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DISTRIBUTION GÉNÉRALE DES TERRES OCÉANIENNES

-™- Grande» divisions de i'O-

céanlc. - Les îles répandues dans l'océan Pacifique sont en si grand nombre qu'on les considère comme une cinquième partie du monde, l'Océanie.

Les plus vastes sont situées à Y Ouest, dans le voisinage de l'Asie; en avançant vers l'Est, elles diminuent à la fois en nombre et en étendue.

De là deux grandes divisions dans l'Océanie; l'une, YOcéanie continentale, constituée par l'Australie dontl'étendue égale presque celle de l'Europe; l'autre, YOcéanie insulaire, composée des îles innombrables disséminées autour de l'Australie, et presque toutes situées dans la zone torride.

~n~ L/archipel Malais.— L'Océanie continentale est reliée à l'Asie par l'orchipel Malais.

Cet archipel se compose lui-même de deux parties dislictes :

1° Les Philippines, les grandes lies de la Sonde et Bornéo ne sont qu'une suite du Japon et des îles Liou-Kiou, et forment la lisière du relief sous-marin de l'Asie.

2° Célêbes, les Moluqves, les petites Iles de la Sonde, isolées des précédentes par

un canal très profond qui marque à l'Est la limite de la terrasse sous marine dont est bordée l'Asie, sont des terres purement océaniennes.

A pari celte différence, que rien ne révèle extérieurement, les Iles de l'archipel malais forment an tout, et ce tout esl le trait d'union entre l'Asie et l'Australie*. vw^ Ilordtire Iii«.m1«Iim> «loi' Australie. — Les mers qui bordent la côte orientale de l'Australie sont des mers profondes.de véritables Mr.litei 1 anees t . - 1 niées par un rSSSaul de terres emei.

au delà desquelles seulement commence le véritable Océan.

orment la ceinture orien-

l. L'Auilrali

. l'Australie, comme le Japon et la majeure partie de la Malaisie forment celle de l'Asie.

Ils renferment les plus grandes lies de l'O- , iles montagneuses, pleines de cimes nques, reliées à l'archipel Malais dont elles rappellent les dispositions de détail. I a s'appuient, aux deux extrémités surdeux terres considérables, la Nouvelle- Guinée et la Nouvelle-Zélande.

Entre les deux, s'échelonnent l'archipel de la Nouvelle-Bretagne, les Louisiades, les lies Balomon, l'archipel Santa Cruz (Sainte- Croix), les Nouvelles-Hébrides, la Nouvelle- !>nie; c'est ce que l'on appelle la Méla-

v~* I/Occnnie insulaire. — Au

delà <le cette hordure commence l'Océanie insulaire proprement dite, répartie en trois groupes distincts, mais également remarquables par un caractère commun :

l'extrême petitesse des iles.

Le premier groupe, dirigé vers l'Est à partir de l'archipel Malais, comprend les îles Pelew, les Mariannes, et les Carolines; c'est ce qu'on appelle d'ordinaire la Micronésie, à cause de l'extrême pelitesse de ces îles.

Le groupe du milieu, dirigé du Nord au Sud, est composé des iles Marshall, Gilbert et Fidji.

Dans le troisième, orienté au Sud-Est, sont : les îles Samoa ou des Navigateurs, l'archipel Tonga, le grand archipel clairsemé de Cook, les îles de la Société ou Taiti, l'archipel Toubouai et les îles Marquises. Au Nord de ce dernier groupe, les îles Christmas, Malden, Walker, etc., forment les Sporades océaniques, perdues dans l'immensité du Pacifique ; et, plus au Nord encore, le massif volcanique important des iles Sandwich est situé sur la même faille volcanique que les îles Revillayigedo cl les cratères mexicains.

Toutes ces lies forment ce qu'on appelle la Polynésie.

vw^ I>e travail de» coraux. — I ne bonne partie des iles de l'Océanie doivenl leur origine au travail des polypes qui pro luisent le corail. Les polypes, ces •' /'liseurs de mondes, » ne construisent leurs coraux que dans les mers de la zone le. Aussi ne sont-ils nulle part plus nombreux et plus actifs que dans l'océan Pacifique, qui présente sous cette zone un développement bien plus considérable que l'Atlantique el L'océan Indien.

Partout ou le fond de la mer n'est pas

h plus de 50 nu très au-dessous de la surface,

animaux microscopiques commencent

constructions. Le sol sous-marin

; Boumis a un mouvement de lent

ment, leurs édifices atteignent

I sur la ci été du mur qu'ils ont

truit, qu'il Boit longil udinal, ou cir-

omme dans les atolls, Qg. 90)

débri qui émergent

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OCEAN1E

de terre végétale sur laquelle germent les graines de plantes apportées par le vent. Le cocotier dont les racines s'accommodent de l'eau salée y apparaît le premier, ses débris augmentent l'épaisseur de la terre, ses feuilles et ses racines attirent et reçoivent les eaux douces, et l'île devient habitable pour les oiseaux et pour les hommes. Les grandes iles de corail du Pacifique sont au nombre de 290, et leur superficie totale dépasse 50 000 kilomètres carrés. Quant aux petites, elles sont innombrables, et l'on n'a même pas essayé de les compter.

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