COMMERCE DE LA GRANDE-BRETAGNE AVEC LA FRANCE
Dans cet immense trafic nous n’avons indiqué que par un chiffré général la part de la France.
4° Parmi les marchandises que nous tirons d'Angleterre pour la consommation nationale, figurent au premier
RELATIONS AVEC LA FRANCE, 41 ré rang les soies (2,700,000 de kilog.); les cotons en laine (29 lions. # millions de kilog.); les laines de toute sorte (46 millions de kilog.); les fers, les fontes et les aciers (140 millions de kilog.); les cuivres (43 millions de kilog.); les houilles (13 ie, la verrerie, À millions de quintaux) ; les peaux brutes (4 millions de ent le complé- # kilog.) ; les matières tinctoriales et les produits chimiques. © Les seules denrées alimentaires que nous importions en
quantités considérables, sont le café, le riz, les viandes
, À fraiches ou salées, et quelquefois les céréales.
. @ Parmi les objets manufacturés, les tissus de laine et de ent les matiè- # coton représentent une valeur de 39 millions : les machien œuvre par À nes, mécaniques, etouvrages en métaux, une valeur de 47 te entrepôt de # millions; et le chiffre total de nos importations pour les pute la surface # articles fabriqués ne dépasse pas 70 millions. es qu'elle tire # 9 A l’exportation ce sont au contraire les produits de iu COnsOMMa- À notre industrie qui représentent les valeurs les plus consi-
position gé0- M dérables : les tissus de soie (2,520,000 kilog.), de laine, de
% coton figurent seuls pour 280 millions de francs; les fils
dépasse 4 mil- de toute sorte pour 22 millions; la mercerie, pour 40 mil-
otons (132,000 lions; les ouvrages en peau et en cuir, pour 36 ; les peaux lin,'les soies, | préparées, pour 49. + les produits à sd aNnenerendenentau secondrang; les vins, cles de modes % les spiritueux pour une valeur de 76 millions, qui ne peut A que s’accroître à mesure que l'Angleterre s’habituera aux Ÿ sur lesquels % vinsfrançais,etquenotre commerce comprendra mieux ses "cessairement % véritables intérêts trop souvent compromis par la fraude. hiffre des ex- © Les œufs et le beurre, pour une valeur de 42 millions; Là foislaré- À Les fruits de toute espèce pour 20 millions; les sucres s de l’activité bruts ou raffinés, pour 13 millions.
Parmi les matières premières, les soies, les résines et les 4 garances sont les seules dont le commerce ait assez d’im-
AVEC LA M portance pour mériter une mention. ; Dans le tableau qui précède ne sont pas compris les mé- # taux précieux en lingots, ou monnayés. C'est de l’Angleiqué que par # terre que nous recevons presque tout l'or brut nécessaire 4 à la consommation française.
d'Angleterre au premier
Caractère national, — Vivant sous un ciel ingrat, sur une terre que le travail le plus opiniâtre peut seul ferliliser, la race anglo-saxonne a puisé dans une lutte incessante contre la nature, cette énergie, cette persévérance, cet esprit pratique qui ont faitsa grandeur; mais en même temps les difficultés et les préoccupations matérielles, l’activité d’une vie dévorée par le travail, ont donné au caractère national quelque chose d’âpre et de personnel qui justifie à demi ce reproche d’égoïsme si souvent adressé à la nation britannique.
Quand la guerre de Cent ans l’eut exilée du‘continent, l'Angleterre, reléguée dans son île, sesentit forcée par l’isolement d'exploiter les richesses naturelles de son sol, et de développer les merveilleuses ressources maritimes qu’elle devait à sa configuration et à sa position géographique,
Marin par nature, et par nécessité, l'Anglais doit à son esprit maritime, l'habitude et l’amour des aventures lointaines et périlleuses, l'esprit colonisateur, le goût de l’émigration qui chaque année entraine près de deux cent mille Anglais ou Irlandais aux États-Unis, en Australie, dans la Nouvelle-Zélande, dans la Nouvelle-Bretagne; partout où il y a un sol à défricher et une fortune à conquérir.
L'organisation mème de la société anglaise et les institutions politiques ont puissamment contribué à développer l'esprit commercial de la nation.
La société anglaise est aristocratique, et l'aristocratie favorise la grande culture, la grande industrie et le grand commerce par la concentration des capitaux et des terres dans un petit nombre de mains.
D'autre part, l'habitude des luttes politiques, et d’une intervention constante dans les affaires de l’État ; des institutions qui laissent à l'individu une large part d’initiative et de liberté, ont créé en Angleterre l’esprit d’association, et le sentiment de la responsabilité personnelle, conséquence nécessaire de la liberté. L’Anglais qui sait
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