OCÉAN INDIEN
côtes occidentales de l’Australie et de l'archipel malais, et viennent à la hauteur du détroit de Malaka se confondre avec le courant équatorial, qu’ils contribuent à refouler vers le Nord.
Les courants atmosphériques de l’Océan Indien offrent, comme les courants maritimes, des perturbations qui s'expliquent par des causes locales,
Dans l’espace compris entre le 40"° et le 35"° parallèle sud, les vents alizés soufflent dans leur direction normale de l’est à l’ouest; mais au-dessus du 10° degré de latitude sud, et jusqu'aux extrémités de l'Océan Indien, règnent des courants périodiques, les moussons ou vents de semestre, qui soufflent du nord-est au sud-ouest pendant les mois d'hiver, d'octobre à février, et du sudouest au nord-est pendant les mois d'été, d'avril à septembre. Ce phénomène s'explique par les variations de température du continent asiatique, dont les vastes espaces, tour à tour brülés par le soleil ou refroidis par les vents du Nord et les neiges qui couvrent le plateau central, produisent des courants atmosphériques variables avec les saisons, et assez puissants pour combattre et pour effacer l'influence des vents alizés.
L'Océan Indien est la grande route commerciale des Indes, de l'Océanie et de ’’Asie orientale; et le percement de l’isthme de Suez y Goublera le mouvement de la navigation, qui rivalise déjà vec celle de l’Atlantique et de la Méditerranée.
1V. ©CÉAN GLACIAL ARCTIQUE.
L'Océan glacial arctique communique avec l'Océan Pacifique par le détroit de Zehring, entre l'Amérique et l'Asie; avec l'Océan Atlantique par le détroit de Zavis entre le Groenland et la terre de Cumberland, et par un bras de mer large de cinq cents lieues, entre la 'srwége et les côtes orientales du Groenland. Les glaces fixes ne commencent que du 75° au 80° degré de latitude : les glaces flottantes descendent jusqu’au 50°.
La navigation commerciale est peu active dans les mers arctiques fréquentées surtout par les pêcheurs. Au seizième et au dix-septième siècle, les navigateurs anglais avaient nourri l’espoir de faire de l’océan Boréal une des grandes routes du commerce en tournant l'Amérique par le Nord pour redescendre sur les côtes d'Asie, Depuis longtemps, cet espoir s’est évamoui, et le fameux pussage Nord-Ouest découvert par John Franklin en 1837, retrouvé par Mac Lure en 1850, n’est plus aujourd’hui qu’une curiosité scientifique sans utilité pratique pour la navigation.
Les vents et les courants polaires règnent sans partage dar : ser hautes latitudes : ce sont eux qui poussent sur cs eûtes de l'Islande et du Spitzberg, les amas de bois flottants arrachés par les fleuves aux forêts d'Amérique et de Sibérie ; ce sont eux qui, brisés par les rochers de Norwége et s’ensouffrant dans les canaux étroits qui séparent les îles se:nées sur ces côtes, y produisent de dangereux tourbillons, entre autres le célèbre Malstræm.