EXPORTATION
La valeur totale de l'exportation était en 1864 de
Î 4,130,907,550 fr. contre 3,665,057,550 en 1863, et 2 mil-
liards 900 millions en 1884. Trois articles formaient à eux
À seuls les deux tiers de “saportation des produits du sol
ou de l’industrie nationale.
4° Les éissus et fils de coton, pour plus d’un milliard, Les tissus et fils de laine, de 350 à 400 millions. Les issus et fils de lin, 200 millions.
Les tissus de soie, 80 millions,
2° Les fers, la fonte et l’acier, 400 millions. La quincaillerie et la coutellerie, 200 millions.
Les machines, 100 millions.
3° La houille, 120 millions.
Les cuivres, le plomb et l’étain, la poterie, la verrerie,
la bière, les peaux ouvrées, etc... en forment le complé- :
ment.
TRANSIT ET RÉEXPORTATION,
La Grande- Bretagne n’exporte pas seulement les matières premières tirées de son sol, ou mises en œuvre par son industrie, elle est encore le plus vaste entrepôt de l'Europe, le canal par où se déversent sur toute la surface du globe, les denrées ou matières premières qu’elle tire des lieux de production, et qu’elle revend au consommateur moins hardi, ou moins favorisé par sa Rene géographique.
La valeur des marchandises réexportées dépasse 1 milliard 230 millions. Les principales sont les cotons (732,000 balles sur 2,338,960, en 1864); la laine, le lin, les sotes, les denrées coloniales, les céréales, le tabac et les produits manufacturés, surtout les soieries et les articles de modes français.
Les bénéfices réalisés sur ces opérations, et sur lesquels les tableaux officiels des douanes gardent nécessairement le silence, rétablissent l'équilibre entre le chiffre des exportations et celui des importations, et sont à fois la récompense et l’un des plus puissants mobiles de l’activité du commerce anglais.