LOUIS XIV
N"" 1, Jrai^é de WestphaliCy signé à Munster ^ m 1648, a'oec Vempereur d' Allemagm ^ après la guerre de 50 ans.
^°La France est confirmée dans la possession des trois évêchés de Metz , Toul , Verdun , de leurs districts, et spécialement de Moyenvic.
2° L'Autriche cède à la France : le laqdgraviat de haute et basse Alsace et du Sundgau ; la préfecture des À villes im^ périales, savoir : Haguenau, Schelestadt, Golmar, Wisenbnrg, Landau, Oberenheim, Rosheim, Munster, Kaisers, Turinghaim (Turckeim).
5** Elle obtient le droit de mettre garnison à Philipsbourg sur le Rhin.
4^ Elle obtient Pignerol en Italie*
5^ La France rend ; Vle^ quatre villes forestières, Rheinfeld, Seckingen , LaufTenburg , Waltshut ; 2® tout ce qu'elle a conquis à la droite du Rhin, c'est-A-dire , le Brisgau, la forêt Noire et l'Ortenau.
N® 2. Traité des Pyrénées signé avec l'Espagne , en ^659.
La France obtient : V en Artùis. «*** Les villes el bailliages d'Arras , de Hesdin , de Bapaume, de Lens , de Thérouanne, de Pas et Lilers. L'Espagne garde les bailliages d'Aire et de Saint-Oqier.
2® En Flandre. — Gravelines ( avec lés forts Philîppes , l'Écluse et Hannuin), Bourbourgetsa châtellenie, et Saint-Venant.
5® Dans le Hainaut.—hes villes et bailliages de Landrecîes, du Quesnoy , d'Avesnes, dePhilîppeville et deMarîembourg.
4"* Dans le Luxembourg. — Les villes et prévôtés de Thionville , Montmédy , Damvillers , Ivoy, de Chavancy-le-Château et le poste de Marville.
S"" L'Espagne nous restitue Rocroi et le Gatelet.
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6° a Les monts Pyrénées, qui avaient anciennement divisé les Gaules des Espagnes^ seront aussi dorénavant la division des deux mêmes royaumes. » En conséquence l'Espagne cède au roi de France les comtés et vigueries de Roussillon , de Gonflans et la Cerdagne française (i).
7® La France restitue :
V Dans les Pays-Bas, Ypres , Oudenarde , Dixmude , Fur-
nes, Menin et Gomine.
2"" En Italie , Yalenza et Mortere.
5° En Franche-Gomté , les places occupées.
4° En Espagne, Roses, Sau-d'Urgel, Ripol, Puicerda. 8** La France rend la Lorraine, à l'exception de Moyenvîc, du duché de Bar, du comté de Glermont, des prévôtés de Stenay, Dunet Jamets, qui demeurent incorporés à la couronne.
N*" 5. Traité d' Aix-la-Chapelle, signé avec V Espagne en 4668, après la guerre de Brabant.
Louis XIV reste saisi des villes, bailliages et chatellenies de Gharleroi, Binch, Atti, Douai, Tournai, Oudenarde, Lille, Armentiëres , Gourtray, Bergues, Furnes, situés dans la Flandre et le Hainaut.
N* 4. Traité de Nimègue, signé en 4678, après la guerre de
Hollande.
4** Avec V Espagne. — 4"* Louis XIV rend à l'Espagne les villes , places et chatellenies de Gharleroi , Binch , Ath , Oudenarde, Gourtrai, cédées en 4668.
2° Gondé reste à la France , quoique étant situé dans la châtellenie d'Ath .
5° Louis XIV reste saisi de la Franche-Gomté.
4° La France conserve, en Flandre, Valenciennes , Bouchain, Gambrai et le Gambrésis, Ypres et sa châtellenie, War-
(i) L*£8pagne conserva toute la partie de la Cerdagne située au delà des Pyrénées.
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wick et Warneton sur la Lys, Poperinghen , Bailleul, Gassel , Bayai, Maubeuge et leurs dépendances.
h" L'Espagne cède encore Dinant dans les Pays-Bas.
6° La France obtient en Artois , les vHles et bailliages d'Aire et de Saint- Orner.
2. Avec l'empereur et le duc de Lorraine. — 4° La France conserve le droit de mettre garnison dans Philipsbourg.
2° Elle acquiert les ville et citadelle de Fribourg.
S*" Le passage du Rhin de Brisach à Fribourg.
4° Nancy et sa banlieue sont réunies à la couronne.
5"" Louis XIV obtient quatre routes en Lorraine, de Saint-Dizier à Nancy, de Nancy en Alsace, de Nancy à Vesoul, de Nancy à Metz. Ces chemins auront une demi-lieue de largeur , et tous les lieux, bourgs et villages compris dans iceux appartiendront au roi de France.
6° Louis XIV obtient la ville et prévôté de Longwy.
T" Toul est cédé au duc de Lorraine en échange de Nancy.
N*" S. Des réunions opérées par les Chambres dites de
réunion.
Les diverses provinces et villes que les traités précédents cédaient à la France^ étaient données « avec leurs dépendances. )) Dans un ordre de choses régulier, le terme eût été clair; mais dans le régime féodal , auquel étaient encore soumis tous ces pays, le mot dépendances devenait tellement élastique qu'il était possible de lui faire dire tout ce qu'on voulait. Désireux de donner à son royaume une limite redoutable, Louis XIV résolut de prendre un certain nombre de villes et de pays , lesquels pouvaient être considérés comme des dépendances des provinces précédemment cédées. En 4679, Louis XIV créa, dans les parlements de Metz, de Brisach et de Besançon, des chambres dites de réunion, qui furent chargées de rechercher quels étaient les fiefs, villes ou terres, qui relevaient ou avaient relevé de la Franche-Comté, de l'Alsace, des Trois-Évéchés et de la Flandre. Le droit eût exigé que des commissaires impériaux et espagnols eussent pris part aux décisions des cham-
W , GÉOGEAPHIB HISTO&IQUE
breg» Louis XIY, asatit de toute sa puissance, agit seul) et ses parlements enlevèrent suocessitement et malgré les reinon«' trances de l'Empire)
Les villes de Saarbttick, \
— Saarwerden, f >
— Palkenberg. à l'électeur de Trêves.
— Germersheim , /
— Waldentz , à rétectetir p&Iatb.
j-k Deux-Ponis , au roi de Suède.
-^ Lauterbourg, à Tévêque de Spire.
— Montbéliard, au duc de Wurtemberg.
— Strasbourg, ville libre.
GOurtrai/Dixmude et Luxembourg , aui Pays-^Bas lespégDbls ^
et utle multitude de villes, boUrgs, villages et terres dans les provinces du Luxembourg , de Namur , le HainflUt , la Flart^ dre, le Brabaiit, la banlieue d'entre Sambf e et Meuse, la terfe de Thy, la mairie de Saint-Gérard, dont la liste occupe 40 co^ lonnes du Corpus dipîomatidUfn (i), c*est-â-dire , presque toutes ces provinces.
Yauban complétant Tœuvre des parlements, et la pensée de Louis XIV", « faisait de Lille, Metz et Strasbourg les trois centres de défense du royaume ; il bâtissait Huningue et Béfort pour tenir Baie en respfect et couvrir l'éntirèe dU toyàUme ; Landau, pour rendre Philîpsbourg inutile et défetidre l'entrée de TAlsace par le nord ; Phaisbourg, pour fermer les défilés des Vosges ; Saarlouis, pour couvrir Tintervalle entre les Vosges et la Moselle (2), »
L*Europe s'effraya, reclama, puis fut obligée de signer la iréve de 20 ans à Ratisbonne, en 4684. L'Empire cédait pour 20 ans, Strasbourg et le fort de Ëehl, plus toutes les réunion^ prononcées par les chambres jtisqu'au 4** août 4684 , c'est-àdire, tout ce que nous avons Cité plus haut. L'Espagne cédait aussi pour 20 ans, les villes et prévôtés de Luxembourg, de fieaumont, de Bouvines et de Chimay.
(i) Tom. YII, 2"" part., p. 415-9. Toyez surtout le Recueil des arrêts des trois chambres royales de réunion, imprimé à la suite du recaeU des traités de paix, par Léonard, t. Vt.
(a) LavoUéé, ttUt. des Franç.i t. m, p. 1S9.
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W 6. Traité de Ryswicky conclu en 1697, npriê la gnenre
de la ligue d'Àugsbourg.
i"* Traité de Turin avec le duc de Saroiô.— La France cède Pignerol, dont les fortifications seront rasées. Lat'rance rendra à l'Espagne toutes les acquisitions faites par les chambres de réunion, sauf quatre-vingt-deux villes, bourgs et villages dont les principaux sont : Chièvres, Ànthoin, Fontenoy, Givet, etqiiisont importants pour couvrir la frontière du côté des Pays-Bas (i).
2"* Avec V Espagne. — La France rend Luxembourg, le comté de Chimay à l'Espagne ; Binant à l'évéque de Liège ; Charlemont, Mons, Courtray.
5° Avec V Empire, — La France rend les pays et villes réunis par les chambres dites de réunion et cédés par la trêve de Ratisbonne.
La France acquiert Strasbourg, et cède en échange Keht , Fribourg, Vieux-Brisach (a) et Philipsbourg.
4° Avec la lorraine. — Louis XIV rend Nancy, Bitche et Hombourg au duc de Lorraine j it renonce aux quatre che- • mins cédés par la paix de Nimègue. Louis XIV garde Sarrelouis avec un district d'une demi-lieue, ainsi que ia ville et la préfecture de Long^y ; et il aura en tout temps, ainsi que ses troupes, le libre passage par les terres du duc de Lorraine;
N^ 7. Des traiiéi de partage de la mmarchie eepagnolet
Le but permanent de la politique de Louis XIV avait été l'affaiblissement de l'Espagne. Le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse , et les clauses du traité des Pyrénées relatives à la renonciation de cette princesse, avaient été, dans la pensée de Mazarin, un moyen de faire obtenir un jour la totalité de la succession espagnole à la France. Le testament de Charles II en faveur du duc d'Anjou réalisa enfin la pensée de Mazarin.
Mais avant que ce testament n'ait été fait , et pendant les
(i) Voyez Dumont, p. 419, t. VII, 2* partie.
(a) Ce fut aprèi la restitution du Vieux-Brisach que Louis xrv fit bâtir, en 1 699 y le nouveau ou Neuf-Brisach.
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longues intrigues diplomatiques qui précédèrent la mort de Charles II , Louis XIV signa deux traités de partage de la monarchie espagnole, par lesquels la France devait obtenir diverses provinces importantes. Le premier traité fut signé à la Haye en 4698 : le Dauphin obtenait le Gùipuscoa , qui complétait la limite des Pyrénées occidentales; le marquisat de Final, en Italie , qui couvrait les limites du Var ; enfin , le royaume de Naples et les présides de Toscane (i). La mort du duc de Bavière , qui était l'une des parties co-partageantes, amena un second traité qui fut signé à Londres eii 4700. Le Dauphin devait avoir le Gùipuscoa, le marquisat de Final, le royaume des Deux Siciles, les présides de Toscane, et de plus le duché de Lorraine (2). Ces traités conclus entre la France, l'Angleterre et la Hollande , assuraient à la France d'impor* tants accroissements. On sait quelles sont les hautes considérations politiques qui décidèrent Louis XIV à accepter le testa- , ment de Charles II, et a faire ainsi passer. la totalité de la succession espagnole à un prince français , sans que la France augmentât son territoire.
N** 8. Traités d^Vtrecht et de Rastadt, signés en 4745 et en 4 74 4 avec l'Europe , après la guerre de la succession d'Espagne.
4 •* Avec la Prusse. — Le roi de Prusse, héritier par sa mère de la maison d'Orange , renonce à tous droits sur la principauté d'Orange , qui est réunie à la couronne de France.
2° Avec la Savoie. — La France rend la Savoie et le comté de Nice, conquis pendant la guerre; elle cède tout ce qui est (i k l'eau pendante » des Alpes du côté du Piémont, savoir, la vallée de Pragelas, les forts d'Fxilles, de Fenestrelles , les vallées d'Oulx , de Sezane , de Bardonache , de Château-Dau-
(i) L'archiduc Charles devait avoir le duché de Milan; le reste de la suc- ' cession était donné au duc de Bavière , lequel, Charles II par un premier testament, reconnaissait pour son héritier universel.
(a) Le duc de Lorraine devait avoir le Milansds, et Tarchiduc Charles le reste des possessions espagnoles.
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phin. La Savoie cède à la France tout ce qui est « à l'eau pendante » des Alpes du côté du Dauphiné , c'est-à-dire la vallée de Barcelonnette et dépendances.
5® jévea la Hollande. — Jja France garde Saint-Âmant et Mortagne, et rend Tournai,. Menin, Anthoin, Ypres, Sixmude.
4® Avec l'Angleterre. — Louis XIV fera raser toutes les fortifications de la ville de Dunkèrque , combler le port , ruiner les écluses qui servent au nettoiement dudit port, le tout à ses dépens , et dans le terme de cinq mois après la paix conclue.
b^ Traité de Rastadt, signé en \T\A avec V empereur et V Empire. — Le roi de Suède , duc de Deux -Ponts, cède Landau et ses dépendances à la France, et l'empereur garantit cette cession.
Le traité de Ryswick est renouvelé ; la France , en conséquence, rend : Vieux-Brisach avec dépendances , Fribourg , le fort de Kehl et le château de Bitche.