Gaucho de la 10. Falagoi
Plata.
La découverte de l'Amérique.
L'Atlantis des anciens. — Dès l'antiquité la plus reculée, on avait eu le soupçon qu'en naviguant à l'Ouest, au sortir des colonnes d'Hercule (détroit de Gibraltar), on devait trouver une terre baignée, elle aussi, par l'Atlantique, et cette terre inconnue, mais devinée, on la nommait YAtlantis. Solon en avait emprunté la tradition aux prêtres égyptiens, et il est possible qu'au moment de la prospérité commerciale des Phéniciens et des Carthaginois, quelqu'un de leurs navires ait été entraîné par les courants vers les rivages américains.
Quelques savants estiment au contraire qu'il y a eu à l'époque préhistorique un groupe de terres situées entre l'Europe et l'Amérique, et disparues depuis. D'autres.il est vrai, pensent, enfin que l'Alantis serait tout simplement la Berbérie actuelle.
Les Normands en Amérique. — Pour le moyen âge, les relations de l'Europe avec l'Amérique ne peuvent faire de doute.
L'Islande, découverte par les Normands (Norvégiens) au neuvième siècle, devint, dès le dixième, le point de départ de nombreux voyages vers l'Ouest et le Sud-Ouest.
En l'an 1000 florissait déjà une colonie chrétienne sur les côtes du Groenland. De là les Normands se répandirent sur les rivages américains de l'Atlantique, qui appartiennent au jourd'hui au Dominion du Canada ou aux États de la Nouvelle-Angleterre.
Ils y ont laissé des traces matérielles nombreuses : on a trouvé notamment près du Potomac (carte p. 213) le tombeau d'une Islandaise,dont l'inscription portait la date de 1051.
Peut-être, du côté occidental, les Chinois aussi ont-ils abordé en Amérique.
Christophe Colomb — Les précurseurs de Christophe Colomb n'enlèvent rien à la gloire de ce grand homme, car son voyage n'en reste pas moins le véritable point de départ des relations entre les deux mondes. Comme Vasco de Gama, comme tous les grands navigateurs du quinzième siècle qui cherchaient la route des Indes, c'est darts l'espoir d'aborder aux Indes que Colomb se dirigea vers VOiiest.
Né vers le milieu du XVe siècle, il avait déjà navigué dans l'Atlantique, depuis l'Islande jusqu'à la Guinée, lorsque l'étude de Ptolémée* le convainquit qu'en allant à l'Ouest on rencontrerait forcément, sur la surface sphérique de