( Terra da boa Paz).

3* Éclaircissement.

Côte Ratai.

Lorsqu’on se dirige d u cap Natal ( cap de Noël), vers le nord , on entre dans un pays rocheux et saillant, garni à l’est de eûtes escarpées et de longs bancs de rochers qui se prolongent en partie dans l’océan des Indes, et rendent la cûte très-dangereuse pour la navigation ; elle est du reste abondamment arrosée , couverte de forêts et généralement fertile (1). Au nord , c'est la baie de Da Lagoa qui en forme la limite; sur les eûtes , une contrée fertile s'étend jus<pi'à 20 milles géographiques dans l’intérieur du pays. Au nord-ouest de la baie, la contrée s’élève en quatre immenses chaînes de montagnes , qui toutes partent de la cûte , et dont les sommets se perdent dans les nues (2). Sur la terrasse littorale, qui est très-plané, on ne rencontre d’autres animaux domestiques que des bêtes à cornes. Des troupes d’éléphans parcourent la pente des montagnes. On n’a encore vu des buffles et des chevaux ( quoggas ) que sur les hauteurs. Wbite, le seul témoin oculaire qui nous rapporte ces faits, montra aux Caffres une image de cheval, qu'ils parurent reconnaître.

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