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que par des pècheurs, qui prennent surtout le thon ou germon, dont la région de pèche s'étend depuis Belle-lsle jusqu'à Saint-Jeande-Luz. Port-Breton, dans l’île d’Yeu, reçoit des bâtiments de 200 tonneaux ; ce port est bon et utile comme relâche par les gros temps et comme refuge en temps de guerre. L'ile d'Yeu est fortifiée; il est important, en effet, de ne pas laisser tomber une telle position dominante entre les mains d'une puissance étrangore.
La baie de l'Aiguillon est formée par une
presqu'île étroite, couverte de dunes et terminée par la pointe de l'Aiguillon, à FE, de laquelle est un mouillage, qui est le meilleur abride toute la côte, La baic est bordée de prairies, qui couvrent de haute mer, et très-ensablée, Elle à aujourd'hui 7 kilom. à l'entrée ct 9 de profondeur. Autrefois son étendue était beaucoup plus considérable; mais, soit à cause de l’envasement, soit à cause de l'exhaussement du sol, soit encore par la retraite de la mer, la baie a beaucoup diminué, La baie de P'Aiguil- Jon est célèbre par ses bouchots ou parcs à moules, formés de longues murailles de pieux entrelacés de clayonnages, sur lesquels on élève les moules. Le centre de cette industrie est à Esnandes; elle remonte au treizième siècle et a été créée par un Irlandais naufragé, nommé Walton. Les moules sauvages de Normandie, que l'on mange à Paris, ne donnent aucune idée des grosses et succulentes moules de l'Aiguillon, qui se consomment dans l'O. de la France. On estime par an la récolte des moules d’Esnandes à près de 40 millions de kilog., valant au moins 1,200,000 franes?. — La Sèvre se jette dans la baie de PAiguillon, après avoir arrosé Marans, port de commerce assez important,
Depuis là pointe de Saint-Clément, qui est au S, de la baie de l'Aiguillon, jusqu'à l'embouchure de la Seudre, à l'exception de quelques pointes rocheuses, la côte est presque partout basse et sablonneuse ; la mer est encombrée de vases et de sables, mais il n'y a pas de dunes, excepté dans les iles de Ré et d'Oleon, — Aux environs de la Rochelle, on trouve des falaises de calcaire oolithique, au pied desquelles s'étendent de vastes plateaux sous-mavins, formés de la mème roche, Après la Ro-
1 Ou peut voir sur la carte géologique de la France, par MM, Élie de Beaumont et Dufiesnoy, le contour de l'ancienne baie, remplacée aujourd'hui par les alluvions mardcageuses qui s'étendent jusqu'à Luçon, Moillezais, Niort, Grip, Benon et Aigrefeuille.
Voy. Coste, Voyaye d'exploration sur le littoral de la lrance et de l'itulic.
chelle, la côte redevient basse et sablonneuse, elle est bordée quelquefois de dunes appelées puechs, hautes de 65 m.,ou de prairies qui couvrent de haute mer, sauf aux deux pointes élevées du Ché et de Chatelaillon. Au delà de la Charente ct jusqu'à la Seudre, le rivage est couvert de marais salants. — D'immenses quantités de vases obstruent tous ces parages ; détroits, rades, ports, tout est envasé. Ces alluvions sont fournies par l'érosion de la côte et par les dépôts des riviéres. Le vieux port de la Rochelle est comblé depuis longtemps, et le port actuel à déjà subi de grands changements. La ville de Chatelaillon, à 12 kilom. au NS. de la Rochelle, autrefois ville forte et importante, est détruite ; ses deruiers restes ont été emportés en 1660 par une tempôte. Le fort élevé, sous l'Empire, à la pointe de Chatelaillon, s’est écroulé déjà avec sa falaise, et il ne reste plus que la pointe de Chatelaillon, que protégent ‘es rochers. Au Moyen Age, on allait à pied sec de cette pointe à lile d'Aix; actuellement un détroit de 6 kilom. les sépare. IL s’accomplit sur ces côtes un double travail d’envasement et d’érosion qu’un savant naturaliste décrit ainsi ? : « L'Océan attaque et démolit pièce à pièce les saillies de la côte ; partout il remblaye les parties rentrantes?; et le résultat final de cette double action sera dans l'avenir le comblement des golfes aussi bien que le rasement des promontoires. Tôt ou tard, la côte, jadis si accidentée, qui s'étend au N. de la Gironde, depuis la pointe de la Coubre jusqu'à Longueville, sera presque aussi uniforme que celle qui s'étend au midi de la pointe de Grave jusqu'à Saint-Jean-de-Luz, »
« Toutes ces alluvions, dit encore M, de Quatrefages, à peine élevées au-dessus du niveat de la mer, se prêtent admirablement à Ja fabri- ‘ation du sel; aussi le fond de toutes les anses est-il couvert de marais salants. En outre, des écluses et des canaux conduisent jusque bien avant dans les terres l'eau de mer chargée de ses principes sains, la raméènent vers l'Océan aux heures du reflux et étendent ainsi cette industrie jusqu'aux limites mèmes des attérissements. » En effet, les marais salants sont très-nombreux dans les alluvions marécageuses de Brouage, de Marennes et le long de la Seudre. Les salines de la Charente-ntérieure rap portent par an 181 millions et demi de kilogr. de sel et sont les plus productives de tout notre littoral,
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1 Vos, À, où Quarneraass, les côtes de Saintonge, dans la Revue des Deux Mondes des 15 avril et 45 mai 100.
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iwarque les trois iles de Ré, d'Aix et d'Oleron!. L'ile de Ré, longue de 25 kilom. et large de 8, est couverte de vignes au N. et au S., et au centre, dans la mer du Fief, de marais salants et d'huitrières. Ses côtes sont basses, bordées de dunes et entourées de bancs de roche, au N. et à l'E; au S.et à l'O. , elles sont hautes et escarpées. Le principal port de l’île, Saint-Martin, est bon et précédé d’une excellente rade. L'ile de Ré a êté le théâtre d'événements militaires importants pendant le siège de la Rochelle, sous Richelieu ; les Anglais y furent vigoureusement battus, en 1627. L'ile de Ré est peuplée d'environ 20,000 habitants. Elle est très-importante pour la défense de cette partie de nos frontières maritimes; aussi est-elle protégée par Saint-Martiu, place forte construite par Vauban, et par quatre forts élevés sur le pertuis Brelon. Ce détroit est au N. de Ré, large de 9 kilom. et tout encombré de bancs de sable. Le pertuis
iles de Ré et d’Oleron; c’est le débouché des ports de la Rochelle et de Rochefort. À l'inverse du pertuis Breton, celui d'Antioche est libre de bancs de sable.
L'île d'Oleron a 28 kilom. de long et 8 de large ; sa côte occidentale, sans abri, haute et hordée de rochers, est appelée la côte sauvage ; celles de l'E, et du S. sont basses et bordées de dunes. De vastes salines sont établies sur le rivage oriental et fournissent un sel blanc estimé, Le sol fertile d'Oleron nourrit 20,000 habitants. L'île ne renferme que de petits ports d'échouage sans importance. Le château d'Oleron, place forte et chef-lieu de l'ile, et le fort Chapus ferment le pertuis de Maumusson et couvrent de ce côté nos établissements de la Charente et de l'île d'Aix, Au S. d'Oleron est le pertuis de Maumusson, dètroit de 4 kilom.
de largeur, encombré de banes de sables mobiles* et peu profonds. Oleron a été au Moyen \ge très-importante par sa marine et son commerce; Éléonore, duchesse d'Aquitaine, y publia, au douzième siècle, un code de commerce maritime, appelé les Jugements d'Oleron, qui à eu une grande autorité,
À 5 kilom, à l'Est d'Oleron, est la pelite ile d'Aix, de 1 kilom. de longueur et entourée de bancs de roche. Entre l'ile d'Aix et Oleron ele banc Boyard. Ces bancs et ces îles for- Ment plusieurs rades importantes : la rade des D Basques, au N, d'Aix ; — la rade de l'ile d'Air,
Un prononce l'ile Dé et l'ile d'Otron.
On Y a vu plusieurs fois des lames de sable, d'un Miélre d'épaisseur, lancées par la mer sur un bâtiment el l'ongloutir,
d'Antioche, large de 12 kilom., est entre les :
entre Aix et le Boyard; — la rade des Trousses, entre le Boyard et Oleron, au Sud du Boyard.
La rade de l'ile d'Aix est la plus importante et sert de rade à Rochefort; c'est là que les vaisseaux sortis de ce port complètent leur armement et attendent le vent pour sortir du pertuis d'Antioche. La rade est défendue par deux forts bâtis sur l’île d'Aix et par le fort Boyard qui, en liant ses feux avec ceux du fort des Saumonards, bâti sur le rivage d'Oleron, protège aussi la rade des Trousses. Les Anglais s'emparèrent de l’île d'Aix, en1757, et l’évacuërent après y avoir tout détruit. En 1809, ils essayèrent, sans succès, d’incendier, à l’aide de machines infernales, la flotte française qui était mouillée dans la rade. C’est de l'ile d'Aix que Napoléon partit, en 1815, pour s’'embarquer à bord du Bellérophon. La rade de l’île d’Aix, quoique mal abritée des vents, présente un mouillage excellent ; c'est la seule sur tout le golfe de Gascogne où des vaisseaux de premier rang puissent mouiller commodément et en sûreté.
Les ports de cette partiedu littoral sont trèsnombreux, mais les seuls qui aient de l’importance sont : la Rochelle, Rochefort, Tonnay- Charente et Marennes. La Rochelle, place forte et ville commerçante, possède un bon port et une assez bonne rade. Les ruines de la digue du cardinal de Richelieu existent encore à l'entrée de l’anse, au fond de laquelle est le port; un étroit passage, pratiqué au milieu, permet de franchir cet obstacle, long de 1400 m. Le mouillage de la Rochelle, pour les grands bâtiments, ect à l'Est du plateau de Lavardin, qui est situe au S.-E. de l'ile de Ré. C'est en vue de la Rochelle qu'a ëté livrée, en 1372, la bataille navale que gagna la flotte castillane, alliée de Charles V, sur la flotte anglaise. — Rochefort, le troisième des cinq ports militaires de la France, est situé sur la Charente, à 15 kilom. de son embouchure, C’est à Colbert que l’on doit l’établissement de Rochefort. — À 47 kilom. au-dessus de Rochefort est Tonnay-Charente, qui a sur la rive droite de la Charente un port sûr, commode et très-commerçant, qui reçoit des bàtiments de 600 tonneaux. Ajoutons, pour terininer ce qui regarde la Charente, que l'em- Louchure de cette rivière est défendue par plusieurs forts. — Brouage, petite place forte, est située au milieu de marais salants et de marais gats qui infectent l'air; son port est aujourd'hui sans importance, Richelieu y fit faire de grands travaux; mais linsalubrité et la fondation de Rochefort ont arrêté le déve
loppement de Brouage. — Marennes, près de l'embouchure de la Seudre, dans un pays rempli de marais salants et très-malsain, a un port commerçant; il est surtout renommé par ses huîtres vertes. La mer, dans tous les environs de Marennes, renferme des bancs d'huitres considérables. La couleur verte de ces huîtres ne leur est pas naturelle; elles la prennent dans les claires ou bassins dans lesquels on les parque. Jusqu'à présent on n'a pas expliqué la cause de ce changement de couleur. — On fait aussi des huîtres vertes à Dunkerque; elles passent le plus souvent pour des huîtres d'Ostende.
Les dunes des côtes de Gascogne.
Depuis l'embouchure de la Seudre jusqu'à l'embouchure de l’Adour, sur une étendue de 950 kilom., la côte se développe en ligne droite, sans autres découpures que l'estuaire de la Gironde et le bassin d'Arcachon. Tout ce littoral est bas, sablonneux et bordé de dunes.
De l'embouchure de la Seudre à la Gironde, la côte forme la pointe d’Arvert, au Sud du pertuis de Maumusson, et la pointe de la Coubre ; puis elle se dirige au S.-E, jusqu’à Saint- Palais, à l'embouchure de la Gironde, en face de la pointe de Grave. — En avant de l'embouchure de la Gironde est le rocher de Cordouan, situé au milieu d’un banc de sable et surmonté d’un phare. Ce banc divise en deux passes l'entrée de la Gironde; la passe du Nord, profonde et praticable à des vaisseaux de ligne, est entre le banc et la pointe de la Coubre ; les changements, fréquents dans les sables, rendent cette passe dangereuse, et c’est à son entrée qu'est la barre de la Gironde. La passe de Grave, entre le banc et la presqu'île de Grave, est moins profonde, mais plus sûre que la précédente. Quant à l'estuaire de la Gironde, il est d'abord encombré de bancs de sable, qui changent fréquemment; puis il est rempli d'îles.
Les dunes, qui commencent à l'embouchure de la Seudre, se continuent jusqu’au fort de Terre-Nègre, près de Saint-Palais ; d’abord larges de 5 kilom., elles se rétrécissent peu à peu, et se terminent à Saint-Palais par une zone fort étroite. Elles recommencent, au S. de La Gironde, à la pointe de Grave, et se prolongent en ligne droite et sans interruption jusqu'à lAdour. Dans toute cette étendue, une petite bande de sable, à peine large de 60 à 80 m., borde d'abord le rivage; puis viennent les dunes, en arrière desquelles se trouve une série d'étangs de gran-
deur variable, marécageux, malsains et rangés en ligne du Nord au Sud; en arrière des étangs, une zone de marais où barthes, après lesquels commencent enfin les sables des Landes.
Jusqu'à l'étang d'Hourtin, les dunes présentent la disposition suivante : une ligne de dunes ou de monticules de sable siliceux et très-mobile, quelquefois élevés de 70 m. et larges d'environ 500 m.; puis une lelle!
ou vallée, de 2,000 m. de largeur; enfin, une deuxième rangée de dunes, parallèle à l1 première. A l'étang d’Hourtin, un changement considérable a lieu dans cette disposition; les rangées de dunes deviennent nombreuses et très-rapprochées les unes des autres, et elles ne sont plus séparées entre elles que par des lettes étroites. La largeur de ce désert de sable, au Nord et au Sud de l'étang d'Hourtin, est de 5 à 8 kilomètres.
Les étangs marécageux et malsains qui sont à l'E. des dunes sont, en allant du N. au $., ceux d'Hourtin, de Carcan, de Lacanau* el le bassin d'Arcachon, le plus grand de tous et qui communique avec la mer par une ouverture assez large, mais dangereuse. Un trouve ensuite les étangs de Cazau, de Sanguinet, de Biscarosse, de Parentis et d’'Aureilhan, à partir duquel la hauteur des dunes diminue, tandis que leur largeur augmente:
on trouve enfin les étangs de Saint-Julien, de Léon, de Soustons, de la Tosse et d'Orx.
Parallèlement et à l'O. de ces deux derniers étangs, on remarque, au milieu des dunes, dans le pays appelé le Marensin, une ligne de flaques d’eau marécageuses qui occupent l’ancien lit de l’Adour, dont l'embouchure était autrelois au Vieux-Boucau, village situé aujourd'hui à la bouche d’un cours d'eau qui sort de l'étang de Soustons. Entin, au delà de l’Adour, sur la gauche du fleuve, quelques dunes isolées terminent cette longue “et monotône zone de sables,
Sous l'impulsion des vents d'Ouest, la masse de sable siliceux, très-fin et très-mobile, qui forme les dunes, se met en mouvement et s'avance annuellement de 20 im. dans l’intirieur des terres, envahissant et détruisant ton ce qui est devant elles, villages et forèts. Ces ainsi qu'ont successivement disparu la ville
‘ On appelle lettes ou lédes les vallées qui séparent les dunes.
2 On a commencé, en 1860, de grands travaux de dessèchement et d'assainissement de ces marécages. Un y a construit des canaux de dessèchement, qui ver sent les eaux des étangs d'Hourtin, de Carcan et de Lacanau dans le bassin d'Arcachon,
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d'Anchoanne, près de Maumusson, divers villages, dont on a découvert les toits et les clochers sur la côte d’Arvert!, en 1698, et, au S. de la Gironde, les vastes, bois de pins (pignadas) de Saint-Julien-de-Lit, de Lacanau, de Vieux-Soulac, et la majeure partie de la commune de Mimizan.
C’est vers la fin du dernier siècle, que Brémontier, ingénieur des ponts et chaussées, entreprit de fixer les dunes et d'arrêter leur marche en les boisant ; il parvint d’abord à imposer au sable le repos qui permet aux arbres d'y prendre pied, en multipliant un roseau qui croit naturellement dans les dunes de Gascogne et qu'on appelle le gourbet?; puis il sema des genêts, des ajoncs et des pins, afin de solidifier les dunes avec les racines de ces plantes. Les premiers essais de Brémontier furent faits, en 1787, prés de la Teste de Buch; il arrêta ensuite la dune de Mimizan, puis celles du bassin d'Arcachon et de la pointe de Grave, que de belles forêts d'arbres verts, plantées par Brémontier, recouvrent aujourd'hui. Ses travaux ont été continués depuis, et actuellement la presque totalité des dunes de Gascogne est plantée et fixée,
Les ports des côtes de Gascogne sont :
Royan, à l'embouchure de la Gironde, port de commerce et de refuge, défendu par un fort ; Blaye, sur la rive droite de la Gironde, place forte, port de commerce avec une belle rade; Pauillac, port de commerce et de relâche, ayant une rade trés-sûre et situé sur la rive gauche de la Gironde, à 54 kilom. de la pointe de Grave; Bordeaux, sur. la Garonne, l'un de nos principaux ports de commerce; Libourne, sur la Dordogne, au confluent de l'Isle, port de commerce qui reçoit des bâtiments de 900 tonneaux.
Ï n'ya, entre la Gironde et l'Adour, que les rois petits ports de la Teste de Buch, du Vieux- Boucau et du Cap-Breton. La Teste de Buch est un port de commerce et de pêche, situé sur la rive méridionale du bassin d'Arcachon.
Vieux-Boucau est un petit port de pêche. Le Cap-Breton, situé à l'embouchure d'un ruisseau, est aussi un port de pêche: c’est de plus un port de reluge, fort utile sur cette côte danuerense,
Les côtes de la baie de Biscaye*.
Depuis l'Adour jusqu'à la Bidassoa, où commm mn
! Les dunes d'Arvert sont fixées actuellement,
* Arundo arenaria.— Le Triticum juneeum et la Fes- Luca sabulicola servent aussi à fixer les dunes,
% Noy, A, ne Quarneracrs, {a baie de Biscaye, dans la Revue des Deux Mondes des 45 janv. et 15 mars 1850,
mence le territoire espagnol, la France a encore 24 kilom. de côtes. Bordant le pays élevé sur lequel repose la chaîne des Pyrénées, le littoral est haut, formé souvent de falaises calcaires et précédé de bancs de roche. La mer est d’une incroyable violence dans la baie de Biscaye, qui est le fond du grand golfe de Gascogne ; les tempêtes y sont fréquentes, et cependant cette mer dangereuse n’est limitée que par un rivage difficilement abordable.
Le principal port est Bayonne, port de commerce et de grande pèchet, renfermant un arsenal de Ja marine militaire et situé sur l’Adour à 6 kilom. de la mer. Les navires y sont toujours à flot et y trouvent une grande sécurité, mais une barre dangereuse rend l'entrée de l'Adour très-difficile; toutes les tentatives faites pour la détruire sont restées sans succès. L’Adour a plusieurs fois changé de lit; en 1560, une tempête combla le lit du fleuve, inonda Bayonne et força l'Adour à couler vers le N.; le fleuve se creusa au milieu des dunes, pendant 32 kilom., un nouveau lit et alla se jeter dans la mer an Vieux- Boucau. Vers 1579, on fit rentrer l’Adour dans son ancien lit, qui est celui dans lequel il coule actuellement,
Après Bayonne, on rencontre le petit port de pêche de Biarritz, formé par une anfractuosité de la côte; les bains de mer de Biarritz sont les plus renommés du midi de la France. Plus loin est la rade de Saïint-Jean-de-Lux:, mal abritée, toujours mauvaise, mais inabordable quand la mer brise avec violence sur les fonds de roche qu'il faut traverser pour y arriver. Cette rade renferme les petits ports de Saint- Jean-de-Luz, sur la Nivelle, et du Socoa. Saint- Jean-de-Lux, autrefois rival de Bayonne, est aujourd’hui bien déchu; la mer ensable peu à peu le port et la ville elle-même, et renverse digues et jetées par lesquelles on essaye d'arrêter ses ravages. Le Socoa, petite place forte, a un port de relâche sur la côte occidentale de la rade, Hendaye, sur la Bidassoa, est un petit port de pêche.
La Bidassoa a généralement peu d’eau; le plus souvent, à marée basse, cette rivière, qui sépare deux grands états, se perd dans les sables, sans atteindre l'Océan, Quant à l'ile des Faisans, dont le nom rappelle les glorieux souvenirs du traité des Pyrénées, rongée à chaque crue du printemps, elle n'était plus en 1861 qu'un banc de sable, où poussaient quelques saules à demi déracinés, lorsque le gouverne-
1 Bayonne arme pour la pèche de la morue, mais a venoncé À la pêche de la baleine, qui a fait autrefois la réputation des marins basques,
ni IE hé (ui EL Et l 2 FE
ment français, en vertu du traité du 2 décembre 1856, signé avec l'Espagne pour la fixation de la limite, l’a rétablie et l'a plantée d'arbres el semée de gazon.