QE
“ Kalmouks, Turkomans, Nogaïs, Kumiks, Ossétes, cte.
* Le nom de cette forteresse veut dire : Domple- Caucase.
sous la protect réunirent ces 0 1814, par le tr dait à Alexandre Schirvan, le Ka à la paix de Tu nouvelle guerre sidérable de l'A devint la limite vante (1829), le { la Turquie à cé Mingrélie, le G tzikhé. En 1858, russe conquér'ai a soumis la Cir!
Actuellement coté de la Turq tracée ainsi qu'i Saint-Nicolas s Sud-Est jusqu” Kulu, en laiss a Turquie; elle a longe cette rivi l'Arase pendan Sud jusqu'à l'A raxe et suit ce de son confluent la limite va au Caspienne au places fortes s Alexandropol e 10. Littoral mer Caspienne étendue de 2,2 le Talisch, et 1 golfe Alexandre komans, à l’Es de cette mer.
Caspienne est | sa partie sepie ee etn bancs de sable difficile, et les du Volga, de 1 sans cesse à C mer Caspienn menée du Téi Kuma et l'Ou 400 kilom., À finité de golfe dans l’intérie limans sont s bugors, îles 0 tes, formées | teurs de 8 à et des limans largeur de 2{
hostiles
ucase de la ar Vla- Kizliar ière et dental, squ’en er leur tuellebnde et iental, que les ominapar les gtemps r pays
, — Au impor- Turks Grand LR | Dvinces an, du e Der. 2S CON- ’année ssie fit e de la et au Kabarraverr dans ibitent it vers 1776, e, que UCAse, re les r une enfin es. Le itants set si Conpouainsi éthie, aient
Ossé-
nple-
sous la protection des Russes, qui, en 1800, réunirent ces deux pays à leur empire. En 1814, par le traité de Gulistan, la l’erse cédait à Alexandre, victorieux, le Daghestan, le Schirvan, le Karabagh et le Talisch. En 1898, à la paix de Turkmantchaï, qui termina une nouvelle guerre, la Perse céda une partie considérable de l'Arménie avec Erivan, et l'Araxe devint la limite des deux états. L'année suivante (1829), le traité d’Andrinople contraignit la Turquie à céder aux Russes l’Abkhasie, la Mingrélie, le Gouriel et le pachalik d'Akhaltzikhé. En 1858, après de longs efforts, l'armée russe conquér'ait la Tchetchénie ; en 1864, elle, a soumis la Circassie.
actuellement, la limite de la Russie du côté de la Turquie d'Asie et de la Perse est tracée ainsi qu'il suit. Elle commence au fort Saint-Nicolas sur la mer Noire, se dirige au Sud-Est jusqu'au Kour, qu’elle coupe à Kurt- Kulu, en laiss ant les sources de ce fleuve à la Turquie; elle atteint ensuite l'Arpatchai et longe cette rivière jusqu’à l’Araxe ; elle suit l'Araxe pendant 20 kilom., puis se dirige au Sud jusqu'à l’Ararat ; elle rejoint ensuite l’Araxe et suit ce cours d’eau jusqu’à 90 kilom, de son confluent dans le Kour, et de ce point la limite va au S.-E. se terminer sur la mer Caspienne au Sud d’Astara. Les principales places fortes sont : Akhaltzikhé, Gumri ou Alexandropol et Erivan.
10. Littoral de la mer Caspienne. — La mer Caspienne baigne l'empire russe sur une étendue de 2,200 kilom., entre Aslara, dans le Talisch, et le cap Petchanoï, à l'entrée du golfe Alexandre. La Perse, au Sud, et les Turkomans, à l’Est, possèdent le reste du littoral de celte mer. Le rivage septentrional de la Caspienne est bas et sablonneux ; dans toute sa partie sepieutrionale, la Caspienne est peu profonde et n'a pas plus de 15 à 16 m. ; des bancs de sable nombreu:, rendent la navigation difficile, et les alluvions du Térek, de la Kuma, du Volga, de l'Oural et de l'Emba, travaillent sans cesse à combler toute cette partie de la mer Caspienne qui est au Nord d’une ligne menée du Térek au cap Karagan. Entre la Kuma et l'Oural, sur une étendue de plus de 400 kilom., la côte est découpée par une infinité de golfes étroits et pénétrant assez loin dans l'intérieur de la steppe ; ces golfes ou limans sont séparés les uns des autres par des bugors, iles ou presqu’iles allongées et étroites, formées par des chaînons de petites hauteurs de 8 à 10 m.; la longueur des bugors et des limans varie de 5 à 50 kilomètres, et la largeur de 200 à 1,500 mètres.
RUSSIE ET POLOGNE. 597
Au delà de l'Oural, la mer Caspienne forme le golfe d'Emba, le golfe Mort (Mertvoi-Kultuk), qui forme lui-même le golfe Kaïdak ou Karasu, le golfe Kotschak, les caps Karagan et Pechtanoï et le golfe Alexandre. Au Sud du Térek, la côte du Daghestan est élevée,’ montueuse et forme la presqu'île d'Apchéron.
La Caspienne russe reçoit le Kour, le Térek, la Kuma, le Volga, l'Oural et l'Emba. Les ports russes sont : Lenkoran, Bakou, Derbend, Astrakhan, Gouriev à l'embouchure de l'Oural, Novo-Petrovsk au S. du cap Karagan, et Aschtschi sur la côte occidentale du golfe Alexandre.
Les pêcheries (vatagas) de la mer Caspienne sont encore plus productives que celles de la mer d’Azof; les plus riches sont entre les embouchures de l'Emba et du Volga, et dans l'île de Saliane, à l'embouchure du Kour. On y prend d'immenses quantités de bélougas*, d'esturgeons, de sévrügas 5, de silures#, de saumons et de chamakis 5; les œufs des esturgeons, des bélougas et des sévrugas servent à fabriquer le caviar ; la chair du poisson est salée et expédiée en Russie, où aucune famille aisée ne peut, surtout pendant le carême et les jours maigres, se passer de caviar ni d'esturgeon salé.
11. Frontière de l'Oural. — La frontière de l’Oural, tout entière dans le gouvernement d'Orenbourg, est adjacente au Turkestan et à la steppe des Kirghiz-Kazaks; elle est défendue par les deux lignes armées d'Orenbourg et de l'Unral.
La ligne d'Orenbourg, créée de 1734 à 1744, commence à Iletzkaïa-Krépost, sur l'Ilek, au Sud d'Orenbourg, suit l'Oural supérieur et l'Oui, affluent du Tobol, et se termine au Tobol. Elle est défendue par environ soixante forts, :réposts et redoutes, gardés par les douze régiments de Cosaques d'Orenbourg 6.
La ligne de l'Oural s'étend d'Iletzkaïa à Gouriev, le long de l'Oural inférieur ; elle est défendue par une quarantaine de petites villes
‘ La ussie avait fondé en 1826 le fort Novo- Alexandrovysk sur le golfe Kaïdak ; il a été abandonné en 1843, parce que la barre qui séparait le Kaïdak du golfe Mort s'est exhaussée et qu'elle est devenue inaccessible aux plus petits bâtiments, Le Kaïdak sera dans un avenir prochain un lac salé entièrement séparé de la Caspienne,
? Esturgeons pesant souvent ,700 kilogr.; c'est la plus grande des variétés d'esturgeons.
5 Autre variété d’esturgeon,
# Le som ou silure glauque.
5 Variété de hareng.
8 Les régiments de Baschkirs qui, avec les Cosaques, étaient chargés de la défense de la ligne d'Orenbourg, ont été dissous,
fortifiées, de forts ou de kréposts, gardés par les douze régiments de Cosaques de l'Oural.
$ 11. Orographie. — Le système orographique de la Russie se compose de deux chaines de hautes montagnes, l'Oural, à l'Est, et le Caucase, au Sud, et de trois chaînes de collines, les monts Uvalli, les monts Olonelx et les collines entre Don et Volga.
Monts Ourals'. — Les monts Ourals sont situés entre les plaines de la Russie et celles de la Sibérie et se dirigent du S. au N. entre le fleuve Oural et la mer de Kara, sur une longueur de 2,000 kilomètres et sur une largeur moyenne de 200 kilomètres au Sud, et de 80 à 400 au Nord. On divise les montsOurals en trois parties : l'Oural méridional, entre le mont Kolghan et le fleuve Oural; l'Oural central, entre le mont Kolghan et la source de la Petchora ; l'Oural septentrional, entre la source de la Petchora et la mer Glaciale. En général, le système des montagnes de l'Oural se compose d'une série de chainons parallèles portant tous des noms particuliers et dirigés du Sud au Nord.
L'Oural méridional se compose en effet de trois chaines principales, qui commencent sur le fleuve Oural, et se dirigent au Nord, pour se réunir dans un nœud où l'Oura', l'Oui, le Mias, l'Aï et la Biélaïa prennent leurs sources. On remarque, dans la chaîne centrale, les monts frendik (949 m.), et dans la chaine occidentale le mont fremel (1.545 m.). Le chainon occidental a pour contre-fort l'Obstchey-Syrt ?, suite d'éminences à pentes douces et à sommets larges et aplatis qui séparent un instant les eaux de l'Oural et du Volga. — L'Oural central commence au mont Kolghan ; il est formé dans sa partie méridionale par des plateaux de 259 m. de hauteur moyenne, et au point où la grande route de Sibérie le traverse, l’Oural est si bas et a si peu de pente, que la chaîne parait interrompue ; mais elle se relève au mont Balchaya qui atteint 740 mètres. On trouve au delà du Balchaya (par 58° 17°) le mont Blagodat, important par ses mines de fer (461 m.), le
vPavdinshoi-Kamen ($80 m.), et par 59° et demi, le Kondchakofskoï-Kamen, le pic le plus
* Oural, en Kirghiz et en Nogaï veut dire ceinture; les Russes appellent ces montagnes Semlanii- Pozas, ceinture de terre, ou Kamennoi-loyas, ceinture pierreuse.
# Sgrl veut dire croupe, dos, en tartare; obstchey, en russe, a ic mème sens. Il faudrait ne pas réunir ces deux noms et appeler ces hauteurs ou syr£, ou obstchey. — Noy. Annales des Voyages, 2° série, t. vin, p. 280 (Année 1838, t. n1).
“levé de la chaine (2,598 m.) ; cependant, an dire des indigènes, le mont Deneskin-Kamen (par 60° 20°) serait le sommet le plus élevé de l'Oural. Bien que le Kondchakofskoï-Kamen ait 2,598 mètres d'élévation et que la limite des neiges perpétuelles soit par cette latitude à 1,299 mètres, les neiges ne sont pas surles sommets de ces montagnes, mais au fond des vallées. — C'est à la source de la Petchora, au mont Kos-ls, que commence l'Oural septentrional. Loin de s'abaisser en approchant de la mer, comme on le croyait autrefois, l'Oural septentrional se prolonge avec une élévation de 1,500 à 1,600 m., jusqu'à ka source de la Kara, où il se partage en deux branches, qui finissent toutes les deux sur la mer Glaciale, à droite et à gauche de la Kara,
L'Oural est généralement peu élevé et d'un aspect uniforme ; ses cimes sont arrondies, et ses pentes douces et couvertes d'épaisses forêts de pins etde sapins; l'Oural septentrional est moins boisé et beaucoup plus souvent marécageux. De nombreuses dépressions facilitent partout les communications.
Les montsOurals ont une grande importance à cause des richesses minéralogiques qu'ils contiennent. Formées en général de schistes soulevés par le granite et le'diorite, ou par le porphyre et la serpentine, ces montagnes renferment des alluvions aurifères et des mines de fer, de cuivre et de platine. La région aurifère de l'Ouralest sur le flanc oriental de la chaîne, dans l'Oural central entre Miask et Bogolovsk ; elle produit environ 50 millions de francs par an. On y trouve des diamants, mais en très-petite quantité, Quant au platine, il ne se rencontre que sur le versant occidental de la chaîne.
Caucase . — Le Caucase s'étend du N.-0, au S.-E., depuis l'embouchure du Kouban, dans la mer Noire, jusqu'à la presqu'ile d'Apchéron, sur la mer Caspienne. Il est limité : au N., par le Kouban et le Térek; au S., par le Rion et le Kour. La longueur du Caucase est de 1,100 kilomètres ; la largeur est de 300 kilomètres au centre, et de 100 kilomètres aux extrémités. Les sommets les plus élevés sont l'Elbourz (5,646 m.), le Kazbek*(5,045 m.)ct l'Ochten, dont les flancs couverts de superbes forêts de pins arrivent jusqu'à la mer Noire. On divise le Caucase en trois parties : le Caucase occidental, entre la mer Noire et le mont Elbourz; le Caucase central, entre l'Elbourz
! En russe Kavkas; en turc Khaf-Dagh; en persan Koh-Khaf; en géorgien Thémi. i * Le pilier.
et le mont Balbe du Kour; le Ca Balbala et la m ILexiste six pl case : les Porte tagnes et la mê ja Croix (Pylæ chaine, le plus de 2,135 m.; plutôt par le par la forteres là que passe | Tifis ; — le pas pied de Y'Elbo du Rion ; — le dans le pays dé Gagra, entre là Entre la me versant septen un même ca sont d'immen en gradins j déchirées en tes, profondes de broussaille de nombreux ont tous les c de laquelle i sont revêtus pénétrables e de cèdres, de parties sup gnards, renfe lents chevaux tres arrosés p des; leurs vi les parties. ie beau, paraît Tchetchénie.
un massit de inabordables case présent vertes d'une est très-dou
Le princi
nom de 710
à la source séparant le
se rattache cendent du
et ses non rek, le Koï lazani, affl Cette gr
bus guerri
‘ Les pet üÉ0
dant »s dll -Kamen élevé de ï-Kamen la limite latitude
la Kara, set d’un ndies, ct sses {ontrional rent mas facili-
Jortance s qu'ils schistes ou par ntagnes et des , La ré- C orienil entre environ trouve aantité, que sur
u N.-0, ouban, le d'Apté : au par le ase est DO kiloes aux és sont mn.) et iperbes Noire,
le Cau-
e mont
1bourz
en per-
RUSSIE ET
et le mont Balbala, à la source du lori, affluent du Kour; le Caucase oriental, entre le mont Balbala et la mer Caspienne.
ILexistesix passages principaux dans le Caucase : les Portes de Derbend, entre les montagnes et la mer Caspienne ; — le passage de la Croix (Pylæ Caucasiæ), au centre de la chaine, le plus aisé à franchir, bien qu’élevé de 2,135 m.; on y arrive par la vallée ou plutôt par le défilé du Térek ; il est dominé par la forteresse russe de Dariel, et c'est par là que passe la route militaire de Mozdok à Tifis ; — le passage par la vallée de l'Ingur, au pied de l'Elbourz ; — le passage par la vallée du Rion ; — le passage par le mont Marouk, dans le pays des Tcherkesses ; — le passage de Gagra, entre la mer Noire et les montagnes.
Entre la mer Noire et la mer Caspienne, le versant septentrional du Caücase offre partout un même caractère, et très-particulier; ce sont d'immenses plaines inclinées, s'élevant en gradins jusqu'à 3 et 4,000 mètres, et déchirées en tous sens par des vallées étroites, profondes, aux flancs abrupts et couverts de broussailles ; au fond de ces gorges coulent de nombreux torrents. Les gradins inférieurs ont tous les caractères de la steppe au-dessus de laquelle ils s'élèvent; les étages moyens sont revêtus d'immenses forêts presque impénétrables et formées de chènes, de hètres, de cèdres, de pins, de sapins et de cyprès; les parties supérieures, où vivent les montagnards, renferment leurs troupeaux, d’excellents chevaux et d'admirables pâturages alpestres arrosés par des rivières sinueuses et limpides; leurs villages ou aouls sont établis dans les parties. es plus escarpées. Rien n’est plus beau, paraît-il, que les prés fleuris de la Tchetchénie. Le Lezghistan est an contraire un massif de roches nues, stériles, ardues et inabordables. Le versant méridional du Caucase présente aussi une suite de terrasses couvertes d'une belle végétation et dont le climat est très-doux.
Le principal contre-fort du Caucase porte le nom de monts Lekki, se détache de la chaine à la source du Rion, se dirige au Sud, en séparant les bassins du Rion et du Kour, et va se rattacher au Taurus.— Les rivières qui descendent du Caucase sont : au Nord, le Kouban et ses nombreux affluents, ia Kuma, le Térek, le Koisu ; au Sud, l'Ingur, le Rion et l'Alazani, affluent du Kour.
Cette grande chaîne est habitée par des tribus guerrières et à demi barbares !. La plus
‘ Les peuvlades du Caucase sont organisées à la UÉOGR GÉNÉRALE,
grande partie de ces peuplades est remarquable par la beauté des traits et par la grandeur et l'élégance de la taille. Les principales sont : sur le versant septentrional, les Adighest (Zikhes des Grecs) et les Abadxas (Abasges des Grecs), dans le Caucase occidental ; les Kabardiens, entre le Kouban et le Térek, au centre ; les Ossètes, également au centre de la chaîne, : mais sur les parties les plus élevées? ; - les Naktché, que les Russes appellent Tchetchens, dans le Caucase oriental, et les Lexghiens (Lygies ou Lèges des Grecs), au S.-E, des Tchetchens. Sur le versant méridional, on trouve.
les Abases, à l'Ouest, et les Souanes ou Suanèles, au centre.
Monts Uvallis. — On appelle monts Uvalli la série de collines ou d’ondulations qui, sous le nom de monts Chemokonski, se détachent des monts Ourals, entre les sources de ia Petchora et de la Kolva (affluent de la Kamaf, se dirigent du N.-E. au S.-0. et vont finir au plateau marécageux de Valdaï 4, dont le point le plus élevé, le Popova Gora, n’a que 286 mètres. C’est dans ce plateau, qui parait être les monts Ryphées des Anciens, que le Volga, la Dvina et le Dnieper prennent leurs sources. « Tandis que dans les régions occidentales et centrales de l’Europe, comme généralement partout ailleurs, les grands cours d’eau descendent de chaines de montagnes, la Russie présente le contraste remarquable de fleuves à proportions colossales, autant par l'étendue de leur parcours que par le volume de leurs eaux, allant prendre leurs sources au milieu de régions marécageuses, dont la hauteur maximum ne dépasse pas 300 mêtres ÿ, »
Des monts Chemokonski se détache une longue suite de hauteurs; qui se dirigent au N.-0., et vont se terminer, en longeant lé rive : gauche de la Petchora, sur la mer Glaciale, au cap Barmin, sous les noms de Legstan-Studa ct monts Timan. — Du Kemawuld, partie des Uvalli située au S.-E. du lac Onéga, se détachent les monts Olonetx, suite de collines
manière des anciens clans écossais; chaque clan a un prince (pchi) et se compose d'une noblesse, de paysans libres et d'esclaves. ,
1 Les Adighes sont appelés Tcherkesses, c'est-à-dire, voleurs ou bandits, par leurs voisins. — Circassiens est le mot altéré de l'chrkesses.
* Ces deux derniers peuples sont ditférents des Teherkesses et ne paraissent pas être originaires du Caucase; on croit que les Kabardiens sont un débris du peuple Khazar, et que les Ossètes descendent des Alains.
3 En russe, dos de pays. 6
+ Les Russes appellent ce plateau Alaounskoe prostranst:0, hauteurs Alaounes.
5 Hommaire de Hell,
granitiques, très-ramifiées, hautes de 100 à 200 mètres, qui traversent la Finlande orientale et vont se rattacher, par le plateau de Laponie, aux Alpes Scandinaves. Les monts Olonetz ont un contre-fort qui s’en détache un peu au Nord du lac Pielisjarvi, et se prolonge jusque vers Biærneborg sous le nom de monts * Manselka ; ce sont des collines de 100 à 200 mètres. — Des monts Volkhonski, extrémité sud du plateau de Valdaï, se détache une suite de collines et d'ondulations qui traversent la Lithuanie et la Pologne, et vont se rattacher aux Karpathes sous le nom de monts Niederborsec.
Collines entre Don et Valga. — Des monts Volkhonski se détache encore une suite de collines peu élevées, séparant les bassins du Don et du Volga, sous les noms de monts Jepivanof, Balaklanova Gora, et finissant sous le nom de monts. Irgeni dans les steppes entre Dorfet Volga. ,
Ligne de partage des euux el versants. — La ligne de partage des eaux de la Russie se compose de 5 sections, savoir : l'Oural méridional, l'Oural central, les monts Uvalli, le plateau de Valdaï et les collines de Pologne. Elle partage la Russie en deux versants: l’un septentrional, tributaire de la mer Glaciale et de la mer Baltique ; l'autre méridional et tributaire de la mer Noire et de la mer Caspienne. nirnt
$ 3. Hydrographie. — Les principaux fleuves de la Russie sont :
La Kara. . . . .
La Petchora. . .
Le Mézen.. . . .
La Dotné du Nord, | ui #6 jettent
dans la mer Glaciale.
qui se jettent dans la mer Noire ou dans la mer d’Azof.
La Kymmène. . .
La Néva. . . . .
La Narva.. . . .
La Dvina du Sud. Le Niémen. . .
La Vistule. . . .
qui se jettent dans la mer Baltique.
Le Volga. . .
La Kuma.. . .
Le Térek.. . . .
‘Le Koisu.. . ..
Le Kour. . . ..
qui sè jettent.
dans la mer Caspienne.
La Tornéa. . . .
Le Kumo., . . .
Flouves du versant de la mer Glaciale.
La Kara, rivière de 170 kilomètres, descend de l'Oural septentrional, coule au N., en séparant l’Europe et l'Asie, et en traversant des marais. La Petchora descend aussi de l'Oural septentrional. L:: Mézen sort des monts Uvalli ; ces deux rivières, larges et profondes, arrosent des contrées presque désertes.
La Dvina du Nord, (en allemand Düna) est une grande rivière formée par la réunion de deux cours d'eau, la Sukhona, qui sort du lac Kubinskoe, près de Vologda, et la Vytcheqdu, qui descend des monts Legstan-Studa. La Dvina a son embouchure dans la mer Blanche, à Arkhangel. Son cours est de 670 kilomètres.
L'Onéga, qui n’est point navigable, se jette, à Onéga, dans un golfe de la mer Blanche. — La Pasvig sort du lac Enara et se jette dans le golfe Varanger. — La Tana sépare là Russie de la Norwège et se jette dans le golfe de la Tana.
Fleuves du versant de la mer Baltique.
La Tornéa et son affluent le Muonio descendent des Alpes Scandinaves et séparent la Russie de la Suède, — Le Kumo sort du lac Nasi et se jette dans le golfe de Bothnie à Biœrneborg. — La Kymméne sort du lac Paijanne et se jette dans le golfe de Finlande.
La Néva sert d'écoulement au lac Ladoga, le plus grand lac de l'Europe (16,000 kilom.
carrés), qui reçoit par le Suir les eaux du lac Onéga, par le Volkhof celles du lac Ilmen et de la rivière Msta qui s’y jette, et par le Wuoxa celles du lac Saïma, le plus grand lac de la Finlande, qui communique lui-même avec les lacs Kallavesi et Pielis. La Néva sort du lac Ladoga à Schlüsselburg et se jette dans le golfede Finlande à Saint-Pétersbourg, après un cours de 68 kilomètres, Elle gèle de novembre en mars et est sujette à de terribles inondations, qui s’expliquent par la grandeur de son bassin et la masse d’eau qu'il renferme.
La Narva sort du lac Peypus et se jette dans le golfe de Finlande à Narva.
La Dvina du Sud prend sa source au plateau de Valdaï, dans des marais; elle coule d’abord du N.-E. au S.-0., parallèlement au Dnieper, jusqu’à Vitepsk; là elle change de direction et va du S.-E, au N.-0. La Dvina arrose la Lithuanie et la Courlande, en passant à Vitepsk, Polotsk, Dissna, Drissa, Dunabourg, Riga, et se jette dans le golfe de Livonie à Dünamünde. Elle coule dans une vallée plate et marécageuse, qu'elle inonde fréquemment ; sa navigation est difficile à cause des nombreux écueils et des bancs de
sable qui l'enco kilomètres.
Le Niémen,a la Wartha, a la Pologne ; ces crits page 426.
Flouves du v
Le Dniester | Karpathes et :
p- 451); ilent la Bessarabie dé de Kherson ; il] se jette dans salines et sur | cours est de 1
Le Dnieper | large, profond le plateau de NE. au S.-0 jusqu’à Orcha va au Sud. Il thuanie, la Pe sie, en passa
près de Krasno Kiev et lékatéri il franchit 13
puis tourne à
jette dans un
Utchakof et Ki
du Dnieper esl
cours du Dnie
Smolensk, la
tante pou le
fers, etc. Île les fontes des nent des crue affluents du | réxina, qui | large et maré village célèbr
Borisof et à B
de l'Ouest à
marais de P
Nord au Sud,
sensk et à N
se jette dans
laiev à son € des bords es rapide et en
— À gauct
le Soj et la Le Don ( Ivanof dans coule du N.
per, travers
lescend n sépades ma:
l'Oural Uvalli:
5, arro-
na) est ion de du lac heqdua, a Dvina b, à Ar- S.
e jette, he. — dans le hssie de
à Tana,
escenla Ruslu lac nie à ac Paije.
1d0ÿa, kilom.
du lac nen et Vuoxa de la ec les rt du ans le ‘ès un mbre ondae son
dans
placoule t au e de )vina pasunaà Liune nde le à ‘de
RUSSIE ET
sable qui l'encombrent. Son cours est de 4,000 kilomètres.
Le Niémen,arrose la Lithuanie; la Vistule et la Wartha, affluent de l'Oder, parcourent la Pologne ; ces trois cours d’eau ont été décrits page 426.
Fleuves du versant de la mer Noire et de la mer d'Asof.
Le Dniester (Tyras des Anciens) descend des Karpathes et arrose d’abord la Galicie (voy.
p. 451); ilentre en Russie à Chotin et sépare la Bessarabie de la Podolie et du gouvernement de Kherson ; il passe à Bender et à Tiraspol, et se jette dans un liman ou estuaire riche en salines et sur lequel est situé Akkerman. Son cours est de 1,550 kilomètres.
Le Dnieper (Borysthène des Anciens), fleuve large, profond et rapide, prend sa source dans le plateau de Valdaï; il coule d’abord du NE. au S.-0., parallèlement à la Dvina, jusqu’à Orcha ; là il change de direction et va au Sud. Il arrose la Grande-Russie, la Lithuanie, la Petite-Russie et ia Nouvelle-Russie, en passant à Dorogobouj, à Smolensk, près de Krasnoe, à Orcha, Mohilev, Rogatchev, hiev et Iékatérinoslav ; au-dessous de cette ville il franchit 13 rapides ou cataractes (poroges), puis tourne à l'Ouest, passe à Kherson et se jette dans un liman, à l'extrémité duquel sont Otchakof et Kinburn. La navigation du liman du Dnieper est difficile à cause des sables. Le cours du Dnieper est de 1,650 kilom. Depuis Smolensk, la navigation du fleuve est importante poui le transport des bois, grains, suifs, fers, etc. Il est gelé de novembre à avril, et les fontes des neiges, au printemps, déterminent des crues considérables. Les principaux affluents du Dnieper sont, à droite : la Béréxina, qui coule du N. au S. dans un lit large et marécageut; elle passe à Studianka, village célèbre dans sa campagne de 1819, à Borisof et à Bobruisk. — Le Pripet, qui coule de l'Ouest à l'Est, et traverse les immenses marais de Pinsk, — Le Bug, qui coule du Nord au Sud, arrose la Podolie, passe à Vosnesensk et à Nikolaïev, où il reçoit l’Ingul, et
se Jette dans le liman du Dnieper. De Nikolïev à son embouchure, le Bug coule entre des bords escarpés ; son lit est profond, trèsrapide et encombré de rochers et de sables.
— À gauche, les affluents du Dnieper sont le Soj et la Desna, qui passe à Tchernigof.
Le Don (Tanaïs des Anciens), sort du lac Ivanof dans les collines entre Don et Volga, coule du N. au S. concentriquement au Dnieper, traverse les youvernements de Toula,
de Voronej et le pays des Cosaques du Don, et se jette dans la mer d'Azof par un delta, sur les branches duquel sont Rostof et Azof. Le cours du Don est lent ; ses rives sont plates et marécageuses; ses eaux sont limoneuses et son lit peu profond. Ila 4,450 kilomètres de long. Ses principaux affluents sont, à droite : la Sosna; — le Donetx, grande rivière. de 600 kilom., non navigable éependant, mais dont le bassin contient plusieurs gisements de charbon de terre. — À gauche : la Voronej, qui arrose Vorone)j ; le-Choper ; la Medviditza et la Manitch. La Manitch arrose les steppes entre le Don et la Caspienne et forme le lac Bolschoi et le lac Sasta ou des Carpes; elle reçoit le Kalaus, torrent qui descend du Caucase et dont le confluent, qui est le point le plus élevé du lit de la Manitch, n’a cependant que 13 mn. audessus de la mer d’Azof, A l’époque des grandes pluies du printemps, le Kalaus amène une assez grande quantité d'eau dans Ja Manitch, pour qu'il s'établisse alors deux courants d’eau : l’un suivant la Manitch occidentale et allant à la mer Noire, l’autre suivant la Manitch orientale, formée par une série de limans, et allant à la mer Caspienne ; de sorte que, dans la saison des grandes eaux, la Manitch forme un canal naturel qui permet d'aller d'une mer à l’autre.
Le Kouban a sa source au mont Elbourz dans le Caucase ; c’est d’abord une rivière torrentielle, coulant du S. au N. au milieu de gorges profondes et étroites. jusqu'à Nevinnoïi-Mys; là, lé fleuve commence à changer de direction, et il coule à l'Ouest dans une vallée qui s’élargit peu à peu et devient plate, marécageuse et couverte de champs immenses de roseaux. Dans cette seconde partie de son bassin, le Kouban coule lentement, et au-dessous d'Iékatérinodar, son lit est peu profond et rempli de gués. Le Kouban se partage en deux bras : l’un, le Ruisseau-Noir, se ;eii- dans la mer d’Azof ; l’autre, le Kouban, £:::1 dans un liman qui débouche dans la mer Noire. La presqu'ile de Taman est entre ces deux bras.
La longueur du Kouban est ::c 600 kilomètres. Le Kouban fait partie de la ligne armée du Caucase(Voy. page 528), vraielimite politique, iilitaire et ethnographique de la Russie et de l’Europe.
Le Rion (Phase des Anciens) est la plus importante de toutes les rivières qui descendent du Caucase pour se jeter dans la mer Noire. Il prend sa source au mont Elbourz, arrose l'Iméréthie (Colchide) et sépare la Mingrélie du Gouriel; il finit à Poti, après un cours de 250 kilomètres,