Conclusion
Je n'irai pas plus loin dans cette étude. C'en est assez pour montrer l£t nature du problème cosmogonique et son peu d'intérêt philosophique, étant par essence absolument indéterminé. 11 n'aurait d'importance que si l'on pouvait en tirer une contradiction avec la
loi de Newtou ou les lois de la Mécanique; ce qui est impossible, puisque précisément nous voulons expliquer les phénomènes à l'aide de ces lois : nos prémisses étant indéterminées, nous les choisissons de manière que ces lois soient toujours satisfaites.
A coup d'hypothèses particulières, nous construisons un vague schéma de notre sj-stème planétaire. Croire que les choses se sont passées d'une manière analogue à celle que nous élaborons, est un pauvre résultat pour beaucoup d'elïorts et de raisonnements.
Bien des gens feraient mieux d'apprendre ce qu'est une ascension droite ou une déclinaison, que de se gargariser avec ce problème, qui ne présente de difficulté que son indétermination : il fait la joie des philosophes. Que Laplace leur consacre quelques pages d'un ouvrage de vulgarisation, passe encore! Leur véritable importance est celle d'un petit jeu à l'usage des spécialistes de la gravitation.
Mais en France la Mécanique est enseignée par une telle collection d'imbéciles que la hiérai'chie des problèmes est entièrement faussée !