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Les Espagnols

Pendant que les Portugais s’efforçaient d'arriver aux Indes par le Sud de l'Afrique, le génois Christophe Colomb cherchait une route nouvelle pour aller aux « Indes des Épices; » il voulait débarquer sur les côtes orientales de l'Asieet y aller tout droit, en traversant l'Atlantique. Aristote et Strabon, autorités alors toutes puissantes, croyaient que l’on pouvait aller de l'Europe aux Indes sous le même parallèle et en traversant l'Atla !: les zéographes arabes le croyaient à les cosmographes de ce temps en ét aincus; Tos- ‘anelli, célèbre H. encourageait Colomb à r «tie route.

Tous croyaient la 1 te qu’elle ne l'est réellement, et s'i it que l'Asie n'était qu'à 500 ou GU0 lieues à l'O. des Açores.

Après dix-huit ans de sollicitations auprés des rois de Portugal, d'Angleterre, de France et d’Espagne, Christophe Colomb trouva dans la reine de Castille, Isabelle, le protecteur dont il avait besoin, et il put enfin partir de Palos, en 1492, avec trois petits bâtiments, dont un seulétait ponté, etcent vingt personnes, pilotes, matelots, domestiques. La traversée de l’Atlantique dura soixante-dix jours; le 12 octobre 4492, on abordait à Guanahani, une des îles Lucayes, à laquelle Christophe Colomb donna le nom de San-Salvador?.

Dans ce premier voyage, Colomb découvrit les iles Lucayes, Cuba et Haïti ou Hispaniola. Il fit encore trois voyages ; le second, de 1493 à 1496; le troisième, de 1498 à 1500, pendant lequel il découvrit la Terre-Ferme et l'embouchure de l'Orénoque ; le quatrième, de 1502 à 1504. En résumé, Christophe Colomb a exploré la mer des Antilles et découvert les Lucayes, Cuba, Haïti, la Jamaïque, les Petites Antilles, la Trinité et les côtes de l'Amérique centrale (Terre-Ferme), depuis l’Orénoque et le golfe de Paria jusqu’à la côte des Mosquitos. En réalité, il trouva autre chose que ce qu'il cherchait; au lieu d'aborder sur les côtes orientales de l'Asie, il aborda en effet sur les côtes orientales d’un continent encore inconnu

geur français, qui explora les Grandes-Indes, de 1602 à 1610. IL publia, en 1611, une relation exacte etintéressante de ses voyages.

‘ « La Terre n'est pas seulement ronde, dit Aristote, mais pas trop grande, et la mer qui baigne le littoral en dehors des colonnes d'Hercule, baigne aussi les côtes voisines de l'Inde. »

* C'est aujourd'hui Cat-Island, on r'ile du Chat,

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