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BORD OCCIDENTAL, GUINÉE

nègre», ils »e liment le* dent* en forme de »cie.

Non* avons encore É faire quelques observations sur leurs langues dont Tuckey a donné un vocabulaire (1). On ne savait presque rien autrefois de la langue parlée sur le Zaïre; le peu d'eiemples que l'on possédait indiquait seulement une grande affinité entre les langues de Loangoet de Congo, qui ne different entre elles que comme dialectes d’un même idiome. Le fameux philologue Marsden ayant appris la langue de Mosambique d'un esclave de ce pays , observa le premier que cette langue a un grand nombre de racines communes avec celle des Caffres h l’est et celle des Congo» à l'ouest de l’Afrique. Cette ressemblance de langage à de si immenses distances est un fait très-remarquable lorsque, dans des pays fort peu éloignés , quelquefois même dans les mêmes districts , on trouve une si grande différence de langues, par exemple entre l'idiome de Malemba au nord du Zaïre, celui d'Embomma et celui d'inga qui, d'après le vocabulaire de Tuckey, diffère entièrement des deux précédens.

Ces vocabulaires prouvent incontestablement, poursuit Marsden, une intime affinité entre les races des eûtes orientales et occidentales de l’Afrique , quoiqu'elles soient séparées par toute la largeur de celte partie du monde , c’est-à-dire par une distance de 30° de long, au moins. Le vocabulaire de Tuckey s'accorde parfaitement avec les anciennes collections de mots de la langue des Congos ; ces mots correspondent exactement avec ceux de la langue parlée à Angola et Loango , seulement la prononciation des labiales est différente. Ils ont aussi de l’analogie avec ceux de la langue des Camba sur la cûte occidentale et avec celle des Mandingo dont le vrai nom, suivant Marsden , est ilandongo. Cette affinité est si grande que tous ces peuples se comprendraient probablement entre eux! quelle merveilleuse uniformité nous ctonne et nous frappe quand nous comparons l’état de ces langues avec celles des autres parties du monde!

Malgré l'affinité qui se manifeste dans leurs langues, continue Marsden, les deux branches de peuples qui habitent, l’une les eûtes orientales, l’autre les eûtes occidentales de l'Afrique, doivent être regardées aujourd'hui comme deux peuples diffërens. Toutefois la comparaison des

(1) Voy. Voeabutary of the Malemba and Embommi lan- S'ils», Oins Tuckev, Rsrrat., Apprnd. , 1. 1 , |uj . 381 , et Btrrew, Geo. «1»., pas. 384 « «il».

mots qui servent k désigner dans ces langues les idées les plus communes , prouvent que les natious qui les parlent descendirent aux premiers < ges du monde d'une seule souche commune.

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