‹ Géographie généraleChapitre 3 sur 82 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

Nous avons pris la même précaution on ce qui louche rélude (les plantes et celle des animaux. Aux considérations des botanistes qui s'appliquent à l'observation des phénomènes de nature, c'est-à-dire à l'observation des flores, nous avons substitué l'examen de la végétation, considérée dans sa richesse, que cette richesse soit l'œuvre de la nature ou celle de l'homme qui acclinuite et modifie. On ne s'étonnera donc pas que nous ne conservions pas rigoureusement l'ordon- )iance qu'ont adoptée généralement les botanistes dans les divisions du globe en zones et en régions de flore. De même, l'étude de la vie animale nous a surtout préoccupé dans ce (pi'elle a d'intéressant pour la vie et la richesse des sociétés humaines. Donc, nous avons remplacé l'examen de la faune proprement dite par celui de la vie animale, non dans son état naturel et primitif, à supposer qu'on le puisse partout démêler, mais dans son état actuel et réel, d'où dépendent l'exploitation sur place ou le commerce de l'homme.

Par là nous avons relié, dans une intention démonstrative qui nous a paru être celle du programme, la seconde partie, traitant de la géographie physique, aux troisième et quatrième parties, qui sont consacrées à la géographie politique et économ^ique. Car il nous a semblé que le mérite de ce programme résidait justement dans son allure philosophique et nous imjiosait l'obligation de former, par cet effort de liaison et de coinparaison, le raisonnement des élèves autant et plus que leur mémoire. Il n'y a de vertu éducative dans l'enseignement géographique, comme dans les autres, que s'il y a un lien rationnel entre les divers éléments qui en sont le contenu : comme les autres, il vaut par la méthode et non par la nature propre des faits qu'il renferme.

Nous avons donné un soin particulier à l'étude de la préface que forme l'histoire des découvertes et de la science géographique. Là encore, nous avons essayé de montrer comment les idées s'étaient modifiées au contact perpétuel des découvertes de nouveaux faits. Si intéressante que soit l'histoire épisodique de l'exploration, nous l'avons volontiers sacrifiée à un exposé plus général et plus raisonné des évolutions du savoir géographique. Cette partie même a été, le mieux qu'il nous a été possible, mise en harmonie avec l'exposé de la géographie, actuelle, considérée dans ses traits les plus généraux. L'histoire de la géographie nous a paru être une introduction destinée à montrer aux élèves au prix de quels sacrifices de vies humaines, et de quels efforts d'intelligence, la science actuelle, dont ils ont le bénéfice, a été conquise. Nous souhaitons que l'exposé doctrinal de géographie qui compose la majeure j)artie de ce volume leur laisse dans les-

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