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Paris à Lille, par Péronne, Cambrai et Douai

8. Paris à Lille, par Senlis, Compiègne, Ham, Saint-Qrientin, Cambrai et Douai.

9. Paris à Valenciennes, par la route précédente jusqu’à Cambrai, et de Cambrai à Valenciennes par Bouchain, — se prolongeant d’un côté sur Gand, par Condé, et de l’autre sur Mons et Bruxelles.

10, Paris à Valenciennes, par Soissons, Laon, Narle, Guise, Landrecies et le Quesnoy.

11. Paris à Maubeuge, par la route n° 10 jusqu’à Marle, et depuis Marle, par Vervins et Avesnes, se prolongeant jusqu’à Mons.

12, Paris à Givet, par la route n° 10 jusqu'à Marle, et depuis Marle par Rocroi, se prolongeant sur Namur.

Le réseau du chemin de fer du Nord aboutit à six points de cette frontière : Dunkerque, Calais, Boulogne, sur la mer; Lille, Valenciennes et Maubeuge, du côté de la Belgique.

Les invasions qui ont été faites dans la première section de la frontière du Nord, sont : celle de 1708 à 1719, arrêtée par.une guerre de sièges et repoussée par la victoire de Denain ; — celle de 1792-94, arrêtée aussi par une guerre de siéges et repoussée par les victoires de Hondschoote, de Wattignies et de Fleurus; — enfin, celles de 4844 et de

Toute cette frontière, composée de l’Artois, de la Flandre, du Cambrésis et du Hainaut, a

* Les places fortes sont en italique.

été formée par les acquisitions de Louis XIV, savoir :

La plus grande partie de 1a province, en 1659.

Aire et Saint-Omer, en 1678.

Dunkerque, en 1662.

Gravelines , Bourbourg , Saint-Venant, en 1659.

Douai, Lille, Armentières,

Bergues, en 1668.

Bailleul, Cassel, en 1678.

Saint-Amand, Mortagne-sur-

| l’Escaut, en 1713.

Le Cambrésis, en 16178.

Landrecies, le Quesnoy, Avesnes, Philippeville, Mariembourg, en 14659.

avai, Maubeuge, Condé, Valenciennes, Bouchain, en 1678.

Dans l'Artois. ..

Dans la Flandre

Dans le Hainaut B

2° Section. — Entre la Meuse et la Moselle.

La ligne de la Meuse est d'une défense difficile, malgré les places de Givet, de Mézières, de Sedan et de Verdun, parce que partout la rivière est dominée par des hauteurs. En arrière, les défilés de l’Argonne sont susceptibles d’une bonne défense ; mais on a vu que la trouée de la Sambre faisait tomber cette barrière. À l'E. de la Meuse, entre Givet et Sedan, la forêt des Ardennes, impraticable aux opérations d’une armée, ferme complétement la frontière. Mais, entre Sedan et la Moselle, le seul boulevard est la ligne du Chiers. Quoique profonde, d’une défense facile et couverte par Montmédy et Longwy, cette rivière ne forme pas une barrière suffisante. En occupant Luxembourg, en 1684, Louis XIV avait donné à la seconde section de la frontière du Nord son vrai houlevard ; malheureusement, il n'a pu le garder.

Deux routes principales et une ligne ferrée conduisent de Paris à cette frontière. Les routes sont celles de :

13. Paris à Mézières et à Sedan, par Soissons, Laon et Rocroi, se prolongeant sur Liége et Cologne.

44. Paris à Longwy, par Meaux et Châtean- Thierry (ou Meaux et Montmirail), Chälons, Valmy, Sainte-Menehould, le défilé des Islettes et Verdun, se prolongeant sur Luxembourg et Coblentz.

Le chemin de fer qui se dirige sur cette partie de la frontière est la ligne de Paris à Mézières, par Reims, avec bifureation de Mézières à

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