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Changements survenus dans les fiefs pendant cette épo

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q%i€. En 4042, le comté de Joîgny est démembré du comté de Sens, et devient plus tard vassal de la Champagne.

En 4045, les comtés d^Auxerre et de Neverssont réunis par le mariage d'Ermengarde, héritière du comté d'Auxerre, avec Rainard , comte de Nevers,

En 4 04 9 , la Champagne passe à la maison de Blois , qui devint alors l'une des plus puissantes de France, possédant te Blaisois, la Beauce^ la Touraine, la Champagne et la Brie.

En 4045, la maison de Blois cède la Touraine aux^ Plantagenêts, ducs d'Anjou.

Depuis 4052 , lé duché de Gascogne est réuni à celui d'Aquitaine.

Vers 4089, le comté de Tonnerre est réuni au comté de Nevers et d'Auxerre.

En 4 4 04, la seigneurie de Joinville est séparée du comté de Joigny.

S 5. sous LOUIS Ti (4408-4457).

On sait que Louis VI et son ministre Suger furent les premiers qui donnèrent à la royauté le caractère de pouvoir public et d'au- , torité protectrice des intérêts généraux du pays, ainsi que des intérêts privés froissés parla tyrannie des seigneurs, etqui transformèrent ainsi le roi, jusqu'alors seigneur féodal couronné, en un magistrat suprême dont la puissance fut reconnue par tous. La royauté chercha à acquérir l'autorité morale avant l'autorité matérielle ; elle devait ainsi agir, puisqu'elle entreprehait de substituer son pouvoir basé sur le droit à celui des seigneurs basé sur la force Accepté comme chef réel de la féodalité, le roi devint dès lors le centre de la nation, centre absorbant qui attira à lui les fiefs et fonda l'unité territoriale, et qui détruisit en même temps tous les pouvoirs locaux, et fonda l'unité politique.

Pays réunis à la couronne y de 1 108 à 1 157. Louîô VI réunit plusieurs fiefs au domaine royal .

En 4442, le comté de Corbeil fut cédé au roi par Hugues du Puiset.

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En 4^148, le comté de Moiitlhérvest réuni au dômàuie.

En -1457, le duché d'Aquitaine ou de Guyenne passa à la maison des Capétiens par le mariage de Louis, flis de Louis Vt, a?ec Ëléoûore , héritière de ce duché. Le duché de Guyenne eomprenait (i), V le comté de Poitou, auquel ëtaietit unis, depuis 4 050, les comtés de Bordeaux et d'Agen; jt tfe comté di Limoges; S"* la suzeraineté du duché de Gascogne ^ de la Saintonge, du comté d'Angouléme; 4'' la sueeraineté contestée par les comtes de Toulouse sur plusieurs Oefs situés danë l'ailcienne première Aquitaine, entre autres l'Auvergne. Louis VII en réunissant, par son avéUemeht au trône , ces possessions au domaine, t*endait le roi le plus puissant seigneur de la France, réunissait dès l'origine le nord et le midi du royaume , et acquérait une puissance telle, que la marche de la royauté devenait facile, ayant pour elle le droit , et la force pour le sanctioii- ' ner. Le successeur de Louis YI brisera cependant l'œuvre de son père.

Apanages. Nous parlerons plus loin du but des apanages; nous nous contentons, pour le motnent, de mentionner qu'en 445â le conité de Dreux fut apanage à Robert le Grand, troisième fils de Louis VI, lequel devint le chef de la puissatite maison de Dreut.

Changements survmus dans les fiefs pendant cette époque. £q 4440, après la mort du comte Hélie, le Maine est réuni aux possessions des Plantagenets, ducs d'Anjou.

S 4. BOUS LOUIS vn (a) (4457-4485).

4 . A l'avènement de Louis VII, trois familles principales se partagent la France : les Capétiens, les Plantagenets, les comtes de Toulouse. Ceux-ci dominent sur les peuples de la langue d'oc ; fiers de leur civilisation déjà avancée, les comtes de Toulouse semblent plus occupés de la développer que de la répan-

(i) Hist. da Languedoc, par dom Taissette, t. II, p. 424. (a}yoy. Iacarten°l2.

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dre, et ils ne pensent pas à soumettre à leurs lois toute la France. Nous savons quels sont les projets des Capétiens. Comme eux, les Plantagenets veulent conquérir toute la France; ils veulent aussi fonder l'unité française, et leur puissance est grande. Les Plantagenets possèdent TAnjou, le Maine et la Touraine ; ils ont succédé aux ducs normands , en Normandie et en Angleterre ; la Bretagne est leur vassale comme ducs de Normandie ; ils ont à leur service le génie entreprenant et fertile en ressources de leurs sujets normands. Le roi de France trouve en eux un ennemi si redoutable, que le résultat de la lutte est encore incertain. La France s^absorbera-t-^Ile dans la nationalité normande, ou soumettra-t-elle cette rivale? Louis VII, maître de l'Aquitaine par son mariage avec Éléonore, était déjà faible. Son divorce lui fit perdre tout ce duché, et le mariage d'Éléonore avec Henri Plantagenet donna à son rival une telle puissance, que tout sembla perdu. Les dissensions de Henri ef de ses fils, ses luttes avec le clergé d'Angleterre l'empêchèrent de tirer parti de la faiblesse de son adversaire. Nous verrons comment Philippe- Auguste parvint à vaincre la puissance anglo-normande, et à faipe triompher la nationalité française.

2. Accroissements du domaine royal. C'est à peine si nous osons parler ainsi après avoir dit que Louis VU perdit le duché d'Aquitaine. Cependant nous avons à mentionner quelques acquisitions, bien faibles compensations de tant de provinces perdues pour longtemps.

En 4 4 80, Louis VU maria son fils Philippe-Auguste à Isabelle, fille du comte de Flandre, laquelle lui donna en dot les comtés d'Artois et de Hesdin qui furent réunis à la couronne, en 4491 , à la mort d'Isabelle.

3. Changements survenus dans les fiefs. Le duché de Guyenne est passé, en 4 4 52, aux Plantagenets, ainsi que nous l'avons dit.

En 4440, le comté de Fezenzac est réuni à l'Armagnac. En 4452, le comté de Sancerre passe à un prince de la maison de Blpis.

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