Voyages autour du monde et dan aie
Après la paix de Versailles (1783, : 18 XVI, jaloux de la gloire acquise à la marine anglaise par les découvertes du capitaine Cook, équipa une escadre destinée à résoudre les problèmes scientifiques que le marin anglais n’a- nat vait pu approfondir, et en donna le com- le te mandement à La Pérouse (1786). Ce voyage Rio eut peu de résultats pour la géographie de ) l'ile l'Océanie; tout le monde sait qu'il fut inter- les ! rompu par le naufrage de La Pérouse à Vani- vell koro (1788). En 1791, d'Entrecasteaux fut Rio envoyé à la recherche de La Pérouse; son blic voyage (1791-93) fut très-utile aux progrès D de la science par les nombreux et exacts re-
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quil comptait aussi un astronome, un peintre d'histoire 1] naturelle rt un dessinateur,
Dans ce second voyage, Cook fut accompagné par Jean Forster et son fils, George Forster, naturalistes allemands, qui ont publié de beaux travaux sur la géographie physique, l'histoire naturelle et l'ethnographie des pays parcourns.
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lèvements de côtes qu'il exéceuta à la Nouvelle-Calédonie, à l'archipel de la Louisiade, à la Terre de Van-Diémen et dans le Sud-Ouest de la Nouvelle-Hollande.
De 1798 à 1803, Flinders, navigateur anglais, et Bass, chirurgien de son vaisseau, découvrirent le détroit de Bass, qui sépare la Nouvelle-Hollande de la Terre de Van-Diémen, et explorèrent toutes les côtes méridionales et orientales de la Nouvelle-Hollande, ainsi que les côtes du détroit de Torrès et du golfe de Carpentarie et tout le littoral de la Terre de Van-Diément. — Les explorations de Flinders ont été continuées et achevées, de 1817 à 1822, par le capitaine King.
La géographie de l'Océanie a été complétée par les voyages de :
Baudin (1800-1802), commandant le Géographe et le Naturaliste, qui fit une reconnaissance détaillée des côtes N.-0. et S.-0. de la Nouvelle-Hollande ; il était accompagné par un naturaliste distingué, Péron.
Krusenstern (1803-1806). Ce navigateur russe explora le Japon, l'ile Tarrakaï, les Kouriles, le Kamtchatka, les côtes de la Mandchourie, et fit faire de grands progrès à la géographie physique et nautique de ces contrées; il visita aussi quelques archipels de l'Océanie.
Kotxebue, autre navigateur russe, qui fit deux voyages dans l'Océanie, de 1815 à 1817 et de 1825 à 1826. Dans le premier il visita aussi le détroit de Behring, les îles A.éoutiennes et le Kamtchatka.
Freycinet (1817-20), commandant l'Uranie et la Physicienne. Cette expédition, vraiment scientifique, s'occupa surtont de la détermination de la forme de la Terre dans l’hémisphère austral, de magnétisme, de météorologie, d'histoire naturelle ?, d'ethnographie et de philologie ; l’'hydrographie et la géographie ne furent qu'au second rang. L'expédition fit le tour du monde, en passant par Ténériffe, Rio de Janeiro, le cap de Bonne-Espérance, l'ile de France, la Nouvelle-Hollande, Timor, les Mariannes, les Sandwich, Sydney, la Nouvelle-Zélande, le cap Horn, les Malouines et Rio de Janeiro. De belles et importantes publications furent le résultat de ce voyage.
Duperrey (1822-25), commandant la Coquille. Gette expédition s'occupa d'hydrogra-
! Dans son dernier voyage (sur l'Investigator), Flinders fut accompagné par Brown, célèbre botaniste et auteur d'un excellent ouvrage sur la géographie de la Nouvelle-Hollande,
* Trois naturalistes, MM. Quoy, Gaymard et Gaudichaud, étaient attachés à l'expédition,
phie, dressa les cartes Ces iles Carolines et des iles Pomotou, et fit d'importantes observations d'histoire naturelle, de magnétisme et de météorologie, releva de nombreuses longitudes et étudia les courants du Grand.océan.
Dumont d'Urville (1826-29), commandant l’Astrolabe, qui fit l'exploration hydrographique de la Nouvelle-Zélande, des iles Viti, de l'archipel du Saint-Esprit, des îles Loyalty, de la Nouvelle-Bretagne, du détroit de Dampier, du littoral septentrional de la Nouvelle- Guinée etde l'ile Vanikoro, où La Pérouse avait fait naufrage et où l’on retrouva de nombreux débris de ses bâtiments. En même temps qu’on relevait douze mille lieues de. côtes, MM. Quoy, Gaymard et Lesson,. naturalistes, faisaient de précieuses collections d'histoire naturelle et de nombreux dessins; on faisait desobservations magnétiques, météorologiques et astronomiques ; on étudiait la température de la mer; l'ethnographie et les langues des indigènes de l'Océanie étaient l'objet des soins les plus intelligents, et on formait une nombreuse collection de bustes en plâtre, moulés sur naturet, — Dans son second voyage (1837-40), Dumont d'Urville fit l'exploration hydrographique des îles Marquises, de Taiti, des iles Hamoa, Salomon, Carolines, Pelew, de la Nouvelle-Guinée, de la Louisiade, des îles de la Sonde, de Bornéo, de la Nouvelle- Zélande et du détroit de Torrès.
Il faut encore citer les voyages de :
Mœrenhout (1828-34), qui a étudié la géographie et l’ethnograhie de toute la Polynésie,
Vaillant (1856-57), commandant la Bonite,
Dupetil-Thouars (1857-39), commandant la Vénus,
Mallat (1846), dont la publication sur les iles Philippines a fait connaître de la manière la plus satisfaisante cette possession espagnole.
L'intérieur de la Nouvelle-Hollande (Australie des Anglais) a été exploré par un grand nombre de voyageurs dont les principaux sont :
Le gouverneur Macquarie (1815) et Oxley (1817-18), qui les premiers traversérent les montagnes Bleues et découvrirent les terres fertiles arrosées par les nombreuses rivières qui prennent leurs sources sur le versant occidental de ces montagnes,
Le capitaine Sturt (1829), qui découvrit le
1 Cette collection se trouve au Museum d'histoire naturelle,
Darling et le Murray, et qui, plus tard (1844- AG), s’avançait d’Adélaïsle à 1600 kilomètres au Nord de cette ville st commençait l'exploration des régions désertes qui sont au centre de l'Australie, .
Le major Mitchell (1851-57), qui a parcouru les bassins du Lachlan, du Murrumbidji, du Darling et du Murray,
Eyre (1841), qui a découvert le lac Torrens, dont le bassin a été exploré depuis par Babbage, Goyder (1856) et Freeling,
Leichhardt (4845), qui alla de Brisbane (à l'E.) à Victoria (au N.), en général parallèlement et à quelque distance du littoral, :
‘ Gregory (1846 et 1852) et Austin (1854), qui ont exploré l'Australie occidentale,
Le capitaine Cadell (1854), qui explora la rivière Mürray, qu’il remonta en bateau à vapeur pendant 3000 kilom.,
Gregory et Baines (1855-56), qui visitèrent l'Australie septentrionale, les rivières Victoria et Sturt-Creek et le golfe de Carpentarie,
‘ Burke (1860-61), qui, accompagné de Wils, Gray et King, traversa toute l'Australie, de Melbourne au golfe de Carpentarie, et constata qu'ilexistait, au milieu dupe alternative de steppes herbacées, de marais et de déserts arides et pierreux, une voie praticable pour aller du Sud au Nord (à l’exceptiun de King, tous ces intrépides explorateurs succombèrent pendant ce long et dur voyage),
Mac Douall Stuart, qui a fait trois voyages pour la traversée de l'Australie, en 1860, 1861 et 1862. Dans le premier, il alla d’Adélaïde au mont Stuart; dans le second, il se rendit d'Adélaïde aux plaines de Sturt, au S.-0. du golfe de Carpentarie, où.il trouva des plaines arides et des jungles impénétrables; dans le troisième, après une marche de 8000 kilom., au milieu de plaines arides et de jungles composées d’arbustes épineux, il arriva d'Adélaide à l'embouchure de la rivière Adélaïde, qui se jette sur la côte N. de l'Australie, en ide de l'île Melville.