‹ Géographie générale du commerce et de l'industrie [microforme]Chapitre 16 sur 241 · COMMUNICATIONS AVEC LA FRANCE · texte numérisé non relu

COMMUNICATIONS AVEC LA FRANCE

Les Iles Britanniques sont en communication avec tous les points du globe par de grandes lignes de navigation maritime, qui.ont pour point de départ et d'arrivée les principaux ports du Royaume-Uni.

Nous ne saurions indiquer en détail les communicalions de la Grande-Bretagne avec les ports français.

L’intercourse entre les deux pays représente un mouvement de 34,000 navires et de plus de 4 millions de tonneaux; dont 3 millions couverts par le pavillon anglais et 960,000 sous pavillon français. Tous les ports de quelque importance, dans les deux pays, prennent part à

cet immense mouvement ; 23 lignes régulières de naviga- d tion à vapeur rattachent nos ports de la Manche, de l'O- l céan et de la Méditerranée à ceux de la Grande Bretagne, d et mettent Paris à 42 heures de Londres, le Havre à 1 24 heures de Liverpool. q Les ports anglais peuvent se diviser, au point de vue 8 de leurs relations et de la nature de leur commerce, en ÿ trois groupes : ports de grande navigation à vapeur et à voiles ; ports charbonniers ; ports de communication spéciale Jl avec la France. S Trois ports de la Grande-Bretagne entretiennent avec d tous les points du globe des communications régulières, f par des lignes de paquebots qui sillonnent les mers dans ! toutes les directions, et dont le réseau s’agrandit à mesure | t (1) La concurrence de l'industrie anglaise étant la plus sérieuse | N que la France rencontre sur tous les marchés du monde, nous avons donné à l'étude de la production industrielle anglaise un développement tout spécial : pour égaler ses rivaux il faut sa- ë voir apprécier leurs forces. li

ers un uvrier ritable rige et

ec tous igation vée les

calions

1 mouons de lon anorts de t part à avigade l'Oetagne,

lavre à

de vue rce, en ur et à spéciale

nt avec

lières, rs dans mesure

sérieuse le, nous laise un faut sa-

que de nouveaux débouchés s'ouvrent au commerce enropéen : ce sont Londres, Liverpool et Southampton.

Londres, capitale du Royaume-Uni, est située sur la Tamise, à 73 kil. de la mer du Nord. Londres, a-t-on dit, n'est pas une ville, c’est une province couverte de maisons. Rien ne saurait donner une idée plus juste de ce gigantesque assemblage de palais et de masures, de parcs et de bassins maritimes, de docks et de manufactures, où s’agitent plus de trois millions d'habitants, où circulent chaque jour 145,000 voitures, où 5,000 wagons versent 80,000 tonnes de marchandises, et que traverse la Tamise, où se pressent des milliers de navires vequs de tous les ports du globe.

Londres est dans le monde du comnftrce ce qu'est Paris dans le monde des idées, le centre d’où tout part et où tout aboutit : entreprises industrielles, opérations commerciales et financières : c’est l’entrepôt, le marché et la bourse du monde entier.

Ses vingt-deux compagnies de navigation embrassent dans leur immense réseau tous les ports et toutes les mers : les côtes d'Europe, depuis Saint-Pétersbourg jusqu’à Cadix, et depuis Cadix jusqu’à Odessa; celles d'Asie, depuis Trébizonde jusqu’à Jaffa, et depuis l’isthme de Suez jusqu’à la Chine et au Japon; en Afrique, six paquebots anglais touchent chaque mois à Alexandrie, üébouché du transit de l'Orient par l’isthme de Suez; et des lignes régulières visitent les îles et les ports, depuis les Açores jusqu’au Cap, et depuis le Cap jusqu’à Maurice et aux Seychelles. £'n Amérique, les lignes de l'Océan Pacifique desservent tous les ports, depuis le Chili jusqu’à la Californie; celles de l'Océan Atlantique descendent jusqu’à Buénos-Ayres, et remontent jusqu’au Saint-Laurent; enfin des départs mensuels rattachent la capitale du Royaume- Uni à ses lointaines possessions de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.

Si l’on ajoute à cette .immense mouvement de navigation régulière, l’intercourse avec les possessions britanniques, la France, les États Scandinaves, la Hollande, GÉOGR, GÉNÉR, 9

la Russie, l'Allemagne, la Prusse, les États-Unis, etc... on atteint pourla navigation extérieure le chiffre de16,000 navires à voiles jaugeant 3,700,000 tonneaux, et de 4,500 à 4,600 vapeurs jaugeant plus d’un million six cent mille tonneaux. (Période de 1859 à 1864, année moyenne.)

Le cabotage est en moyenne de 22,000 navires à voiles (2,600,000 tonneaux) et 4,300 vapeurs (1,500,000 tonn.).

Centre des chemins de fer, des lignes télégraphiques, Londres est le principal entrepôt et le plus grand marché de l’Angleterre pour les cafés, les sucres, les thés, les épices, les matières tinctoriales, le tabac, les vins et spiritueux, les céréales, les graisses, la laine, la soie, les peaux, etc. elle reçoit les deux tiers des produits manufacturés de l'étranger, et la presque totalité des métaux précieux dont le mouvement s'élève à plus d’un milliard 300 millions. |

Une partie de ces marchandises sont réexportées à l'étranger, avec les produits de l’industrie britannique dont Londres est le plus vaste débouché : toutes ces richesses sont entassées dans des docks gigantesques, ceux des Indes Orientales et Occidentales, de Londres, Victoria, docks commerciaux, etc... qui couvrent une superficie de 400 hectares.

La marine marchande de Londres était en 1864 de 600 bâtiments à vapeur jaugeant 200,000 tonneaux et 2,500 bâtiments à voiles jaugeant 650,000 tonneaux, chiffre équivalent aux trois quarts du tonnage total de la marine marchande française.

Liverpool, sur la Mersey (mer d'Irlande), est le second port du Royaume-Uni et du monde. A la fin du xvni° siècle, Liverpool avait 5,000 habitants; elle en compte aujourd’hui plus de 600,000 en y comprenant ses faubourgs, dont quelques-uns, comme Birkenhead, sur la rive gauche de la Mersey, sont des villes de 60,000 âmes.

Favorisée par un admirable système de canaux et de chemins de fer, débouché du comté de Lancastre, et de l'industrie de Manchester, avec ses 61 docks qui couvrent une superficie de 175 hectares, devenue trop étroite, ses

is, etc... on 846,000 na- : de 4,500 à cent mille yenne.)

ires à voiles ,000 tonn.).

graphiques, and marché les thés, les vins et spila soie, les duits manudes métaux ‘un milliard

exportées à britannique s ces richeses, ceux des ès, Victoria, superficie de

1864 de 600 ux et 2,500 chiffre équiarine mar-

st le second lu xvri° siècompte aus faubourgs, rive gauche

inaux et de astre, et de ui couvrent étroite, ses

43 bassins dont les quais s'étendent sur une longueur de 43 kil., avec son fleuve large d’un kil. et qui porte des navires de 3,000 tonneaux, Liverpool n’a qu'une rivale, Londres, la reine du commerce. 28 compagnies et 11 grandes lignes de navigation la mettenten communication régulière avec tous les ports du globe; mais surtout avec l'Amérique desservie par la puissante compagnie des Indes Occidentales et du Pacifique, dont les steamers visitent la Colombie, les Antilles, le Mexique, et franchissent en 26 jours la distance de Liverpool à Colon sur l’isthme de Panama. Le British and North-American Royal-Mail, et la Société nationale de navigation à vapeur, transportent en 41 jours les passagers et les marchandises à New-York et à Philadelphie.

À ces lignes, à celle d'Afrique (de Madère à Fernando PO), à celles de la Méditerranée, de France, d’Espagne, de Hollande, d'Australie, il faut ajouter plus de 100 bâtiments qui font le service descôtes d'Angleterre etd’Irlande,

Le mouvement général de la navigation de Liverpool était en 1800 de 450,000 tonneaux, il dépassait en 1864, 8 millions de tonneaux portés par 30,000 navires dont 8,800 à vapeur (5,300,000 t. pour le commerce extérieur),

Grâce à l’immense étendue de ses relations avec les colonies anglaises, l'Amérique, l'Australie, les Indes, la Chine, la France et l'Espagne, Liverpool reçoit et exporte toute espèce de marchandises, mais son marché est sans rival pour les cotons, les céréales, les bois précieux, et ne le cède qu’à Londres pour les sucres, les denrées coloniales, les tabacs, les laines, les peaux brutes, etc.

Quant à l'exportation, elle sert de débouché aux tissus de Manchester et de l'Irlande, aux poteries de Slafford, à la quincaillerie de Sheffield, aux fers du Yorkshire ; aussi n'est-ce pas porter trop haut le chiffre de son commerce que de l’évaluer à près de 3 milliards.

Sa flotte marchande compte en 1864, 2,200 navires à voiles (900,000 tonneaux), et 330 navires à vapeur (250,000 tonneaux) d’une force de 61,000 chevaux.

Southampton (50,000 h.) est située sur la Manche, à l'embouchure du Test, au fond d’une large baïe, également protégée par l’art et par la nature : c’est un port de transit, une sorte de déversoir par où s’écoule le trop-plein du commerce maritime de Londres. Sa position favorable dans la partie la plus large de la Manche, l’a désignée comme le point de départ des lignes postales de l’Amérique du Sud, et de l'Orient. Dix lignes régulières desservies par 9 compagnies la rattachent aux États-Unis, aux Antilles, au Mexique, au Brésil et à la Plata par la C'ompagnie des Indes Occidentales ; à Égypte, aux Indes, à la Chine, au Japon, et à tous les ports de l'Espagne, du Portugal et de la Méditerranée par la Compagnie péninsulaire et orientale, à l'Australie par la Compagnie royale d'Europe et d'Australie, à la France par le Havre, à la Belgique, à l'Allemagne par Hambourg, etc. Le mouvement de la navigation était, en 1864, de 8,000 navires environ (2,500,000tonneaux), dont2,400 steamers. Après Londres, Liverpool et Southampton, les ports les plus fréquentés sont dans le versant de l'Océan Atlantique :

Glasgow, sur la Clyde et le canal dü Forth (450,000 h.), avec ses avant-ports, Port-Glasgow et Greenock, village de pêcheurs en 1700, aujourd’hui ville de 60,000 âmes et l’un des premiers chantiers de construction de la Grande- Bretagne; en communications régulières avec les États- Unis par New-York, la Nouvelle-Bretagne par Halifax, la France par le Havre, Saint-Nazaire, et Bordeaux, est le plus grand marché de l’Ecosse, pour les fers et les tissus, un des plus vastes entrepôts de denrées coloniales et de bois de construction, et le premier centre manufacturier de cette région de Ja Grande-Bretagne. Le mouvement de sa navigation fluviale et maritime s’élève à 47,000 navires (1,700,000 tonneaux), et sa flotte marchande à 650 bâtiments dont 200 steamers. |

b:'stol, sur l’Avon (161,000 h.), près de l'embouchure de cette rivière dans la Severn, est lombée du second au dixième rang parmi les ports Brilanniques : elle entretient. encore d’actives relations avec l'Espagne, le Portugal, et

En + © nd es = PO) ms

anche, à ie, égalein port de trop-plein favorable

désignée de l’Amées desser- Unis, aux ar la Comndes, à la e, du Porininsulaire ale d'Eu- Belgique, nent de la s environ ,s Londres, fréquentés

30,000 h.), , village de )0 âmes et la Grandeles Étatsar Halifax, rdeaux, est 1 les tissus, jales et de nufacturier ivement de 000 navires à 650 bâti-

jouchure de second au eentretient Portugal, et

les Antilles, et une ligne desteamersla rattache à Pordeaurx.

Les trois principaux ports de l’Irlande pour le commerce extérieur, sont Zimerick sur le Shannon (72,000 h.), entrepôt du commerce des céréales.et des best avec la France, l'Espagne, le Portugal et l'Amérique; Cork, au Sud de l'île (110,000 h.),un des havres les plus sûrs de la Grande-Bretagne, le premier marché de l’Europe pour le beurre et les viandes salées, et le neuvième port du Royaume-Uni ; Dublin, sur la mer d'Irlande, à l’embouchure de la Liffey, capitale de l'Irlande (317,800 h.), rattachée par des services réguliers aux principaux ports du Royaume-Uni, au Havre et à Bordeaux.

Dans le versant de la Manche.

Plymouth, dont la population unie à celle de Devonport s'élève à 110,000 h., est le second port de guerre de la Grande-Bretagne, et le point de départ d’une ligne régulière qui communique avec le Cap et Maurice par Sainte- Hélène, en 39 jours.

Dans le versant de la mer du Nord. Z/ull, à l’embouchure de l’'Humber (comté d’York) (100,000 h.), doit à sa situation un immense mouvement d'échanges avec le Nord de l’Europe. Entrepôt des céréales, des bois, du chanvre, du lin, des aciers que l'Angleterre tire des ports de la Baltique, Hull communique par des lignes régulières avec Dunkerque et le Havre, Amsterdam, Copenhague, Kiel, Stockholm, Stettin, Saint-Pétersbourg, etc... Son mouvement s'élevait en 1864 à 6,000 bâtiments et 1,300,000 tonneaux pour le commerce extérieur.

Newcastle, sur la Tyne (Northumberland), à 16 kil. de la mer, compte près de 120,000 habitants en y comprenant la population de Gateshead, En communication régulière avec Hambourg et Rotterdam, Newcastle est un des entrepôts les plus considérables de la Grande-Bretagne pour les marchandises tirées de l'Europe septentrionale, et même de la Méditerranée: c’est le débouché de l’industrie et des mines du Northumberland ; mais le commerce de la houille qui a fait sa richesse, et qui l'a placé au troisième rang parmi les ports britanniques, se

reporte depuis quelques années à Sunderland, et dans les petits ports au Sud de la Tyne.

Son commerce avec l'étranger mettait en mouvement, en 1863, 9,615 navires jaugeant 1,765,000 tonneaux.

Leith, sur le Forth, estun faubourg d'Édimbourg dontla population dépasse 200,000 habitants. Une ligne de paquebots la rattache à Dunkerque, et ses navires visitent les ports de la Baltique et même ceux de la Méditerranée.

Dundee, sur le Tay (90,000 h.), et Aberdeen, sur la Dee (80,000 h.), entretiennent d’actives relations avec le Nord de l’Europe,

Page 1