partie ières, res à
Vireux et Givet d'un côté, et de Mézières à Sedan, Montmédy et Longwy de l’autre.
Les Prussiens ont deux fois envahi cette partie de la France: en 1792, quand ils vinrent se faire battre à Valmy, et en 1814.
Sauf la Champagne, la seconde section de la frontière du Nord a été acquise par Louis XIV. On lui doit en effet :
Givet, réuni en 1678, au traité de Niméëgue;
: Charlemont, en 1699, au traité de Lille ;
Revin et Fumay, en 1679;
Carignan et Montmédy, en 1659, au traité des Pyrénées ;
Longwy, en 1678, au traité de Nimègue ;
Verdun, en 1648, au traité de Westphalie.
3° Secrion.— Entre la Moselle et Le Rhin. La ligne de la Moselle est défendue par Thionville, Metz et Toul; mais jusqu'aux Vosges, le pays est ouvert sur une étendue de plus de 80 kilom. et coupé par la Sarre. Quand cet intervalle était couvert par Sarrelouis, que Louis XIV et Vauban avaient élevé, le danger était moindre, d'autant que Metz, le grand arsenal de cette section, restait en deuxième ligne ; mais depuis qu’en 1815 Sarrelouis a élé onlevé à la France et donné à la Prusse, la frontière a été disloquée et ouverte ; Metz est devenu place de première ligne et les Vosges sont tournées. L’ennemi peut entrer en Champagne par Nancy, Toul et Vitry, sans que les places de Bitche, de Marsal, de Toul et de Vitry puissent arrêter sa marche.
Le massif des Vosges, défendu par Bitche et Phalsbourg, et la ligne de la Lauter avec les petites places de Wissembourg et de Lauterbourg, conduisent fusqu’au Rhin. Là encore la frontière a été ouverte, en 4815, par l’enlèvement de Landau, qui met Strasbourg à découvert,
Le chemin de fer de l'Est, par ses embranchements sur Metz et Thionville et sur Forbach, el deux routes principales relient cette frontière à Paris. Les routes sont celles de :
15. Paris à Metz, se composant de la route n° 14 jusqu'à Verdun, puis allant de Verdun à Metz. Cette route se prolonge : par Thionville sur Luxembourg ; par Teterschen sur Sarrelouis; par Forbach sur Sarrebrück, ct conduit à Mayence, par Sarrelouis ou par Sarrebrück,
16. Paris à Sarreguemines et à Bitche, par Coulommiers, Vitry, Toul, Nancy et Marsal.
On doit à Louis XIV l'acquisition de :
Thionville, en 1659, au traité des Pyrénées ;
Metz et Toul, en 164N, au traité de Westphalie ;
Sierck, Sarrebourg et Phalsbourg, en 1661, au traité de Vincennes;
Sarrelouis, en 1697, au traité de Ryswyck ;
L'Alsace, en 1648, à la paix de Westphalie ;
Landau, en 1714, à la paix de Rastadt.
On doit au cardinal Fleury l'acquisition de la Lorraine en 1738, à la paix de Vienne.
De toutes les frontières de la France, la plus importante est sans contredit celle du Nord, et principalement la première section. La frontière française et le pays adjacent , la Belgique, ont été en effet le théâtre des guerres où se sont décidés, de 1214 à 1815, les intérêts de la France et de l'Europe. C’est là où se sont livrées les grandes batailles de Bouvines, Courtrai, Mons-en-Puelle, Crécy, Azincourt, Saint- Quentin, Rocroi, Lens, les Dunes, Senef, les deux batailles de Cassel, celles de Steinkerque et de Leuze, les deux batailles de Nerwinde, les trois batailles de Fleurus, celles de Ramillies, d'Oudenarde, de Malplaquet, Denain, Fontenoy, Rocoux, Laufeld, Jemmapes, Hondschoote, Wattignies, Turcoing, Waterloo. Sur nulle autre partie de nos frontières, l’histoire ne présente trente grandes batailles comme celles que nous avons livrées dans les bassins de l’Escaut et de la Meuse.
Les pays adjacents à la France, depuis la mer du Nord jusqu’au Rhin, sont :
La Belgique entre la mer du Nord et Lonwgy,
Le Luxembourg hollandais, entre Longwy et la Moselle,
La Prusse, entre la Moselle et la Blies,
La Bavière, entre la Blies et le Rhin.
La Belgique, depuis 1830, couvre de sa neutralité la partie la plus faible de notre frontière du Nord, notamment la trouée de la Sambre.
Sur ce point, les effets des traités de 1815 ont été en partie annulés. Cependant l'état de choses actuel sur notre frontière du Nord et sur celle du Nord-Est ne vaut pas ce qui existait avant 1789, et les bouleversements territoriaux amenés par la Révolution ont fini par tourner au désavantage de la France, non-seuleinent par les pertes qu'elle a supportées, mais surtout par suite des changements survenus dans son voisinage.
En eflet, avant 1792, la France était ad-
Jjacente aux Pays-Bas autrichiens, séparés du
reste de la monarchie autrichienne, à l'é-.
vèché de Liège, aux duchés de Clèves et de duliers, fragments détachés du royaume de Prüsse, aux électorats ecclésiastiques de Trèves, de Cologne et de Mayence, au duché de Deux-
mn
ue
Ponts, au Palatinat, au imargraviat de Bade et à la Souabe autrichienne,
La France aujourd’hui a pour voisins : le royaume de Belgique, et sur ce point elle à peu perdu. Les changements principaux et réellement désavantageux sont dans la suppression de ces petits états de Liége, de Trèves, de Cologne, de Mayence, de Deux-Ponts, du Palatinat, du margraviat de Bade, membres de l'empire d'Allemagne, états presque indépendants et pouvant contracter des alliances avec les puissances étrangères à l'Empire, conséquemment s’alliant souvent avec la France. Actuellement, ces territoires font partie de la confédération Germanique, corps plus homogène, mieux constitué que l'ancien empire d'Allemagne et placé sous l'influence malveillante de l'Autriche et de la Prusse. De plus, Luxembourg, autrefois isolé dans les Pays-Bas autrichiens, est actuellement une forteresse fédérale allemande, et la Prusse est adjacente à la France par les deux provinces qu’elle possède sur le Rhin, provinces couvertes de grandes et nombreuses places fortes élevées contre nous.
Sur la frontière de l'Est, l’état de choses antérieur à 1789 a été également modifié.
Ainsi, du côté de Bade et du haut Danube, l'Autriche a perdu ses importantes possessions en Souabe, qui ont passé au grand-duché de Bade et au Wurtemberg; mais l'avantage qui pouvait en résulter pour nous a été compensé par le fait de l’incorporation de ces deux états dans la confédération Germanique.
Du côté de la Suisse, la confédération Helvétique n’a plus avec la France les relations étroites qui existaient entre elle et les anciens Cantons suisses.
Du côté de l'Italie, l'acquisition de la Savoie et du comté de Nice a donné les Alpes pour limite à la France, qui sur ce point a une frontière naturelle excellente, Quant à l'Italie, l’organisation que lui avaient donnée les traités de 1815 a été entièrement changée, et son unité établie, L'alliance ou lhostilité du royaume d'Italie. est évidemment beaucoup plus importante que ne l'était autrefois l’amitié ou l'hostilité du roi de Piémont.
Au Sud, sur les Pyrénées, rien n'a été changé; l'alliance avec l'Espagne, si utilement fondée par Louis XIV, subsiste toujours, et, quand nous savons rester en paix avec ce pays, couvre absolument toute cette frontière,
2° Frontière de l'Est. — La frontière de VEst s'étend du confluent de la Lauter dans le Rhin à la Méditerranée. Elle se divise naturellement en trois sections :
La frontière du Rhin ou d'Allemagne, La frontière du Jura ou de Suisse, La frontière des Alpes ou d'Italie.
1. Frontière du Rhin. La limite de la France, depuis Lauterbourg jusqu'à Huningue, est tracée par le thalwegdu Rhin, fleuve large, couvert d'îles boisées et d’un passage difficile. C'est une excellente frontière, bien défendue par le Rhin, par Lauterbourg, Strasbourg, Brisach et Fort-Mortier ; en seconde ligne, par l'Ill et par Schelestadt et Altkirch ; en arrière, enfin, par les Vosges, montagnes boisées, traversées par des défilés difficiles et défendues par Phalsbourg. Mais tous ces avantages sont annulés par la perte de Sarrelouis, qui tourne les Vosges ; par la perte de Landau et la fondation de Gemersheim, qui tournent le Rhin et découvrent Strasbourg, aujourd’hui insuffisamment protégé par Wissembourg et Haguenau ; enfin, par la démolition d'Huningue, qui facilite le passage du Rhin au S. de l'Alsace et ouvre la route de Bâle à Paris, dont on signalera l'importance tout à l'heure.
Trois routes et deux chemins de fer mettent en communication la frontière du Rhin avec Paris.
Les routes sont celles de :
17. Paris à Strasbourg par Metz, se compusant jusqu'à Metz de la route n° 15, et allant de Metz sur Strasbourg par Marsal, Sarrebourg et Phalsbourg.
18. De Paris à Strasbourg, par Coulommiers, Vüry-le-François, Saint-Dizier, Toul, Naney, et de Nancy sur Phalsbourg par Marsal et Sarrebourg, ou par Lunéville et Sarreboury.
19. De Paris à Bâle par Charenton, NogentsurSeine, Pont-le-Roi, Troyes, Bar-sur-Aube!, Chaumont, Langres, Port-sur-Saône, Vesoul, Béfort, Valdieu,'Altkirch, Huningue et Bâle.
Les chemins de fer sont ceux de Paris à Strasbourg et de Paris à Mulhouse.
Les invasions principales qui ont eu lieu sur cette frontière sont : celle de 1674, pendant laquelle Turenne repoussa si glorieusemont les Impériaux qui avaient envahi PAIsace, et celle de 1793, à la suite de laquelk: les Prussiens et les Autrichiens furent vaincus à la bataille de Geisberg et repoussés, par Hoche et Pichegru, de la Lauter sous Mayence.
L'Alsace a été réunie à la France,en 1648, par la paix de Westphalie, mais Strasbourg n'a
Ou par Pont-le-Roi, Méry, Arcis-sur-Aube et Bursur-Aube,
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