CRÉATION
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DATE
BÉRÉDITÉ.
xi«siè<\copQt.
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Albret y seigneurie.
Aumale , comté
Auvergne , Dauphiné
Auxonne» duché.
Beaugency» seigneurie
Charolais , comté
dermont en Beauvaisis , comté.
Donzi » baronnie
Ëtampes, baronnie
Fezenzaguet , vicomte
Foix , comté
Joigf^y, comté
JoinviUe, seigneurie
Montluçon , comté
Pardiae , comté
Rode«, comté
Saint-Pol , comté
Sancerre , comté
Sedan, principauté
Fiefs de date incertaine.
Albigeois j comté
Agénoi^ , comté
Béziers , vicomte
Fenouillèdes , comté
Gévaudan, comté. \ relevant des comtes 4e Toulouse dès
Lauraguais , comté i le xu^ siècle.
Lodève, vicomte
Saint^illes, comté
Termenois , comté
Yelay, comté
La plus
ancienne
connue.
lOOA
124 eÉOGBAPHIE HISTORIQUE
§ 2. DEPUIS HUGUES CAPET JUSOU'â LOUIS VI, 996-^408.
^ . Nous avons présenté dans le chapitre qui précède Tétat de la France à Tavénement des Capétiens; nous savons quelles sont leurs possessions, nous savons aussi quels sont les fiefs qui couvrent le sol français : il faut yoir.maintenant comment et quand ils furent réunis au domaine royal. Mais avant, il est nécessaire de dire un mot sur la politique de nos premiers rois capétiens , car il semble que cette famille se soit proposé pour but , dès son origine , la reconstruction de l'unité de la Gaule. Une sous les Romains, la Gaule avait été morcelée par la conquête germanique , et par l'établissement de nombreux royaumes, d'alleux et de fiefs plus nombreux encore. En vain les Mérovingiens avaient lutté contre le morcellement territorial , contre l'autorité des possesseurs de terres ; en vain ils avaient essayé de vaincre l'aristocratie germanique , de rétablir l'unité du sol et du pouvoir. Les Mérovingiens avaient succombé , vaincus par l'aristocratie neustrienne et par ses alliés les leudes d'Âustrasie. Les Carlovingiens , bien qu'ils aient d'abord été les chefs de l'aristocratie, furent à peine devenus rois, qu'ils reprirent l'œuvre interrompue des Mérovingiens, qu'ils essayèrent de recx)nstituer l'unité de la France en soumettant l'aristocratie a l'autorité royale. Les Carlovingiens échouèrent comme leurs prédécesseurs. L'Église, elle-même, livrée à l'anarchie , abandonnait la défense du principe de l'unité. Enfin la féodalité triompha à l'assemblée de Quierzy (877), et compléta sa victoire en élisant en 987 pour roi, un seigneur féodal en place de ce dernier Carlovîngien , que rendaient redoutable les traditions de sa glorieuse famille.
Mais pendant que le monde se donnait à Tanarchie et que les malheurs qui l'accompagnent se multipliaient, l'excès du mal amena le remède. L'Église, et son appui ordinaire le roi de France, reprenaient enfin l'œuvre trois fois interrompue de Rome. De toutes parts la polyarchie fut attaquée; chaque nation essaya de se reconstituer autour d'un centre d'attraction \
DE LA FBÀNGE. 125
la papauté fit les plus grands efforts pour rétablir l'unité du monde chrétien. Les grands hommes qui font rentrer FEurope dans cette voie sont le Français Gerbert , devenu papa sous le nom de Sylvestre II ; Rildebrand , Italien , mais élevé à Gluny , et qui fut Fimniortel Grégoire VII; Tabbé de Saint-Denis, Suger, ministre et régent de France. Le mouvement qui entraine l'Europe vers ce nouvel avenir d'unité est français , et c'est surtout en ce sens qu'il est vrai de dire que la France continue Rome. Cependant l'œuvre que s'imposaient les Capétiens était immense. En effet, il fallait détruire ces principautés souveraines et le pouvoir de leurs maîtres ; il fallait faire cesser les guerres privées, et faire triompher le droit; il fallait constituer l'unité du pouvoir , de l'administration , du territoire , des raeçs et de la langue, afin de rendre possible , dans l'avenir, l'établissement d'un gouvernement basé sur l'égalité et la liberté, qui impliquent l'ordre et Tunité.
Nous ne voulons qu'indiquer le rôle de la royauté française dans ce grand travail d'organisation ; notre but n'est pas de faire son histoire complète, mais seulement de raconter par quelle série d'efforts les Capétiens ont formé l'unité du territoire de la France.
2. Pays réunis à la couronne de 996 à 4408. Après la mort de son oncle Henri le Grand , le roi Robert réunit le duché de Bourgogne à la couronne (4002); mais en 4045 le duché de Bourgogne fut apanage à Henri , 2^ fils de Robert. — Le roi Robert réunit aussi à la couronne le comté de Dreux. En 4 055 le comté de Sens est réuni à la couronne par Henri V^, après la mort du comte Renaud II.
En 4082, Philippe P^ réunit à la couronne le comté du Vexin , après que le comte Simon se fut retiré dans un monastère.
En 4400, Eudes-Herpin , vicomte de Bourges, vend son fief à Philippe I", qui le réunit au domaine royal, et acquiert ainsi la suzeraineté immédiate de la seigneurie de Bourbon , vassale du vicomte de Bourges.