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Itinéraires sur terre

1". — lis sonl beaucoup plus difficiles à établir que sur mer.

Le procédé usuel est de compter les pas, plus exactement (Vqw déterminer le nombre au moyen d'un podo/iiètre. C'est un levier L maintenu par un ressort R et alourdi à son extrémité; l'instrument a la forme d'une montre cj,u'o« accroche dans son gousset, bien appli-

co.\sr/ncr:o\ des caiites

Fig. 165

quée sur le corps. A chaiiiie oscillation verticale du corps, cest-àdire à cha(|iie pas, le levier desceiul, puis remonte; il actionne un coni[)leur ordinaire à rocltct par l'intermédiaire du ressort /•. Dans le système représenté, on compte, non les pas, mais les distances. Pour cela on commence par régler l'appareil à son pas moyen sur une route étalonnée, au moyen de rexcentri(|uelC(|ui limite lacourhc du levier L à chacjue oscillation, [)ar suite détermine l'avancement de la roue à rochct et la marche du compteur.

Une graduation G en longueurs ^ ' de pas iacilite le réglage.

Le cadran de l'appareil est alors gradué en kilomètres.

Les manuels pour explorateurs conseillent tie porter trois podomètres et de prentire la moyenne des indications! C'est dire qu'il ne faut pas s'y fier. Les quelques essais que j'ai en'eclués ne m'ont

pas enthousiasmé sur la valeur de l'appareil. Je le décris parce que son principe est intéressant [rôle de l'incr/h') et qu'il peut servir comme compteur de tours ou d'oscillations dans nomhre d'expériences de physique.

Je parle de longueur moyenne du pas. J'avoufe ne pas bien comprgnilre le sens de cette moyenne en terrain varié, ce qui est l'ordinaire, un itinéraire étant inutile sur une route nationale. Que peut être la longueur moyenne du pas dans une forêt vierge et, pour ne rien exagérer, dans la brousse quand les herbes sont hautes?

Si l'exploration se fait par voie d'eau, on détermine la vitesse moyenne de l'embarcation; pour plus précise, cette mesure est encore bien vague. Suffisante si l'on descend la rivière, elle devient quasi vaine quand on la remonte. Pour ma part, remontant le ÎS'iger, parti de Bamako pour Kouroussa, je devais arriver en trois jours : j'en mis dix, probablement parce que je ne sus pas réveiller suffisamment mes laptots. Pourtant Dieu sait ce qu'ils me coûtèrent en noix de kola! Nous échouions régulièrement toutes les demi-heures, probaljlement quand ça leur plaisait.

:?". — L'estimation de l'azimut se fait avec une boussole. Le manuel de l'exploration que j'ai sous les yeux, déclare qu'on estimera la direction sur la rose des vents, c'est-à-dire en runibs. Pourquoi diable ne pas l'estimer en degrés?

Le lecteur saura donc que le cercle est, pour les vents, divisé en 32 parties valant chacune 11° 15', ou^ en 64 valant, par suite, y 37'. Partant du nord, allant vers l'ouest, on trouve les aires de vent (§ 91) :

GÉOGRAPHIE MA T II E il A TIQIE

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