‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 461 sur 630 · MONS LEE D · texte numérisé non relu

MONS LEE D

cante, Barcelone, Rosas ct Port-Mahon, sur la Méditerranée !.

$2. Productions minérales. — L’Espagne est un des pays les plus favorisés de la nature et recèle dans son sein de nombreuses mines.

Fer. — Le fer abonde au Nord, dans la Galice, dans les Asturies et dans les Provinces Basques. L'Estrémadure et l’Andalousie renferment aussi de riches dépôts de fer oxydulé, qui alimentent les usines de l’Andalousie.

Houille. — L'Espagne possède d'importants bassins houï:lers, qui sont situés dans les Asturies, dans le royaume de Léon, à Belmez (Estrémadure), en Andalousie et en Catalogne.

Le bassin des Asturies est le plus important ; les mines de Langreo en sont les plus riches et exportent leur charbon par Gijon.

Plomb. — Les provinces de Carthagène, de Malaga, de Jaen, de Murcie, d’Almeria et les Alpujarres, renferment de riches mines de plomb presque tours argentifére, qui fourniseéil 50 millions @e kogrammes de plomb, environ le quart dé 4 production du monde entier, et 170,000 pavés d'argent.

Argent. Les mines de la Sierra Almagrera, qui donnèrent tant de richésses aux Carthaginois, aux Romaine et aux Arabes, et qui avaient été abandonnées quand on découvrit les mines d'Amérique, sont exploitées de nouveau depuis quelques années. L'Espagne extrait annuellement 41 à 42,000,000 de francs d'argent de ses mines.

Mercure. —La nine d'Almaden, la plus abondante de l’Europe, produit 2,000,000 de kilogrammes de mercure. Les Asturies et la

rovince de Guadalaxara renferment des gisements considérables de minerai non exploités.

La calamine et la blende se présentent en gisements étendus dans la Biscaye, le Guipuzcoa et à Santa-Lucia, prés de Comillas, dans la province de Santander ; on exploite ces dépôts depuis quelques années.

Le cuivre est exploité à Rio-Tinto (au Nord-Ouest de Séville) et à Huelva. On le trouve aussi dans les Asturies et dans la Sierra de Gador.

Le soufre est exploité à Huelva et à Teruel ; — le sulfate de soude, dans les immenses dépôts qui existent sur les bords de l'Ebre dans la Navarre et la Vieille-Castille ; — l'alun se rencontre en Aregon ; — le jais, en Aragon et dans les Asturies ; — le kaolin, dans les pro viaces d’Almeria et d'Albacète, À ces richesses en passes

* Ji faut ajouter Gibraltar, mais celte forteresse appartient à l'Angleterre.

viennent s'ajouter des marbres, du jaspe, des pierres fines, des argiles, des ardoises, des pierres à bâtir, sans parler de l'étain (Galice) et du cobalt (Asturies et province d'Huelva), que l'on n'exploite pas encore.

Le sel est produit par les marais salants et par la mine de sel gemme de Minglanilla, dans la province de Cuenca #. Les salines de la rade de Cadix fournissent 130,000,000 de ki.

logrammes de sel, dont le tiers est exporté en Angleterre ?. Les marais saïants d’Iviça, dans les îles Baléares, produisent 40 millions dek:. logrammes. Il y a aussi des marais sa!ints aux Alfaques. à l'embouchure de l'Ëb:e, Le lac salé de Torre-Vieja, situé dans la p'ovincæ d’Alicante et dont la circoniérence est de 22 kilomètres, est un des principaux centres de production du sel en Espagne. Lorsqu'il se cristallise tout entier, en juillet, on y recueille de 120 à 130 millions de kilogrammes, dont on exporte la moitié; mais Ja récolle pourrait être encore plus considérable.

Les eaux minérales sont très-nombreuses en Espagne; les principales sont celles de :

Alhama (Murcie). — Thermales ; sulfatéese calcaires, chlorurées-potassiques.

Archena (Murcie). — Thermales; sulfureuses.

Arechavaleta (Guinazcoa), — Thermales; sulfureuses.

Arleïjy (Galice). — Chlorurées-sodiques.

Baños (Estrémadure). — Sulfureuses.

Buños (Léon).

Luxot (Alicante). — Thermales ; sulfatéescalcaires.

Caldas de Cuntis (Galice). — Thermales, sulfurées et chlorurées-sodiques.

Caldas de Monbuy (Catalogne).

Caldas de Oviedo (Asturies). — Thermales:

carbonatées-calcaires. ‘

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furées-sodiques.

Carballo (Galice). — Sulfureuses.

Carratraca ou Ardalés (Malaga). -— Thermales et sulfureuses.

Cestona (Guipuzcoa). — Thermales; chlorurées-sodiques.

Chiclana (Andalousie). — Thermales et sullureuses.

Esparraguera (Catalogne). sulfureuses.

Fitero (Navarre).

Thermales ; sul.

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{Il ya aussi Un vaste gisement de sel gemme à Cardona, en Catalogne; mais on ne l'utilise pas.

? On recherche le sel de San-Fernando (rade de Cadix), parce qu'il conserve à la morue une grande blancheur.

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ESPAGNE ET PORTUGAL

Fuencaliente (Nouvelle-Castille). — Thermales ; sulfatées-calcaires, chlorurées-sodiques, ferrugineuses, gazeuses.

Fuente-de-Piedra (Malaga).— Célèbres pour la guérison de la pierre.

Ledesma (Léon). — Thermales et sulfureuses.

Lugo (Léon). — Sulfureuses.

El Molar (Nouvelle-Castille). — Thermales ; chlorurées-sodiques et sulfureuses.

Molinar de Carranza (Biscaye). — Thermales ; chlorurées-sodiques.

Montemayor y Bejar (Léon). — Thermales el sulfureuses.

Mula (Murcie). — Acidules-carboniques.

Ontaneda y Aiceda. (Nieille-Castille). — Thermales sulfureuses.

Panticosa (Aragon). — Thermales; sulfuréessodiques ou sulfatées et chlorurées-sodiques.

Sacedon ou la Isabela (Nouvelle-Castille), -Thermales ; sulfatées-caleaires.

Trillo ou bains de Charle: IIT (Nouvelle- Castille). — Thermales gazeuses ; choruréessodiques, ferrugineuses ou sulfhydratéescalcaires.

$ 5. Productions végétales et animales ; géographie agricole. — L'agriculture espagnole, bien qu'elle ait fait quelques progrès réels dans ces dernières années, est encore très-arriérée et produit peu, parce qu'elle manque j.2: que entièrement de débouchés. Les productions de l'Espagne sont :

Le blé, cultivé dans la Galice, le Léon, les deux Castilles, ja Manche, l'Aragon, l'Estré-

idureet Andalousie. La Manche et les deux seraient ww centre considérable de production de blé, #M ÿ avait des voies de communication 2 s Le éormnerce pouvait exporter les grairs Vieilelastille cependant, grâce au canal de Castle, expédie 2m Angleterre, par Santander, 120,000 hecto litres de bon blé. L'Estrémadure, Andalousie du Nord et Murcie forment un second centre de grande production de blé, qui s’exporte par Sévitle Le seigle (Piscaye, Navarre, Catalogne, Galice ; — l'orge, qui sert à la nourriture du bétail (presque partout); — le maïs (partout, excepté sur le plateau et les montagnés); — le riz, récolté sur deux points, dans le royaume de Valence, aux environs de l'Albulera, et depuis quelques années dans le delta

Castiile

‘Ce canal est parallèle à ja Pisucrga ét sé fé nine prés de Réypose, à Candula ; de Candula à Santander, où l'on embarque le blé, il y a encore 75 Kilom. & traverser en pays dé montagnes et par une mauvaisé roule.

de l'Êbre ; — la pomme de terre (dans la Galice, où elle à été d'abord importée d'Amérique et d'où elle s’est répandue en Europe) ; — les haricots (Guipuzcoa et province de Santander) ; — les pois chiches (province de Jaen); — les châtaignes (Biscaye! et Galice). *

La soie. Le principal centre de ia production de la soie en Espagne est le royaume de Valence ; on la récolte aussi dans le royaume de Murcie®, dans l’Andalousie, dans les Alpujarres, dans la Castille et dans l’Aragon. — On récolte le colon dans la véga'de Motril5 ; le lin et le chanvre, dans la Galice, le Léon, les Asturies, les Provinces Basques, l'Aragon et les provinces de Valence et de Grenade.

On cultive la garance, à Peñafiel (dans le royaume de Léon) ; le safran, dans l'Aragonet la province d’Albacète, qui l’expédie à Valence, où il s’en fait un grand commerce ; la cochenille, à Malaga, à Velez-Malaga et à Motril; cette industrie a pris un tel essor, qu'on exporte déjà en Angleterre plus de 490,000 kilogrammes de cochenille brute, valant plusieurs millions.

L'huile d'olive. L'olivier abonde sur tout le littoral de la Méditerranée et donne d'excellents fruits ; mais, en général, l'huile est mal faite et mauvaise; cependant, les huiles d'Olesa, dans le Lampourdan, sont justement renommées.

On récolte le tabac, dans l'Andalousie ; l'anis, dans la province de Murcie ; la réglisse, sur les rives de l’Ébre (en Catalogne et en Aragon) et dans les provinces de Saint-Sébastien et de Séville. Le Nord de l'Espagne expédie beaucoup de bois de réglisse en France, et Séville fabrique en grand le jus de réglisse.

On cultive la canne à sucre sur le littoral du royaume de Grenade, et le palmier-dattier, à Elche, où il produit des dattes excellentes.

Le Sparte. — « On trouve sur la côte d'Esgagne, entre Alicante et Almeria, dans les iomagnes situées n jace de la mer, une planté filamenteuse, ie sparte, sorte de jonc servant de matière première à une industrie iiportante et très-ancienne, bien qu’elle puisse ètre considérée comme étant encore dans l’enfanee, par les progrés qui lui restent à faire. Cette lante est récoltée en toute saison, suivant les besoins, mais principalement dans les mois de mars ét d'avril et dans ceux d’août

! La Biscaye exporié besweong de châtaignes en Angleterre

La soie dé 22e provincé et surlout employée pour la broderié

* [est employs or

dans les manufactures de Barce-

et de septembre, et elle se reproduit chaque année sans culture.

« Une partie du Sparte récolté s’expédie en rame sur le littoral espagnol de la Méditerranée. Le reste sert à faire des filets, des tapis, des nattes, des paniers de toutes sortes et des cordages, qu'on expédie pour la France, l'Italie, l'Angleterre, la Hollande, le Portugal et les États-Unis.

« L'industrie de la sparterie n’occupe pas moins de 50,000 personnes entre Alicante et Almeria !. »

Les fruits sont partout abondants et trésbons. On cite les abricots de Tolède ; les figues

. de Valence et de l'Andalousie; les caroubes de Valence et de Séville ; les noisettes de Tortose et des Asturies; celles de ce dernier pays sont vendues surtout en Angleterre ; les amandes améres et les pistaches des Baléares ; les grenades, les limons, les citrons et les oranges de l’Andalousie. Les meilleures oranges de l'Espagne se récoltent à Tarifa ; là royaume de Valence en produit aussi de grandes quantités?. |

Viens — La vigne est l'objet d’une grande culture en Espagne; mais le plus souvent, elle est si mal cultivée et les procédés de fabrication du vin sont si mauvais, que les produits sont plus que médiocres. Les centres principaux de production du vin sont : au Nord, la Catalogne, l’Aragon, la Navarre et la Rioja; au Sud, le royaume de Valence, le royaume de Grenade et la Basse Andalousie. La Catalogne cultive la vigne en grand : dans le Lampourdan, sur tout le littoral et dans la province de Tarragone; elle fournit de bons vins ordinaires à toute l'Espagne et en vend à l’Amérique. Les vins d'Aragon sont forts, colorés et très-alcooliques ; ceux de la Navarre et de la Rioja sont abondants et communs. Dans l’Andalousie, les environs de Cadix (à Xérès, Rota et San-Lucar) produisent de 120 à 150,000 hectolitres de vins secs et de liqueur connus sous le nom de vins de Xérès, et dont les ? sont exportés en Angleterre. La province d'Huelva produit de 60 à 80,000 hectolitres de vins blancs très-légers. Dans le royaume de Grenade, on récolte les excellents vins de Malaga à Velez-Malaga ; mais la culture de la vigne à raisins secs s’y substitue à la culture de la vigne à vin. C'est à Velez-Malaga que l’on

* Annales du commerce extérieur.

# L'Andalousie cultive aussi Le bigaradier et exporte en Hollande beaucoup d'écorce d'orange et de bigarade pour la fabrication dü curaçao. — Une grande partie des oranges est exportée en France et en Angleturre.

prépare les plus beaux raisins secs, dont il se fait une grande exportation pour l'Angleterre et les États-Unis. Le royaume de Valence récolte de bons vins ordinaires à Alicante et à Benicarlo; mais on ne fait qu'en très-petite quantité le vin de liqueur appelé le fondillon ou vin d’Alicante, et cette production tend à disparaître. La culture de la vigne à raisins secs est très-importante à Denia. En résumé, l'Espagne produit d'excellents vins blancs secs, parmi lesquels ceux de Xérès tiennent le premier rang, surtout l’amontillado, et des vins de liqueur appelés le grenache d'Aragon, le rancio de Navarre, le tinto des environs d'Alicante, le pedro-Ximénés de la province de Malaga, le tintilla de Rota, le malvoisie de Xérès et le muscat de San-Lucar. — C'est en Catalogne et dans la province de Valence que l'on fabrique l’eau-de-vic.

Forêts. — L'Espagne est presque partout déboisée, excepté dans les montagnes des provinces de la région septentricnale. Les principales masses forestières se trouvent dans les Asturiest et dans la province de Santander, dont les forèts de chênes et de hêtres fournissent de beaux bois à la marine espagnole. Les montagnes de la Sierra Guadarrama contiennent aussi de grandes élendues hoisées. — Le liége est fourni par la Catalogne, l’Estrémadure et les provinces de Séville et.de Salamanque. La Catalogne exporte beaucoup de bouchons en France.

Animaux domestiques®. — Les bêtes à cornes sont assez nombreuses dans le Lampourdan, la Navarre, où les vaches sont bonnes laitières, les Asturies, où l’on fabrique en granddu beurre salé pour le sud de l'Espagne et l'ile de Cuba, la Galice (surtout dans la province de Lugo), le Vierzo (partie du royaume de Léon), grand centre de produrtion de beurre frais, la province de Guadalaxara, l'Estrémadure et l’Andalousie (surtout dans la province d'Almeria). — Les taureaux de combat sont élevés dans la Navarre, la province de Salamanque, la Manche, les provinces de Cadix et d’Albacète.

1 Les forèts de Liebana (Asturies) donnent d'excellents chènes à la marine espagnole, et la province de Soria lui fournit des pins.

* L'Espagne, selon la Direccion general de esladislica, possède:

670,000 chevaux, 1,000,000 mulets, 1,300,000 ânes, 5,000,000 bètes à cornes,

22,000,000 moutons, 4,400,000 chèvres, +,250,000 porcs, 5,000 chameaux.

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Les chevaux sont fournis par la Navarre, les Asturies, la Manche et par les provinces de Séville et de Cordoue ; la foire de Séville pour les chevaux est toujours très-imporianle.

La Galice possède une bonne race asine.

Les mulets et les mules sont élevés dans la province de Santander, la Navarre, les Asturies, la Galice, la Manche (Almagro et Ciudadleal) et la province de Jaen.

Les pores sont nombreux dans la Galice, qui fait un commerce de jambons renommés, dans la province de Salamanque et dans la province de Huelva.

Les moutons espagnols appartiennent à une race commune, élevée pour la boucherie, et à. la race mérine, que les Maures avaient fait parvenir au plus haut point de perfection, mais qui a dégénéré sensiblement et qui ne donne plus aujourd’hui d'aussi belles laines qu'autrefois ‘. On compte 14 millions de moutons de race commune et seulement 8 millions demérinos.

Les mérinos appartiennent à de grands propriétaires qui forment une société appelée la Mesta ; elle a ses priviléges et tout un ensemble de règlements qui forment un véritable code pastoral. Le centre de l'élevage de la race inérine est dans leroyaume de Léon et la Vieille- Castille; c'est là que résident les membres de la Mesta. Des usages anciens, remontant au moins au temps des Arabes et dérivant du climat et de la topographie de l'Espagne, ont établi, comme dans le Sud-Est de la France, la transhumance ou migration des moutons. Les mérinos ne vivent jamais à l'étable, ils sont toujours en plein air, changent de pâturages avec les saisons et vont chercher leur nourriture tantôt au Nord, tantôt au Sud. En hiver, Is paissent dans l’Estrémadure surtout, et aussi dans la Manche et dans les montagnes du royaume de Murcie ; en été, ils montent sur les parameras les plus élevées du Léon et des Asturies, et, dans la Vieille-Castille , sur celles de Sorta, de Cuenca, d'Albarracin et de la Guadarrama. Ces migrations ont valu aux imérinos le nom de moutons voyageurs (ovejas trashumantes), sous lequel ils sont exclusivenent connus en Espagne, le nom de mérinos ne s'employant presque jamais. C’est au printemps et en automne que les moutons voyagent, par troupeaux de dix mille têtes, con- REED PRE Een

‘Aussi l'exportation des laines, bien que comstiuant encore un des principaux articles du eommerce de l'Espagne, a-t-elle beaucoup diminué, él cette réduction a entrainé une diminution considétable des troupeaux.

ESPAGNE ET

duits par des bergers à cheval, armés et escortés de chiens vigoureux et d’une race particulière (perros de presa); chiens et bergers sont à demi sauvages et conslituent des types très-caractérisés. Chaque troupeau (cabaña) est commandé par un berger en chef (mayoral) qui a sous ses ordres cinquante bergers (pastores), ayant chacun à surveiller deuxcents moutons, et un chiev et uün fusil pour les défendre contre les loups. En vertu des priviléges de la Mesta, les froupeaux transhumants peuvent pâturer, moyennant le payement d'une rente minime, dans toutes les terres non closes. Partout où la Mesta a exercé ses priviléges, les troupeaux ont ravagé et déboisé le sol, ont rendu toute culture impossible et amené la ruine et la dépopu'ation du pays.

Géographie agricole. — Versant septentrional. — La Catalogne est divisée par le Llobrégat en deux parties, l'une orientale, l'autre occidentale. La partie située à l'Est du Llobrégat, bien que stérile et aride?, à été transformée par le travail opiniâtre des habitants en champs fertiles; les plaines et les vallées sont couvertes de vignes, d’oliviers, de chènesliëge et d'arbres à fruits, ou de beaux pâturages, surtout dans le Lampourdan, qui est une des plus riches contrées de l'Espagne. À l'Ouest du “lobrégat, jusqu'à la Sègre, le pays est une steppe montueuse, inculte et sauvage, sillonnée profondément par de nombreux petits cours d'eau. Les montagnes de Ja Catalogne sont généralement boisées et cou-

. vertes de chènes-verts, de chênes, de pins et

de sapins. —— L'Aragon est bien arrosé; son sol fertile produit partout le blé, l'orge, le maïs et le chanvre; et dans certaines parties, des fruits, du vin et des olives; mais l'agriculture manque de bras, de routes et de chemins. Les laines fines et longues del’ Aragon sont recherchées. — La Navarre est divisée, par une ligne allant d'Estella à Sanguessa, en deux parties, l'une au Nord, l’autre au Sud. La Navarre septentrionale est couverte de montagnes boisées, de chènes magnifiques ou de pâlurages ; la Navarre méridionale est très-fertile, mais mal cultivée ; elle produit du blé, du maïs et des vins communs, et on y élève des mulets, des chevaux et de bonnes vaches laitières. —- Les Provinces Basques sont habitées par une race laborieuse et agricole ; le Guipuzcoa et l’Alava sont fertiles; le sol de la Biscaye, au

{ Monrz Wukoun, Voyage en Espagne; extrait traduit dans le Moniteur universel, du 10 avril 1856.

* « La Catalogne, à l'exception des plaines d'Urgel et de Lérida, n'est qu'une masse de rochers déchires par destorrents. » (Narien, 1, 415),

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