CHAPITRE IV
CHRISTOPHE COLOMB ET LA DÉCOUVERTE DE l'amÉRIQUE.
Sommaire.
Christophe Colomb. — Comme les Portugais, les Espagnols veulent trouver la route de l'Iutle, mais par l'ouest, à travers l'Atlantique. Voyages de Colomb en Europe et en Afrique. Sa ténacité et ses déboires. Son idée procède de trois faits principaux : la sphéricité de la terre, — le rapprochement de l'Espagne et des Indes, — la grande extension de l'Asie vers l'est. Dans son premier voyage, Colomb comptait arriver aux Indes en cinglant vers les Canaries, en s'avançant de là en ligne droite jusqu'au littoral de l'Asie orientale qu'il espérait atteindre en cinq semaines. Découverte de l'Amérique (12 octobre 1 i92). Les trois autres voyages de Colomb. Ses mésaventures. Sapréoccupalion, comme celle de ses successeurs, c'est de trouver de l'or. Ses rivaux et ses continuateurs : Hojeda, Pinzon, Cabrai, Balboa, Cortez, Pizarre. Lettres d'Ainerigo Vespiicci (1507). Voyage de Magellan. 11 arrive au détroit qui porte son nom et atteint les Philippines et les Marianncs, accomplissant la première circumnavigation du globe. L'Espagne et le Portugal ferment le Nouveau Monde à la curiosité des voyageursjusqu'a la fin du xvi« siècle, ne leur laissant que les régions de l'extrême Nord (Spitzberg, etc.), le Canada (Cartier, Champlain), le territoire s'étendant entre les AUeghanys et la côte, la région du Mississipi (Louisiane).
Le dessein des voyageurs espagnols. — Le but des découvertes espagnoles l'ut identique à celui des découvertes portugaises : trouver la route de l'Inde. Mais, tandis que le Portugal cherchait cette route par le sud, au long des côtes d'Afrique, l'Espagne la chercha par 1 ouest, à travers l'Atlantique, sur la foi de Christophe Colomb.
Christophe Colomb. — Christophe Colomb naquit à Gênes, en 1446. Après une jeunesse obscure et pauvre, il vint, vers 1476, se fixer à Lisbonne, où affluaient alors tous les hommes de science et tous les marins d'Europe. Colomb était à la fois l'un et l'autre. Son activité s'était, des son plus jeune âge, tournée vers les études géographiques : il en connaissait la théorie et la pratique. Navigateur infatigable et cartographe expert, il parcourut pendant plus de vingt ans les contrées qu'au retour il reproduisait sur des planisphères qu'il vendait pour vivre ; il vit ainsi « le Couchant et le Nord, et l'Angleterre, et l'Islande, et