‹ Geographie Generale CompareeChapitre 4 sur 293 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Lee corps det trois règnes de la nature.

Celle troisième partie de la géographie uui-

IMTBODUCTHWr.

ia

verselle comparée est consacrée aux formes principales qui, parmi les espèces infinies des corps, ont le plus d'influence par rapport à toute la surface de la terre. On les prendra d'après leurs genres, d'abord dans le règne minéral, puis dans le régne végétal, et, enfin, dans le règne animal , et on les exposera dans leurs rapports entr'eux et avec le tout.

Ce qu’on a dit dans la première partie n’était que pour caractériser ces grandes formes solides que nous appelons contincns , ou les èlémens en rapport avec un lieu déterminé. Les corps des trois règnes de la nature se présenteront ici, en tant qu’ils appartiennent à la géographie universelle, commodes formes indépendantes , propres et nécessaires , dans leur triple rapport avec l’organisation en général, et en particulier avec la surface de la terre et l'histoire de l’humanité.

On les considérera d'abord, dans leur forme et leur construction , comme types généraux par rapport à une partie déterminée de la terre, et ils nous apparaîtront ainsi comme les reprèscnlans de chaque localité de la terre.

On recherchera ensuite leur patrie naturelle, ou la loi de leur propagation géographique sur toute la terre ; on déterminera les bornes du la sphère oii ils vivent , on fixera exactement leur zone.

Il faudra indiquer , en troisième lieu , géographiquement et historiquement , l’empire que les forces actives de la nature et l'homme ont su exercer sur les corps , soit en les diminuant ou les augmentant , soit eu les modifiant ou les étendant.

Ainsi , dans chaque forme caractéristique de la nature, l'individu s'harmonise avec le tout; — Le sol préparé déjà depuis longtemps à les recevoir se couvrira bientôt de formes vivantes qu'il caractérisera eu les portant. Comm ->us aurons expliqué précédemment l’idée importante de climat, nous verrons, dans chaque forme , se réfléchir un climat qui y correspond , et

ainsi chaque point de la terre aura sa place déterminée vis-à-vis de la natnre vivante.

Les zones qui déterminent l'étendue des corps inorganisésdu régne minéral nons conduiront à quelques phénomènes géologiques qu'il nous faudra reconnaître. Quand l'homme se sera emparé de ces corps pour son usage, nous serons amené à l'histoire des arts et celle des plus vieilles civilisations des peuples indigènes. D'un autro cèlé , les espaces de terres dans lesquels croissent les plantes et les animaux les plus utiles, jettent quelque lumière sur l'histoire des masses de peuples ; cette zone végétale et animale s’étend avec eux dans leurs expéditions; comme la ceinture qui leur donno la vie , elle suit chacun d'eux dans ses diffèrens séjours, agrandit sa sphère géographique ; et quand les peuples ont disparu du théâtre de l'histoire , sans le secours des mains de l'homme, elle continue sa nouvelle vie en attendant l’arrivée dépeuplés plus jeunes.

Tel est le résultat auquel on arrive sur la liaison profonde de l’histoire des peuples avec la nature vivante. D'un cèlé , on les voit dans une dépendance fatale de la nature, dépendance d’autant plus forte que l'homme est plus près de l’état sauvage et que les peuples vivent en hordes ; de l’autre, il se manifeste une tendance progressive des peuples à s’affranchir , cl , A mesuro qu’ils gagnent eu liberté, l'influence de la nature qui les entoure, diminue daDsune égale progression. Les habilans des villes, arrivant à la satisfaction de leurs besoins par des moyens artificiels , sortent entièrement de l’influence de la nature ; mais l'homme individuel peut s’élancer de lui-même au-dessus d’elle , s’il a présente devant lui l'idée du vrai sage, du sage tel que le divin Platon l’a mis sous nos yeux , dans le Thcélête.

Ainsi , les idées do peuple et de patrie considérées , du côté de la nature , dans leur individualité et leur variété , reçoivent ici quelques èclaircisscmens.

En suivaul la loutc que nous nous sommes

1STS0BUCTI05.

tracte, si nous ne dévoilons pas la vérité dans toute sa clarté , nous la ramènerons dn moins à une unité plus grande.

Page 1