LIGNES DE L'EST A L'OUEST
4° Ligne de l'Europe Septentrionale. — (Paris à Saint-Pétersbourg.) Cette ligne, paralièle aux rivages de la mer du Nord et de ia Baltique, coupe, du sud-ouest au nord-est, la France, la Belgique, l'Allemagne, la Prusse et la Russie, par Saint-Quentin, Liége, Cologne, Hanovre, Magdebourg, Berlin, Kænigsberg, Kowno, Vilna et Saint- Pétersbourg. (3,000 kil. 56 heures.)
2 Lignes de l'Europe Centrale, — (Paris à Moscou:et à la frontière d'Asie.) Cette ligne, parallèle à la ligne de partage des eaux de l’Europe, traverse de l’ouest à l’est la France, l'Allemagne, la Pologne et la Russie, par SfraslLourg ou Forbach, Mayence, Francfort, Prague et Olmütz,
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ou Freyberg, Dresde et Breslau, Cracovie, Varsovie et Vilna. La ligne est inachevée de Vilna à Moscou; elle est exécutée de Moscou à ÂVineï-Novogorod, où elle s’arrète en attendant qu’elle se prolonge sur l'Asie.
3° Ligne du Danuke. — (De Paris à Odessa.) Parallèle au cours du Danube, dont elle suit la longue vallée, cette ligne traverse la France, l’Allemagne, l’Autriche et les Principautés-Unies, par Strasbourg, Carlsruhe, Stuttgart, Augsbourg, Munich, Vienne, Pesth et Baziasch. Elle se prolongera jusqu’à Odessa sur la mer Noire, par Bukharest et Galatz. (2,900 kil., dont 2,068 achevés, que l'on parcourt en 60 heures.) C’est aujourd'hui la voie la plus courte pour se rendre à Constantinople, grâce à la navigation du Danube et de la mer Noire. (Cinq jours de Paris.)
À Ligues de l'Europe Méridionale. — (Bordeaux, Lyon et Marseille à Constantinople.) Cette ligne traverse le sud de la France, franchira les Alpes au mont Cenis, coupe l'Italie septentrionale de l’ouest à l’est, et s'arrête en Autriche à Sisseck, sur la Save. Elle traverse Toulouse, Cette, Marseille, Lyon, Turin, Milan, Venise, Trieste et Agram. Elle est destinée à se prolonger par la Servie et la Turquie jusqu’à Constantinople.
En jetant un coup d’œil sur l’ensemble des voies de communication en Europe, nous venons d'expliquer la première cause de la supériorité du commerce européen, la facilité des relations intérieures et extérieures. — Il nous reste à dire quelques mots des deux autres : le climat et la nature du sol.