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tolitres la moyenne des récoltes annuelles en blés, seigle, mais, millet, etc... La Castille, l’Aragon, l’Estramadure, Valence et Murcie sont les provinces qui produisent le plus de céréales. Le r2z est cultivé surtout en Andalousie et dans la huerta de Valence, la pomme de terre dans les provinces du Nord.
La culture de la vigne est répandue dans toute la péninsule, et les crus de Xérès, de Malaga, d’Alicante, jouissent d’une réputation universelle : mais l’imperfection des procédés de culture et de vinification réduisent à 25 millions d’hectolitres environ, le produit viticole annuel de l'Espagne, pour une- superficie de près de deux millions d'hectares.
L’oranger, le citronnier, le figuier, réussissent dans toute la partie orientale et méridionale : les oranges et les figues de Valence, de Séville, de Majorque n’ont pas de rivales en Europe : les daftes d’Elche le disputent à celles d’Afrique, les huiles d'Andalousie, de Valence, et de Murcie sont de qualité supérieure et s’exportent dans toute l’Europe. L'Espagne ne cultive pas le tabac.
Parmi les eultures industrielles, les plus avancées sont celles du chanvre et du lin dans les provinces du nord et en Andalousie, du coton dans la province de Grenade, et du safran dans toute la péninsule. Les bois, qui couvraient autrefois les montagnes, ont presque tous disparu : cependant la Galice, les Asturies, et la Sierra Nevada conservent encore de belles forèts de chènes et de pins.
Les pâturages de la Nouvelle Castille, de l’Estramadure, de l’Aragon, les prairies de l’Andalousie et de la Catalogne nourrissent environ 4 millions de chévres et 19 à 20 millions de moutons mérinos, qui fournissent encore, malgré la décadence de la race, des laines très-estimées ; les porcs, élevés surtout dans les pays de montagnes, sont au nombre de plus de deux millions. Les mulets de Castille, les chevaux d'Andalousie et de Valence, le disputent aux races les plus estimées d'Europe et d'Orient : la production de la soie était avant 1856 de 1,200,000 kilogr. réduite aujourd’hui de moitié par la maladie.
Production minérale, — Le combustible végétal manque en Espagne, et la production de la heuille ne dépassait pas, en 1854, 2 millions de quintaux : elle a quintuplé depuis, grâce à la création des chemins de fer. Les principaux gisements de houille sont ceux de Gtjon dans les Asturies, d'Alar del Rey dans la Vieille Castille, d’Urgel en Catalogne, de Montalvan et de Teruel en Aragon, de Belmez et d’Espiel en Andalousie.
Le fer abonde dans les provinces basques, en Catalogne, dans le bassin houiller de Gijon, et dans la province de Malaga; mais la rareté du combustible, et le prix des transports rendent l'exploitation difficile et peu productive.
Les mines de cuivre de Rio Tinto, de Huelva, de Vulcano en Andalousie, les riches gisements de zine, des Asturies et des provinces basques, les mines d’étain florissantes sous la domination romaine, mais abandonnées au moyen âge et aujourd’hui à peine exploitées, n’attendent, pour reprendre leur activité, que des voies de communication plus faciles,
Les mines de plomb comptent parmi les plus riches du monde ; celles de Catalogne, d’Andalousie (4dra, San-Andrès, etc.), celles de la province de Zamora produisent annuellementplusde6 millions dequintaux de plomb et 20,000 kilog. d'argent. Les mines de mereure d’A/maden, les plus riches d'Europe, donnent plus de 2,500,000 kilog. par an.
Les marais salants d’Andalousie, les mines de sel gemme de Catalogne et des provinces basques, rivalisent avec les salines de France et d'Angleterre ; enfin la pierre à bâtir, la pierre à chaux, les argiles, les marbres se rencontrent en abondance dans toute la péninsule.
Production industrielle, — L'industrie espagnole, si active au xvi° siècle, est aujourd’hui une des plus arriérées de l’Europe. La cherté du combustible, la difficulté des transports, la rareté des capitaux, les agitations politiques sont les principales causes de cette infériorité.
Industries textiles. — Toutes les industries textiles sont concentrées dans la Catalogne où les villes de Barcelone et de Reus (32,000 h.) occupent à la filature du coton, à
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l'impression des étoffes, au tissage, à la bonneterie, plus de 100,000 ouvriers et de 4,500,000 broches, tandis que les toiles de Tarragone, et de Vals rivalisent avec les produits étrangers. Les manufactures de cotonnades, de lainages, de soieries, disséminées dans les provinces de Valence, de Grenade, de Galice, de Navarre, de Vieille Castille et d’Aragon n’ont qu'une importance secondaire et ne suffisent pas à la consommation. Il en est de même des autres industries qui se rattachent à l’agriculture, et parmi lesquelles la fabrication du chocolat, la préparation du tabac et des cigares, la distillation des huiles, la papeterie, la tannerie méritent seules une mention.
Industries métallurgiques. — Les industries méfallurgiques sont plus développées. Les forges de la Catalogne, les usines de Wires, de Gton, etc., pour le travail du fer; les fonderies de plomb d’Adra, d’Almeria, de Malaga, de Carthagène ; les fabriques d’armes et de machines de Zarcelone ; la quincaillerie et l’orfévrerie de Séville et de Madrid, offrent.des éléments de richesse, qui grandiront avec le progrès des voies de communication, et des relations internationales. :
COMMUNICATIONS EXTÉRIEURES
Cemmunicatiens par mer avec la France. — La France communique avec les ports espagnols par de nombreuses lignes de navigation régulière, et les deux tiers de nos échanges avec l'Espagne ont lieu par mer. Le Havre, Nantes, Bordeaux, Bayonne, Cette el Marseille, sont les principaux ports d'embarquement pour la péninsule espagnole,
Du Havre partent les vapeurs de la Compagnie fluviale el maritime qui desservent Cadix, Gibraltar et Malaga.
De Nantes et Saint-Nazaire, des vapeurs espagnols qui font escale à Bilbao, Santander, Vigo, Cadix et Séville,
De Bayonne, les vapeurs de la Compagnie de l'Union commerciale espagnole, qui desservent les ports de Saint- Sébastien, Bilbao et Santander. De Cette, les paquebots
français de la Compagnie de Navigation Mixte, qui font escale à Valence,
De Marseille, les Messageries Impériales qui touchent à Valence. |
Les Vapeurs-Courriers Espagnols, qui touchent à Barcelone, Alicante, Malaga et Cadix.
Les Paquebots de la Compagnie fluviale et maritime, et de deux compagnies espagnoles qui font concurremment le service de Marseille à Séville : enfin la ligne espagnole, de Marseille à Santander avec escale dans les principaux ports de la péninsule.
Principaux ports, Lignes de navigation. — Le versant septentrional, qui s'étend sur une longueur de 580 kil, depuis les caps Ortegal et Finisière jusqu’à l’embouchure de la Bidassoa, est baigné par les flots toujours agités de la mer de Gascogne : la côte est escarpée, découpée par des baies étroites et peu profondes, dominée par Jes sommets des monts Cantabres et des montagnes des Asturies. ;
Les trois principaux ports de ce versant sont Saint-Sébastien, chef-lieu du Guipuzcoa (9,000 h.), rade ouverte et dangereuse, que les navires sont forcés d'abandonner pendant l’hiver pour. le petit port du Passage: Bilbao (22,000 h.) chef-lieu de la Biscaye et Santander (22,000 h. Vieille Castille), entrepôts du commerce maritime du nord de l'Espagne avec la France, l'Angleterre, les pays Scandinaves, les villes hanséatiques, et les Antilles espagnoles. Les céréales, les vins, le fer, le cuivre, la laine, à l'exportation; les denrées coloniales, les sucres, la houille, les objets manufacturés, à l'importation, donnent lieu àun mouvement de 135,000 à 140,000 tonneaux pour chacun de ces deux ports rattachés à Madrid par des voies ferrées, à la France et à l’Angleterre par les paquebots de Bayonne, de Saint-Nazaire, de Liverpool, de Southampton etde Londres. | L
Gijon, dans les Asturies, le Ferrol et la Corogne (26,000 |#% b.), les deux grands arsenaux maritimes de l'Espagne du !* nord (Galice), Vigo, sur l'Océan Atlantique, débouché du
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; Dans le versant occidental, la plus grande partie des côtes de la péninsule ibérique appartiennent au Portugal. Depuis l'embouchure de la Guadiana, où finit le littoral portugais, jusqu’au détroit de Gibraltar (pointe de Tarifa), la côte est basse, sablonneuse, desséchée par un soleil brûlant, et balayée par les vents d'Afrique.
La place de commerce la plus importante de cette côte est Cadix, en Andalousie (80,000 h.), le premier port militaire et le second port marchand de l'Espagne. Entrepôt du commerce avec les Antilles et l’Amérique du Sud, avec la côte occidentale d'Afrique, avec les îles Philippines et la Chine, débouché des vins, des céréales et du sel de l’Andalousie, Cadix communique par un chemin de fer avec Madrid, par des bateaux à vapeur avec tous les ports d’Espagne, avec Marseille, Saint-Nazaire, Bordeaux, le Havre en France, Oran et Alger en Algérie. C’est le point de départ des lignes espagnoles, qui desservent Cuba, et les îles Canaries ; et le mouvement de sa navigation s'élève à plus de 2,000 navires et de 460,000 tonneaux sans y comprendre le cabotage.
Dans le versant méridional et oriental, depuis la pointe de Tarifa jusqu’au cap Creus, où finissent les Pyrénées, les côtes de la Méditerranée sont abruptes, bordées d’une cein-
. ture de rochers et de montagnes qui s’écartent de loin en
loin, pour laisser entre leurs dernières pentes et la mer, une plage étroite, couverte de sables ou de marécages, et brûlée par le soleil. A l'entrée du détroit, au pied d’un rocher hérissé de batteries, s'ouvre la double baie d’Algésiras et de Gibraltar, l’une espagnole, l’autre anglaise. Possession anglaise depuis 1704, Gibraltar, bien qu’elle ait perdu de son importance stratégique et ne commande plus comme autrefois le détroit, grâce aux progrès de la navigation à vapeur, est restée la station nécessaire de toutes les lignes anglaises, françaises, hollandaises, etc. qui
mettent en communication les ports de l'Océan avec ceux de la Méditerranée, et qui viennent y prendre des vivres ou ducharbon. Port de relâche de premier ordre, Gibraltar est de plus l’entrepôt du commerce anglais avec le Maroc, et de la contrebande avec l’Espagne et le Portugal. Le mouvement de sa navigation, où les bâtiments à vapeurentrent pour plus de moitié, est de près de deux millions de tonneaux (1859-1862).
Les ports espagnols de l'Andalousie, Marbella, Adra, Almeria et surtout Malaga, grande ville de 120,000 h., desservis par les lignes espagnoles, et par celles de Marseille et du Havre, exportent les vins, les huiles, les raisins, le plomb, etc...
Carthagène, ville de 38,000 h., l’un des meilleurs ports de l'Espagne et jadis l’un des plus florissants, n’est plus qu’un port de relâche pour les lignes qui desservent l’Espagne, et pour les lignes françaises de Marseille et de Cette à Oran; cependant l’activité de son arsenal maritime, la construction d’un chemin de fer qui la rattache à Madrid, semblent devoir lui rendre une partie de sa prospérité,
Alicante (26,000 h.), un des principaux ports pour l’expédition des vins, a dû ses progrès rapides au chemin de fer qui l’unit à Madrid, et à tout le centre de la péninsule,
Valence, située sur le Guadalaviar,etqui a pour port le Grao, est une ville.de 450,000 h., l’une des plus riches de l'Espagne, Entrepôt des vins, des oranges, des céréales, du safran que produit son fertile territoire, Valence est le premier port de cabotage de la péninsule, et son mouvement total dépasse 550,000 tonneaux.
Barcelone (260,000 h.), capitale de la Catalogne, est le premier port marchand de l'Espagne, et tend de plus en plus à attirer à elle tout le commerce de la province réparti autrefois entre son port et ceux de Tortose, à l'embouchure de l’Ebre, de Tarragone, de Roses, etc... Unie par un chemin de fer à Saragosse et à Madrid, par des steamers, aux principaux ports de France et d'Angleterre, à Hambourg, à Gènes, à la Havane, Barcelone est à la fois l’entrepôt du commerce espagnol avec les peuples maritimes
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