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Région du Sud-Ouest

La région du Sud-Ouest renferme :

Le massif des Pyrénées, qui comprend :

Le comté de Foix, Le Conserans, Le Comminges, Le Bigorre, Le Béarn, La Navarre, Les Landes, La Chalosse, L'Armagnac, Le Toulousan, L'Albigeois,

| dans la Gascogne ;

| dans le Haut Languedoc ;

et1864, ce chiffre était réduit au quart, et les cocons étaient tous produits par des graines achetées au Japon et à d'autres pays étrangers.

! Malheureusement une grande partie du Bas Languedoc ne sait pas utiliser sa fertilité ; on n'y cultive en grand que le maïs ; il n'y a pas de prairies artif-

cielles, pas de bétail, pas d'engrais.

30n est en train d'exécuter (1864) un grand réseau de routes impériales et de routes forestières, qui donneront à la Corse ce qui manquait surtout à son agri-

culture, des voies de communication et la possibilité d'exploiter les forêts et de tirer parti des immenses

richesses qu'elles renferment, De grands travaux de desséchement et d'assainissement sont aussi en cours d'exécution dans la partie orientale.

GÉOUR, GÉNÉRALE.

Le Quercy, L'Agénais,

Le Bazadais, Le Bordelais, Le Médoc,

Le Périgord, L'Angoumois, La Saintonge.

dans la Guyenne

La région du Sud-Ouest est montueuse dans sa partie méridionale, couverte par le massif des Pyrénées ; partout ailleurs elle se compose de plaines et de vallées. A l'exception des Landes, elle est généralement fertile, et, favorisée par le climat, elle se prête à toutes les cultures.

Le massif des Pyrénées a une superficie de 2,000,000 d'hectares, dont plus de 600,000 sont incultes , stériles et rocheux ; les bois occupent 400,000 hectares. Les vallées :sont aussi fécondes que pittoresques ; leur culture est poussée jusqu’à 1000 m. d'altitude: on y récolte du blé et du maïs. Les excellents " àturages des Pyrénées, formés de trèfle des Alpes, nourrissent des chevaux et des bêtes à cornes. Les vaches laitières des vallées de Lourdes et de Saint-Girons sont excellentes, et l'on sait que les chevaux de race navarrine, fournis par le Béarn et surtout par le Bigorre à notre cavalerie légère, sont au nombre des meilleurs que produise la France.

Les Landes occupent le triangle compris entre la pointe de Grave, Bayonne et Nérac ; elles ont 700,000 hectares détendue; leur limite est l'Océan, l'Adour, la Midouze, la Douze, une ligne passant par Cazaubon, Nérac et Bazas, enfin le cours de la Garonne et de la Gironde. Les Landes forment une grande plaine, dont le sol sablonneux repose sur un poudingue, appelé alios ou pierre de fer et composé de cailloux, de gravier, d'argile et d'oxyde de fer. L'alios retient les caux, rend le sol humide, marécageux, malsain, et s'oppose au développement des racines des arbres. Presque partout, il ne croît que des bruyères, des fougères et des ajoncs, qui servent à la pâture des moutons. Mais lorsque par quelques travaux de desséchement, le sol est assaini, on peut y semer des pins maritimes!, et déjàle département desLandes compte 186,000 hectares ainsi plantés en vue de la production des résines. Le chêne blanc y vient aussi bien que le pin; sa croissance est très-rapide, et son bois est recherché pour les constructions navales. Le sol du fond des vallées, plus argileux, se prête à quelques cultures, celles

* Les forêts de pins portent dans les Landes le nom de pignadas ou pinières,

du seigle, du millet et surtout du maïs, qui donne au paysan la farine, le combustible, la litière et le fourrage dont il a besoirr pour lui et pour son bétail; aussi ne veut-il cultiver que du maïs, et cette plante si utile devient alors l'obstacle principal à l’établissement des cultures alternes et d’un assolement où une

plante fourragère! jouerait un rôle régulier.

Les prairies, en eïfet, peuvent seules donner aux Landes le bétail et l’engrais nécessaire pour les rendre plus fertiles. L'ajonc des Landes et les feuilles du maïs sont la seule

nourriture que l’on donne aux animaux. On dit dans le pays que la lande est nécessaire

pour nourrir le bétail ; des prairies le nour-

riraient mieux assurément.

Il ne faut pas désespérer cependant de voir

les Landes se transformer peu à peu. Déjà on a planté de vastes pignadas ; les travaux qui se font à Sabres sont un enseignement pour tout le pays et lui montrent ce qu’il doit faire: dessécher, semer du pin, du chêne, du chàtaignier, créer des prairies, multiplier le bétail et ouvrir des che nins et des voies de communication*. La meilleure partie des Landes est le Marensin, petit pays sur le bord de la mer, entre les étangs de Saint-Julien et de Léon, dans lequel le chène-liége5 réussit parfaitement et atteint des dimensions considérables. Le Gabardan 4 a aussi beaucoup de chènesliége. | ,

La région du Sud-Ouest cultive le tiers des vignes que renferme la France (plus de 800,000 hectares) et fournit environ 15 millions d’hectolitres de vin, sur une récolte totale et moyenne de 40 à 45 millions d’hectolitres. La vigne se trouve partout dans le S.-0. de la France, mais principalement dans le Bordelais, le Médoc, le Périgord, l’Angoumois, la Saintonge et l’Armagnac. Les quatre derniers pays convertissent presque tous leurs vins en eau-de-vieÿ; le Bordelais et le Médoc les

# Lesorgho, le moha de Hongrieet le millet sont cultivés à Sabres, sur les domaines de l'Empereur, comme plantes fourragères, et semblent devoir réussir, La transformation des Landes sera opérée, quand on aura trouvé une plarñie fourragère appropriée au sol,

# Déjà le chemin as fer de Bordeaux à Bayonne et les nouvelles routes agricoles ont ouvert d'importants débouchés aux forêts de pins des Landes et permettent de vendre leur bois comme bois de charpente. — 466 kilomètres de routes agricoles donnent aux Landes de bons chemins dont elles manquaient.

3 Appelé surier dans les Landes.

4 Le Gabardan, dont le chef-lieu est Gabarret, est compris dans l'arrondissement de Mont-de-Marsan.

5 L'Angoumois et la Saintonge produisent de 300 à 550,000 hectolitres d'ean-de-vie, qui porte le num général d'eau-de-vie te Cognac, --- l'Armagnac (Gers,

GÉVGRAPHIE GÉNÉRALE.

livrent directement à la consommation française et étrangère. C’est là que se récoltent les grands vins de Château-Laffitte, de Château- Margaux, de château-Latour, de Haut-Brion et de Sauterne, et une énorme quantité de vins ordinaires et communs, 2 à 3 millions d’hectolitres environ. Grâce à la culture perfectionnée qui est en usage dans les vignobles de la Gironde, l'hectare de vignes y produit souvent un revenu de 1000 francs.

Une autre production caractéristique de la région, c'est le maïs; on le cultive à peu près partout, mais principalement dans la vallée de l’Adour et dans la Chalosse, partie méridionale du département des Landes, fort différente des Landes proprement dites, par sa fertilité et parses pâturages. Les contrées du S.-0., où la farine de inaïs est la base de l’alimen. tation, sont désolées par une cruelle maladie, la pellagre, quel’on attribue à un champignon parasite qui naît sous l’épiderme du maïs.

Du blé excellent se récolte en abondance dans les alluvions de la vallée de la Garonne, dans le Toulousan et dans les riches plaines qui s'étendent entre Toulouse, Revel, Castres et Carcassonne. Les fruitst, les légumes, le lin, le chanvre et le colza sont l'objet de cultures très-importantes dans les vallées de la Garonne, du Lot et du Tarn. Les environs de Tonneins produisent. le meilleur tabac français.

Le Périgord est célèbre par ses truffes si parfumées?. Le châtaignier est fréquemment cultivé5, quoique moins en grand que dans le centre de la France ; enfin la tonnellerie de Bordeaux a exigé la plantation de 10,000 hctares d’oseraies dans le département de la Gronde et des Landes4, NS Landes et Lot-et-Garonne) produit de 120 à 140,00 hectolitres d'eau-de-vie.—Le Périgord produit 32,000 hectolitres, — Le pays compris entre la Garonne et la Dordogne, à partir de Marmande et de Sainte-Foy jusqu'au Bec d’Ambez, produit aussi de 50 à 52,000 her tolitres d'eau-de-vie.

* Les principaux centres de culture des fruits de la région sont : l'Agénais (prunes), le Bordelais et la vallée de la Garonne, entre Bordeaux et Toulouse (abricots, amandes, figues, pêches, prunes, pommes, poires), qui produisent pour la consommation de Paris, — et Montauban, qui expédiede grandes quantités de chasselas à Paris, en Angleterre et en Russie.

+ On les récolte dans le canton de Sarlat (Dordogne). Le canton de Romans (Drôme) en produit aussi d'excellentes. On en trouve de bonnes dans certaines localités de l'Isère, de la Drôme, de la Charente et de Vaucluse.

5 Les châtaigneraies occupent 160,000 hectares dans la région.

“Le Tarn cultive encore, aux environs d'Alhi, le pastel, et l'anis dans l'arrondissement de Gaillac.

L'anis est envoyé aux distilleries de Bordeaux ct de Paris.

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Il ya de riches pâturages dans les Pyrénées, laChalosse, les vallées de la Garonne et du Lot, le Périgord et la Saintonge ; ils nourrissent des bœufs de race limousine (Périgord et Saintonge), de race agénaise, gasconne, bazadaise (sur les rives de la Garonne), et de la race des Pyrénées (valléesdes Pyrénées 2t Chalosse). Les moutons des Landes appartiennent à la race des bruyères. La région élève en grand la volaille et les porcs, dont les principales racessont celles du Périgord et du Quercy, et celle des Pyrénées, qui fournit les fameux jambons de Bayonne. Les prairies artificielles ne sont pas aussi développées qu’elles devraient l'être, la luzerne venant mieux dans cette région que daus toute autre. Le trèfle ÿ mürit ses graines; de sorte que la production de la graine de trèfle pour le Nord de la France et l’Angleterre est devenue une des branches de l’industrie rurale.

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