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BORD SEPTENTRIONAL , MONTAÜSÏS DE KONG

arrivé ici H la conscience (le lui-mème, c'est qu’il n’est pas encore complètement arriré il la rie! ou plutôt c’est le résultat d’une position tout à fait caractéristique vis-à-vis de la nature dans ses plus grands rapports avec 1a terre , avec le système solaire, avec l’univers.

Dans une situation opposée, la stérilité de la race est aussi contraire au développement moral, comme Hippocrate (1) l’a déjà démontré : ici, au contraire, la fécondité prodigieuse et le nombre de la population qui couvre cette terre africaine nous paraissent être la raison principale qui explique pourquoi la vie de l’homme a eu de tout temps moins de valeur pour son semblable et pour lui-mème. Ce phénomène, quand il ne se manifeste pas seulement dans des individus isolés , mais dans la masse du peuple et des peuples , comme trait caractéristique , doit résulter du développement incomplet de la race.

3e Éclaircissement.

l'oies commerciales à travers la Haute- Afrique.

Nous aurions une connaissance plus exacte (le l’intérieur du plateau, si les européens avaient pu réussir à le traverser ; mais nous savons que tous les voyageurs isolés qui se sont engagés dans ce mpndc inconnu, sont restés victimes de leur entreprise. Les expéditions, pour remonter la Gambie et le Zaïre , n'ont pas eu une issue plus heureuse.

Existerait-il réellement des voies commerciales parcourues par les Européens, comme le donnent à supposer d’anciennes relations, elles n'ont apporté encore aucune lumière à la science.

Dapper nous donne la route des Portugais du Congo à travers le pays des Anzicos et des Nimicmayset Campbell (2) en confirme l'existence.

Suivant le rapport d'un négrier portugais, il existe encore aujourd’hui une voie directe de communication, h travers le continent outre Sofala et Mozambique et les colonies occidentales de Congo, Loango et Benguela (3) ; Dos Sanctos l’assurait déjà de son temps, mais les Portugais de Séna et de Mozambique ne la connaissent plus aujourd'hui (v. plus haut p. 81 cl 116).

(1) Hippocrates des Climats, Ed. Corray l, p. 03.

(2) Dapper Africa, p. 634; Campbell Polit, surveyof Grcat Brii.y H, f. 631.

(1j Birrow Travcls in 3. Africa, t. Il, p. 1 18.

Correa de Serra assura le contraire, parce que le pays montagneux situé entre les deux cotes est complètement inaccessible (t).

Les Hollandais ont essayé de pénétrer à travers l’intérieur de l’Afrique, sur la haute terrasse de la colonie du cap , jusqu’au Monomotapa (2); mais l’entreprise, conduite par le capitaine Gordon, n'eulaucun succès; les Anglais tentèrent le mime voyage en 1809; ils avaient formé une caravane de vingt hommes , sous la direction du Dr. Cowan et du lieutenant llenowan; mais tous périrent assassinés (3) par les Wanketzens, au nord du pays des Beetjuanes. Les voyages de Burchell (4) ne nous ont pas donné de renseignemens nouveaux; le projet du père Lobo d'aller, à travers le plateau, le Mélinde au Habesch, échoua quoiqu'il existât des routes (S) de l’une à l’autre de ces contrées.

Une route de caravane conduit encore aujourd'hui de la côte de Somaulis, de Berliera , dans le centre de l'Afrique (6), à travers le plateau.

Une route doit conduire aussi de Narea à travers le plateau , dans le royaume de Bénin , sur le golfe de Guinée. C’est par cette route que les Portugais, après la découverte du Bénin (1469), obtinrent les premiers renseigne mens (7) sur l’empereur du Habesch , le prétendu Ogane ou prêtre Jean. Son empire devait être situé à 250 legoas de 18 au degré, et ainsi à 166 milles géogr. plus à l’est, et le roi de Bénin s’en reconnaissait lui-mème tributaire. Les relations de De Barros (8) contredisent entièrement cette supposition , et aucun Européen n'a pu obtenir de renseignemens précis sur ce point.

Nous avons déjà indiqué plus haut la route commerciale très-fréquentée qui va de Cascbna au sud , par Degomba ou de Tombouctou et Ségou à Assenté (9) par les montagnes de Kong et de là à Phydahsur la Côte d'Orpar la terrasse (l'Akim.

Une route plus récemment connue est celle de Cacondy par la prolongation N.-O. du pla-

(1) Bennell Illustrât, dans ». Park, Trav. App. p. LXXXff.

(2) Tboman Relse, und Lebensbcschrcibung, p. 130.

(3) Campbell Belae, p. 238; 216, 234.

(4) Vcrncur Joura. des Voyages, Parts, 1821, avr.,p.51.

(5) Lobo, Voyages, t. I, p. 76.

(6) Valenila Trav., t. II, p. 375.

(7) Bruce Trav., 2* ed., I. 111, p. 132.

(8) bc barros Dec., 1. i, l.ih. 3, c. U, fol. 38 b

(0) Procccdiiig», eu. de 1810 , t. I, p. 177, et l. Part Travela,

216 H À VTE-AFRIQt'H : V» DIVISION, J 18.

teau ; elle passe au-dessus de la terrasse des Peut-être que la curiosité qui se porte de Foulabs, par Timbo, ttelia, Bouriab ( Bovri ), toutes parts sur l'intérieur de cette partie du Manda ( Manclingo ) et conduit b Ségou (1). monde, nous donnera bientôt de nouvelles ré-

vélations; nous espérons qu’elles étendront de

— — — beaucoup les documens que nous possédons

jusqu'il présent et qui sont le résultat du tra- (1) SVitlel Wtucrbultomdint WMltlrain, Eiijj, r. 114. vail de trois SÎêclcS.

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