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de LDcéan Slagiol et. parle Saskatchawan qui sort des montagnes Rocheuses, forme le lac Winnipeg, et sé Jette dans la mer d'Hudson sous le nom de Nelson et de Severn. Les Indiens Chippeways et Knistineaux, les tribus d’Esquimaux, les agents et les chasseurs de la Compagnie parcourentseuls ces espaces désolés. Des fortssemésdedistance en distance servent de stations et de magasins d’approvisionnement, Les établissements les plus importants sont ceux du Maine occidental, A/bany, Fort- York, Churchill sur la mer d'Hudson, et dans la presqu'ile marécageuse et stérile du Labrador, Vain qui sert de station aux baleiniers. Les fourrures, la glace, quelques chargements de bois, seuls produits de ces contrées, s’expédient directement en Europe par les ports de la mer d'Hudson.
La troisième division comprend les sept provinces qui s’administrent par elles-mêmes sous la haute surveillance d’un gouverneur général anglais, et qui songent aujourd’hui à former une confédération, encouragée par la métropole ; ce sont :
4° L'ile sablonneuse de Zerre-Neuve (133,300 kil. car. et 137,800 h.), c. Saint-Jean.
2° L'île du Prince-E'douard, moins froide et plus fertile que Terre-Neuve (6,000 kil. car. 86,000 h.), c. Chärlotte- Town. É
3 La presqu'île de la Vouvelle-É'cosse (Acadie) avec son annexe l’île du cap Breton, riche en forêts, en mines, en;prairies (5 miliions d'hectares, 349,000 h.), c. Halifax.
4° Le Nouveau-Brunswick, vaste forêt arrosée par la rivière Saint-Jean (86,000 kil. car. 272,780 h.). e, Fredericktown.
5° Le Pas Canada, terre française par les souvenirs, la langue et la population, l’une des plus riches de l’Amérique du Nord (1,220,000 h.), c. Québec.
6° Le ÆZaut Canada, moins vaste mais plus fertile et plus peuplé que le Bas Canada (1,563,000 h.), c. Ottowa.
1°Le Territoire de la Æivière Rouge, vaste prairie arrosée par la rivière Rouge, l’Assiniboine et les affluents du lac Winnipeg, baignée au Sud par le lac Supérieur, et
destinée à devenir le lien entre le Canada et la Colomhie anglaise (65,000 h. dont 10,000 blancs), v. p. Fort Garry.
Du gouvernement de la Nouvelle-Bretagne dépend l’Archipel des Bermudes situé dans l’Atlantique par le 32° de latitude nord et le 67° de longitude ouest, sur la route des Antilles et rattaché à Halifax par un service de vapeurs qui se prolonge jusqu'à Saint-Thomas. Le sol est fertile, riche en bois de construction. en pommes de terre, en légumes : le mouvement des ports Saint-Georges, Hamilton, etc... était de 385 navires (70,000 tonneaux) en 1862, et celui des échanges qui ont lieu avec les États- Unis, la Nouvelle-Bretagne, les Antilles et l’Angleterre de 3,509,000 francs. La population ne dépasse pas 15,000 hab. pour une superficie de 50 kil. car. Ces iles pourvues de ressources exeptionnelles pour le radoub des navires, offrent une précieuse station entre les Antilles et l’Europe, “et sont l’un des arsenaux maritimes de l'Angleterre dans l'Atlantique.
Climat.— Le climat, malgré la rigueur des hivers, est ‘un des plus salubres de l'Amérique, et un des plus favorables aux races européennes : le sol, malgré ses lacs, ses forêts et ses montagnes, est d’une fertilité qui ne le cède
pas à celle des États-Unis, et qui s’accroit tous les jours :
par les défrichements et les efforts d’une des races agricoles les plus intelligentes et les plus laborieuses du monde, les Franco-Canadiens.
Production agricole. — Les céréales mürissent jusqu’au 52° degré de latitude, et dépassent de 8millions d’hectolitres les besoins de la consommation : la pomme de terre, le houblon, les arbres fruitiers du nord de l'Europe, sont cultivés dans toute la région du Saint-Laurent : les plantes textiles, le lin et le chanvre, les plantes oléagineuses dont la culture est moins développée, réussissent jusqu’au 51° degré. Des forêts immenses de chênes, de pins, de hêtres, d’érables fournissent des bois de construction sans rivaux en Amérique; les prairies nourrissent de nombreux bestiaux, des chevaux, des moutons qui sont yne des richesses de l'Amérique anglaise.
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Production minérale. Pécherles, — Jusqu'ici l’on n’a pas découvert de mines de houille au Canada, mais la Nouvelle-Écosse possède des gisements considérables qui s'étendent dans le Nouveau-Brunswick, l’ile du cap Breton et Terre-Neuve. Le fer et le cuivre se rencontrent en abondance dans la région des lacs et dans la Nouvelle- Écosse ; l'or dans le Bas Canada, sur les bords du Saint- François : l'huile de pétrole dans tout le Canada occidental, mais après ses forêts, la plus grande ressource de l'Amérique anglaise ce sont ses admirables pêcheries. La pêche de la morue sur les bancs de Terre-Neuve, occupe chaque année plus de 50,000 matelots et de 1,800 navires anglais, américains, français : le produit moyen pour la pèche anglaise seulement, est de 22 millions de francs : la pèche du Saint-Laurent et celle des lacs, sans égaler celle de Terre-Neuve, surpasse les plus riches pècheries d'Europe.
Industrie. — L'industrie, favorisée par d’innombrables chutes d’eau, par l'abondance du combustible minéral et végétal, par les produits des mines et des forêts, se développe rapidement. Les scieries mécaniques se multiplient sur tous les cours d’eau. Les chantiersde construction, de Québec, de Saint-John, d’Halifax, de l'ile du Prince-Édouard, de Toronto, rivalisent avec ceux de ’Angleterre : l'ébénisterie et la carrosserie de Québec et de Toronto, les forges et les fonderies de Saint-Maurice, de Radnor, de Trois-Rivières, d’Ottowa ; la tannerie, la chapellerie, les fonderies de suif peuvent figurer avec hon: eur à côté des industries européennes.
Routes maritimes. Principaux ports. — La situation de la Nouvelle-Bretagre,qui touche aux États-Unis par les Graüds Lacs, à l'Europe par l'Atlantique, à l'Asie par l'Océan Pacifique ; le vaste développement de ses côtes, son étendue, ses richesses naturelles lui prévarent un avenir qui rappellera peut-être les prodiges accoraplis en un siècle par les États-Unis.
Tout le mouvement maritime de la côte de l'Atlantique est concentré dans ce vaste golfe formé par les bouches du
Saint-Laurent et défendu par le banc et l'île de Terre- Neuve, dont les quatre principaux ports, Saint-Jean, Portde-Grâce, Cap Breton et la Poile avaient reçu, en 1864, 4,491 navires.
Trois grands ports se partagent le commerce de la Nouvelle-Bretagne par l'Atlantique : Saltfax (50.000 h.), capitale de la Nouvelle-Écosse, l’un des havres les plus sûrs de l’Anérique du Nord, ratiaché à Liverpooi, à Boston ci à New-York per les services di Z:ttish nd North americon royai mul; à Saint-Jean de Terre-Neuve et à Saint-Thomas {Antilles}, avec escale aux Bermudes par deux compagnies locales; à Québec par un chemin de fer; le principal march de la Nouvelie-Bretagne pour les marchandises importées des Ktats-Unis, des Antilles et d'Europe, le débouché des huiics de poisson, des poissons salés, des fourrures, des houïlles, des bois de construction, etc... Le mouvement du port dépasse 2,200 navires et 500,000 tonneaux.
Québec (70,000 h.), sur le Saint-Laurent, à 547 kil. de son embouchure, est le chef-lieu du bas Canada, et l’un des ports les plus vastes et les plus profonds de la côte anglaise d'Amérique; mais la navigation est interrompue par les glaces du mois de décembre au mois d'avril. Ilsert de débouchéauxproduitsdes mines, des forèts, des pêcheries, aux blés et aux fourrures; des services réguliers le rattachent à Liverpool, à Glasgow, à Boston, à New-York, et à tous les ports du Saint-Laurent et des Lacs; le mouvement de la navigation s'élevait, en 1861, à 2,400 navires et 4,250,000 tonneaux, presque tous sous pavillon anglais,
Montréal (125,000 h.), sur le Saint-Laurent, à 258 kil. de Québec, est l’entrepôt de l'immense commerce des grands Lacs, le centre des chemins de fer canadiens, le point où vient aboutir la ligne de Glasgow et de Liverpool! au Saint-Laurent, et l’une des grandes villes manufacturières de l'Amérique anglaise. Le mouvement de la navigation s'élevait, en 4860, à bd: navires et 200,000 tonñF aux,
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de Charlotte-Town et de Georges-Town, dans l’île du Prince Édouard; de New-Liverpool, sur la rive droite du Saint- Laurent, en face de Québec ; de Trois-Rivières, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice, à 4110 kil. de Québec, prennent une part assez active au mouvement général de la navigation.
Voies navigables. La nature a donné au Canada la plus belle voie de navigation intérieure qui existe dans le monde, le Saint-Laurent et les grands lacs, cette mer d’eau douce qui sépare les États-Unis des possessions anglaises, et dont les ports peuvent rivaliser avec ceux de l'Océan. Sur le lac Supérieur, dont les rives couvertes de forêts ne sont parcourues que par les émigrants qui se dirigent vers laRivière-Rouge, pionniers de la civilisation européenne, il n’existe encore que de rares stations. Le lac Huron a déjà des ports fréquentés; mais l’Érié et l'Ontario, réunis par le Niagara, sont sillonnés par d’innombrables navires à voiles et à vapeur, qui transportent aux États-Unis les émigrants d'Europe venus par la voie de Québec, ou qui emportent à Montréal, quelquefois même jusqu’en Angleterre, les blés et les métaux du Michigan, de l'Illinois, de l’Indiana, de l'Ohio, et les marchandises de toute nature entassées dans les gigantesques entrepôts de Chicago, de Buffalo et des grandes villes américaines.
Les ports d'Amherts-burgh, de Dover, de Sherbroake, sur le lac Érié; ceux d’Æamilton, de Niagara et surtout de Toronto, ancien chef-lieu du haut Canada (70,000h.), sur le lac Ontario, le disputent à ceux de la rive américaine.
Cette navigation se prolonge par celle du Saint-Laurent avec ses ports de Xingston (20,000 h.), de Montréal et de Québec, et ses grands affluents navigables, le Saguenay, le Saint-Maurice, l’Ottowa, sur lequel est assise la future capitale de la Confédération canadienne, Oftowa-City (25,000 h.).
De noubreux travaux de canalisation complètent cet admirable système; le canal Welland tourne les chutes du Niagara, ét unit le lac Ontario au lac Érié; le canal
Rideau rattache Ottowa à Kingston; enfin il est question d’unir le lac Supérieur à l’Ottowa par un canal direct qui abrégerait le trajet de 4,100 kilomètres.
Routes de terre et Chemins de fer. Les routes de terre ne sont encore que des sentiers de chasse, dans les vastes territoires qui s'étendent entre le haut Canada et les montagnes Rocheuses; mais sur les bords du Saint- Laurent et de l’Atlantique, elles se multiplient avec une prodigieuse rapidité : de nombreux chemins de fer, qui ont pour centre la ville de Montréal, rayonnent sur les deux rives du Saint-Laurent, à l’ouest vers Ottowa, Toronto et la frontière américaine; au nord et à l’est, vers Québec, Saint-John et Halifax ; au sud vers les États américains de New-York et de Vermont, et desservent toutes les grandes villes de commerce et d'industrie,
De nombreuses lignes télégraphiques desservent tous les points du territoire, et rattachent Terre-Neuve au continent.
Comuctce <. térieur. — Le commerce extérieur de l'Amérique anglaise s’élevait, en 1863, à 721 ,604,603 fr., dont 370, 657, 663 fr. à l’ importation. La Grande-Bretagne et les États-Unis absorbent la presque totalité du chiffre des échanges : la Hollande, les villes Hanséatiques, les États scandinaves et la France n’y figurent que pour des sommes peu considérables (3 millions à peine pour la France).
Le poisson séché et salé, les huiles de poisson et les huiles minérales, les bois de construction, la potasse, les céréales, les métaux, la houille, les pelleteries représentent presque toute l'exportation ; les principaux articles importés d'Angleterre et des États-Unis sont les tissus, les machines, les ouvrages en métal, les vins et spiritueux, les denrées coloniales, Le sucres, etc. Le transit des céréales venant des États-Unis par les grands lacs fournit à l'exportation canadienne une de ses plus importantes ressources.
Institutions commerciales. — Trois races ont contribué à peupler la Nouvelle-Bretagne, sags compter les
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indigènes fatalement destinés à disparaître devant la civilisation : les Anglais, les Celtes-Irlandais et les Franco- Canadiens, qui ont conservé la langue, la religion, les souvenirs de leur ancienne patrie, et dont le nombre s’est élevé en moins d’un siècle de 65,000 à près d’un million. Sans cesse rajeunie par une émigration qui dépasse annuellement 12,000 âmes, la population de l'Amérique anglaise réunit toutes les aptitudes commerciales, agricoles, industrielles ; la vie indépendante et aventureuse du colon, du chasseur et du marin, les habitudes d’un gouvernement libre, et complétement affranchi de la tutelle de la métropole, l'exemple des État-Unis ont développé au plus haut point l'esprit d'association et l’initiative individuelle; les compagnies de navigation, de chemins de fer, de canaux, les associations agricoles, minières, industrielles ; de nombreuses banques parmi lesquelles la Banque commerciale du Canada, ayant pour la plupart le droit d'émettre des billets; des caisses d’épargnes et de prévoyance, des sociétés de crédit foncier, concourent largement à la prospérité du pays, et le progrès matériel ne fait pas négliger les intérêts MOraux : en 4863, plus de 180,000 enfants et adultes fréquentaient les écoles dans la £ule province du bas Canada.
Le régime douanier est moins libéral que celui de la métropole. Les droits sont assez élevés et entrent pour près de moitié dans les revenus de la colonie, qui dépassaient, en 4863, 65,745,000 fr. ; mais un grand nombre de matières premières sont exemptes.
Poids, mesures, monnaies. — Les poids, mesures et monnaies usités sont ceux de la métropole. Les monnaies de compte sont : le dollar = 1 fr. 376, et le cent
= 0 fr. 0537 (1863).
Sa!nt-Pierre et Miquelon. — (Voir la Géographie commercizle de là France, Colonies françuises d'Amérique.)
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